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Test de jeu / PS3 / Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

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The Beauty and The Beast, plus que des boss« War has changed » Snake le dit et le répète mais il ne savait pas à quel point. Les fans de Metal Gear Solid gardent bien sûr en mémoire les boss d’anthologies du premier épisode. Psycho Mantis, Vulcan Raven, Sniper Wolf etc… Ceux des épisodes suivant ont plutôt suscité des avis divers, notamment ceux du 3 qui s’enchaînaient sans réel impact sur l’histoire. Ici, même sans être directement au centre de l’opposition entre Liquid Ocelot et Solid Snake ou proche de la problématique des Patriotes, nous sentons un réel effort pour leur donner de la consistance. Il ne s’agit pas seulement de leur histoire plutôt perturbante mais de leur implication dans le déroulement du jeu. Chacun d’eux dispose d’une place non négligeable tout au long de l’aventure. Ce n’est pas pour rien si d’autres développeurs considèrent les boss de la saga comme étant des exemples à suivre.

Pour en venir aux affrontements, ils sont tous très différents dans leur approche, offrant chacun des expériences très différentes. Généralement stressant, les combats favorisent toujours l’utilisation de méthodes bien spécifiques pour s’en tirer vivant. Relativement longs, ils mettront vos nerfs à rude épreuve.

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Techniquement, le passage à la Next Gen se fait ressentir de forte et belle manière que ce soit au niveau de l’image ou du son. A ce titre, les effets de lumière, d’explosion et autres se révèlent tout à fait spectaculaires. Snake souffre le martyr à tel point qu’il est parfois possible de se demander comment il arrive encore à se relever. Il faut souligner l’aspect humain de Solid Snake qui a visiblement été particulièrement soigné. Le clone de Big Boss se retrouve, à plusieurs reprises projeté à plusieurs mètres du sol pour s’écraser ensuite lourdement sur le sol (surtout à cause de la maladresse d’un certain rédacteur). Plus que le choc, c’est le poids de Snake qui se montre criant de vérité, à croire que ce personnage pourtant composé de jolis polygones est en fait constitué de chair et de sang ! Bref, pour toutes ces raisons, les boss resteront gravés dans vos mémoires, peut-être pas plus que les autres mais assez pour vous donner l’envie de les affronter dans tous les modes de difficulté proposés.

J’exclue volontairement les boss liés vraiment à l’histoire : ils se placent dans une autre catégorie qu’on ne peut aborder en dehors du scénario dont nous allons bientôt parler.Metal Gear World TourMGS1 prenait place exclusivement à Shadow Moses en Alaska, MGS2 a eu lieu en majorité dans la Big Shell. Pour cet épisode final, nous faisons le tour du monde. Hideo Kojima et son équipe ont dû en faire des kilomètres pour s’imprégner des endroits foulés par Solid Snake. Le moins que l’on puisse dire est que ça n’aura pas été vain : les changements d’atmosphère se font à merveille et à chaque déplacement, on en prend plein les yeux. Pourtant, même si le scénario nous empêche de laisser notre esprit divaguer, il est probable que certains regrettent, après coup, cet aspect « catalogue ». Les trois premiers épisodes proposaient chacun à leur manière de faire des allers-retours entre deux points du terrain de jeu proposé. On se souviendra sans trop de mal des cartes pass de MGS 1 réagissant à des températures différentes. Il était alors facile de se sentir happé dans un gigantesque tourbillon d’événements concentré sur une seule et unique scène (impressionnante maîtrise scénaristique quand on y pense).

Metal Gear Solid 4 propose une toute autre approche en dispersant les lieux de l’action. Le scénario prenant une ampleur beaucoup plus mondiale, il pouvait difficilement en être autrement. La conséquence de ce changement est assez visible après 10 à 15 heures de jeu. Le déroulement de MGS 4 devient forcément plus conventionnel que les autres car malgré le nombre de surprises assez conséquent, le départ imminent vers une autre zone se fait sentir facilement. Le schéma « cinématique-mission-cinématique-mission » est très flagrant. Heureusement, les moments de jeu ne sont pas aussi prévisibles, et vous aurez toujours droit à des rebondissements de haute volée ainsi qu’à des affrontements clés non téléphonés. Ouf ! Ajoutons aussi que les phases de gameplay se diversifient au gré de la progression, constituant ainsi un mélange rafraîchissant. Du très bon travail.

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Les cinématiques dont nous parlions plus haut sont de grande qualité. Hideo Kojima, qui n’avait pourtant plus rien à prouver sur ce point a, une fois encore, fait des merveilles. Nous connaissions le talent du génie pour la réalisation des scènes d’action mais nous connaissions moins bien l’étendue de son talent pour les moments plus intimistes et profonds. L’attachement que nous avons pu développer pour les principaux protagonistes de la série fait le reste du travail pour nous plonger au plus près des sentiments et des émotions qui font ici, plus que jamais, partie du casting. Le doublage et le travail sur le son sont absolument fantastiques. Alors, oui, une demi-heure, une heure de cinématique maximum, c’est très limite mais comment s’en plaindre sincèrement quand elle révèle des éléments importants de l’histoire ? A ce titre, MGS 4 reste certainement l’un des seuls jeux qui pourra vous couper complètement de la réalité alentour. (On mange ! Non pas maintenant !)

Les personnages, plus beaux que jamais, en particulier les personnages féminins qui gagnent en classe et en prestance, ne sont jamais apparus aussi humains. Ils ne restent pas immobiles face à face, ils vivent et laissent libre cours à leurs occupations ce qui augmente leur crédibilité. Il m’est arrivé de lâcher la manette pendant certaines cinématiques mais je l’ai amèrement regretté car elles sont toutes ou presque interactives. Pendant de courts moments, le symbole croix apparaît dans le coin supérieur droit de l’écran, la gâchette L1 également. Personnages récurrents, évènements important de la série, clin d’œil, ces touches vous serviront à vous en souvenir sans mal. Rassurez-vous, il est possible d’appuyer sur start pour faire une pause pendant une cut scene.



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Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

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