Test de jeu / PS3 / Mindjack

- publié le 21 février 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :21/10/2010
- Développeur :Feelplus
- Distributeur :Square Enix
- Genre :FPS
- Nb de joueurs :1 à 6Online :Oui
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Campagne hors-ligne
- Page 2 : Mode en ligne, Verdict
Célèbre pour ses RPG, Square Enix nous apporte un nouveau titre développé par feelplus : Mindjack. Au programme de cet « Action RPG », scènes de combat et piratage d’esprit vous attendent - toujours épaulé par un(e) acolyte. Reste à savoir ce que vaut ce titre sachant que le concept n’est pas révolutionnaire (surtout face à Demon’s Souls ou encore Fear 3). Efforçons-nous de rester objectifs…Premières impressionsMindjack n’avait pas fait beaucoup de bruit durant son développement et, ayant reçu le jeu tardivement, nous savions déjà ce qu’en pensaient nos confrères de la presse vidéoludique : en somme, un jeu pas terrible… Toutefois, nous souhaitions tester le jeu afin de savoir quoi en penser et vous apporter une vision aussi objective que possible.
Une fois le jeu en main, c’est donc avec une curiosité certaine que nous avons inséré la galette dans le lecteur de notre PS3. Le premier point positif n’a pas tardé à se révéler : aucune installation n’est nécessaire. La partie peut donc commencer immédiatement, ce qui devient malheureusement rare sur PS3. Tout juste vous proposera-t-on de faire une mise à jour de 8Mo (rapide). Cela dit, le jeu fonctionne sans, et l’on peut très bien jouer hors ligne sans.

Notre partie démarre par la campagne. Le jargon du jeu s’avère un peu déroutant mais le tutoriel de prise en main nous vient en aide. On découvre alors le « Wanderer » : une technologie qui semble flotter dans l’air telle une âme perdue. Vous pouvez l’utiliser afin de pirater l’esprit des ennemis agonisants (qui rejoignent alors vos rangs), prendre le contrôle des citoyens, du héros (Jimbo), de son acolyte ou encore de machines. Graphiquement, les premières impressions ne sont tout de même pas terribles, limite mauvaises. De plus, en mode Wanderer, les voix anglaises sont affublées d’un filtre qui les rend difficilement compréhensibles – même pour des habitués des VO. Sur un téléviseur HD, tout va bien avec les sous-titres mais sur un SD, c’est difficilement lisible. N’oublions pas que la PS3 est toujours livrée avec un câble péritel et que bien des joueurs s’en servent ainsi !
Une fois le tutoriel effectué et digéré (comptez 5 minutes), ce qui n’est pas forcément naturel avec le jargon du jeu, vous vous retrouvez rapidement dans le feu de l’action avec un scénario faiblard. Ainsi, vous entrez dans une gare pour prendre en filature Rebecca Weiss. Sans que l’on sache vraiment pourquoi, les tirs commencent à fuser et vous devez vous frayer à deux un chemin vers la sortie. Plus tard dans l’aventure, votre frère d’armes Lelo viendra vous épauler à la place de Becky, afin de toujours avoir le contrôle d’au moins deux personnages – ce qui permet d’éviter le game over en se soignant. Toutefois, vous n’aurez pas l’occasion d’être plus nombreux.Dans le détailAu fur et à mesure de votre avancement dans le jeu, vous passez de scène en scène puis de niveau en niveau. Quelques cinématiques ponctuent ces transitions avec quelques dialogues. Ceux entendus au travers de l’oreillette de notre héros souffrent comme en mode Wanderer d’un filtre nuisant à la compréhension.

Durant votre cheminement, vous aurez accès à un arsenal limité à deux armes à la fois plus deux grenades à fragmentation ou une grenade flash. A chaque scène vous débutez avec une seule arme (un pistolet) mais vous trouverez rapidement une arme ou deux au sol, des grenades et des munitions (parfois même des réserves inépuisables). Sinon, il vous faudra récupérer celles de vos victimes. Ainsi, vous aurez accès à deux types de pistolets, deux fusils d’assaut, un fusil à pompe, un fusil sniper, un lance-grenades et un lance-roquettes – sans oublier lesdites grenades flash et à fragmentation. Ce n’est pas énorme mais certaines armes se trouvent parfois dans une variante « rouge » qui semble vaguement plus puissante.
Un des premiers gros défauts qui saute aux yeux concerne la caméra : même si nous nous y sommes habitués, elle nous a tout d’abord semblé excessivement lente alors qu’elle n’est pas réglable. Pire : malgré la mise à jour, vous vous voyez toujours en vue à la troisième personne… avec votre personnage rivé à gauche. Même si le jeu prévoit la transition de côté automatique et la transparence du personnage si besoin, cela ne fonctionne pas parfaitement et se limite principalement aux phases à couvert. Lorsque vous avancez à un croisement avec des ennemis sur votre droite, c’est franchement gênant si vous souhaitez jeter un coup d’œil furtif.

L’impossibilité de pouvoir s’accroupir ou s’allonger sans être à couvert vous gênera probablement, d’autant que les touches directionnelles du pad, inexploitées, aura pu servir ici à bon escient. Nous aurions aimé pouvoir au moins nous déplacer librement sur les cartes. En effet, l’environnement non-destructible au demeurant est très balisé. En pratique, il est donc impossible de tomber dans le vide, de descendre de certaines rampes un peu tôt ou de sauter par-dessus les rambardes qui ne sont pas prévues à cet effet. Ces défauts se manifestent aussi en mode Wanderer : même si l’on est plus libre, on est souvent bloqué par une rambarde ou un objet du décor.
Concernant le design des environnements et des personnages, l’ensemble est sympathique mais sans réelle valeur ajoutée : en effet, ce n’est ni très varié ni spécialement innovant. On en a rapidement fait le tour et une impression de déjà-vu règne. Cela vaut aussi pour la musique : sympa au début, elle peut se révéler redondante après quelques heures de jeu. Les personnages ne sont pas vilains mais un peu figés – au point que nous nous sommes demandé si leurs lèvres étaient animées.
Précisons enfin que la copie de la sauvegarde est autorisée.Pas si RPG que çaDurant votre progression, vous parcourrez donc une douzaine de niveaux découpés en scènes. Chaque scène englobe au moins un combat, plus généralement deux ou trois avec de nombreux ennemis. Chaque lancement de combat est bien signalé, comme dans un Final Fantasy. Naturellement, sa fin l’est aussi. Malheureusement, la fin d’un combat entraîne le retour du Wanderer dans l’esprit de Jim. En somme, si vous contrôliez un ennemi ou un citoyen piraté, vous en perdez le contrôle et reprenez les rênes du héros, Jim. Le truc embêtant, c’est que tous les ennemis piratés meurent aussitôt alors qu’ils auraient très bien pu vous suivre jusqu’au prochain combat. Quant aux citoyens, ils restent sur place. Voilà pour l’action.

Pour le RPG, feelplus a injecté un système de points d’expérience. Ainsi, chaque combat vous rapporte des points d’expérience et vous montez progressivement de niveau. Petit à petit, vous débloquerez ainsi des modes de difficulté et des plug-ins. Toutefois, pour en changer, il vous faudra revenir au menu principal, ce qui vous est proposé après chaque scène ou fin de partie. Le passage de niveaux ne semble pas quant à lui entraîner un gain de points de vie ou de compétences quelconques.
Bref, l’aspect RPG de Mindjack reste très limité. D’autant plus que tout le jeu est très linéaire : dès le début de chaque scène, l’objectif vous est indiqué et il vous suffit d’avancer. La plupart du temps, il n’y a même pas de chemins multiples ou de vrai cul-de-sac !
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