
Medal of Honor Airborne
publié le 5 décembre 2007- Etat : Disponible
- Développeur :EA Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Guerre
- Genre :FPS / Doom Like
- Nb de joueurs :1 à 8OnlineOuiVisitez le site officiel
- 06/12/2007
- 19/11/2007
- 20/12/2007
Depuis 1999, Electronic Arts nous fait revivre la seconde guerre mondiale grâce à Medal of Honor, son célèbre FPS. Cette année, la franchise atterrit sur PlayStation 3 avec un épisode intitulé Medal of Honor Airborne où cette fois-ci c’est au travers les yeux d’un parachutiste qu’il faudra survivre à cette terrible guerre. Place au test.Avec parachuteSoldat de première classe de la 82ème division aéroportée «All American», vous vous nommez Boyd Travers et aujourd’hui il est temps de partir en guerre.
Inutile de s’attarder trop longtemps sur le coeur du jeu, vous savez ce qu’est un FPS (First Person Shooter)? Vous connaissez le cadre de la seconde guerre mondiale ? Mieux encore, vous avez déjà joué à un Medal of Honor ?
Bien, puisque le principe de base n’a pas changé d’un iota. Vous êtes un valeureux et patriotique soldat américain et vous traversez toute l’Europe pour vaincre la méchante alliance du mal: l’Axe. Vous évoluez donc de niveau en niveau en accomplissant les objectifs donnés par vos supérieurs. Vous n’êtes pas seul bien entendu: toute la 82ème division vous soutient. Pas de scénario complexe, juste six grandes opérations militaires à accomplir.
Mais attardons plutôt sur les nouveautés.




Avant de partir au combat, vous aurez le droit au briefing où votre bon commandant vous expliquera les objectifs principaux et vous dévoilera la carte du niveau. Pensez à l’analyser dans ses moindres détails, elle vous sera utile une fois en vol. Mais avant cela, il faut prendre votre paquetage: vous pouvez choisir votre arme principale, votre arme secondaire et votre arme de poing. Une fois votre sélection effectuée, il est temps de décoller.
Chaque début de mission commence donc par un saut depuis votre avion et c’est là que la carte dévoilée lors du briefing peut vous servir. Le but est d’atterrir sur une position avantageuse pour vous, soit directement sur les points sécurisés (matérialisés par un fumigène vert) soit de telle manière à surprendre vos ennemis en atterrissant sur le toit par exemple ou juste derrière eux.
Les cartes sont de taille conséquente et les objectifs vous la feront traverser de long en large. Du coup, une mission est généralement assez longue et il n’est pas rare de faire quelques allers-retours.
En fonction de votre position d’atterrissage sur la carte, l’objectif à accomplir en priorité sera différent. C’est là tout le principe de ce Airborne: varier l’approche du niveau en changeant le point de départ. Malheureusement au final on se rend compte que tout finit par s’imbriquer et qu’il s’agit simplement d’accomplir les objectifs dans un ordre différent, ce qui casse un peu la liberté d’action voulue par le titre. Dommage, l’idée était pourtant séduisante.
La phase de saut peut faire appel aux fonctions gyroscopiques de la Sixaxis pour plus d’immersion (l’option est désactivable à tout moment). Mais même à l’aide du stick, elle reste tout de même très imprécise, surtout au début: il faudra quelques sauts pour parfaitement cibler une zone d’atterrissage. La manière dont vous posez les pieds sur terre sera également évaluée (laborieux, dirigé ou parfait), ce qui peut avoir une influence directe sur la suite des évènements. Exemple: rater son atterrissage vous demande plus de temps pour vous relever et sortir votre arme, à éviter absolument si vous êtes en pleine zone ennemie.




Côté armement, on retrouve les traditionnelles armes d’époques: Garand, MP-40, Thompson, Mauser C-96, Colt 45, Springfield, fusil à pompe ainsi que des grenades. Petite nouveauté de cet opus, vos armes peuvent évoluer. Pour cela il suffit de remplir la barre située en bas à droite de votre écran en tuant efficacement vos ennemis. Un petit plus bien sympathique, surtout que l’évolution est progressive et que les ajouts peuvent faire la différence en plein combat.Sans parachuteLa prise en main est aisée et on retrouve facilement toutes les commandes de base: tirer, sauter, s’accroupir, sprinter, lancer une grenade, sélectionner une arme, etc … Le système de visée est plutôt bien pensé: avec la touche L2, vous visez à l’épaule pour plus de précision et la bonne idée, facile à mettre en œuvre voire indispensable, c’est de pouvoir se pencher sur les côtés et être ainsi protégé derrière un mur par exemple. C’est tout bête et loin d’être original mais dans ce jeu, c’est plus qu’utile. Dans les options, il existe six configurations de commandes possibles et vous pouvez même régler la sensibilité: vous trouverez donc aisément votre bonheur.
Une boussole en bas à droite de votre écran vous indiquera la direction à prendre pour atteindre votre objectif. Vous y verrez aussi la position de vos camarades ainsi que celle de vos ennemis à proximité, ce qui rend d’ailleurs le jeu un peu trop facile puisque vous pouvez vous positionner plus facilement. Pour ceux qui aiment l’imprévu, sachez qu’une option permet de ne pas afficher cette boussole.




Profitons-en pour dire quelques mots sur l’intelligence artificielle qui est loin d’être brillante dans les deux camps. Vos alliés ont tendance à foncer tête baissée et à mourir bêtement en se prenant un coup de crosse et vos ennemis ont aussi la fâcheuse habitude de jouer les kamikazes. Leur réaction n’est pas non plus toujours la bonne, en lançant une grenade à leur pied, il leur arrive de temps en temps de réagir en esquivant mais d’autres fois, ils restent sur place et vous n’avez plus qu’à admirer le carnage. On notera aussi quelques soucis au niveau de la gestion des impacts de tirs, de temps à autre un tir pourtant bien ajusté ne touche pas l’ennemi là où on l’aurait voulu.
Techniquement parlant, le jeu manque clairement d’ambition. Le moteur utilisé semble fatigué et à la ramasse. Le jeu n’est pas moche pour autant mais comparé aux dernières productions, la différence saute aux yeux. Certains effets de lumière valent quand même le détour, la modélisation des soldats est de bonne qualité, même si on a l’impression d’être en face d’une armée de clones, et leur animation reste dans l’ensemble d’excellente facture. Par contre les saccades sont nombreuses, il suffit d’une forte explosion ou d’une activité soutenue dans votre secteur pour s’en apercevoir. Un défaut très désagréable.
Les niveaux manquent de variété, surtout les premiers en fait, et le level design est très inégal: on voit tout de suite les grands axes et les points clés, une ruelle ressemble à une autre ruelle et l’architecture des bâtiments est dupliquée bien trop souvent. Mauvais point aussi pour les explosions qui ne ressemblent pas à grand-chose, notamment l’effet de fumée qui a un style assez particulier. Pour finir, l’aliasing s’est également invité dans cette guerre.




Comme bien souvent dans cette franchise, la bande sonore est de grande qualité. Les musiques sont magnifiques, les thèmes sont adaptés à la situation et la qualité des doublages français est à souligner. Restent les effets sonores: c’est la guerre donc ça tire dans tous les sens et vos ordres vous sont criés de vive voix. Très immersif, du bon boulot. Un bon point aussi pour le travail de fond sur le cadre historique: on sent que l’équipe de développement connaît son sujet et que tout est mise en œuvre pour respecter les conditions réelles de la seconde guerre mondiale.
Pour ce qui est de la durée de vie, sachez qu’il existe par défaut trois niveaux de difficulté. En mode normal, comptez un peu plus de six heures pour traverser les six niveaux, ce qui est en deçà de la norme pour ce type de jeu. Comptez quelques heures supplémentaires si vous voulez décrocher toutes les médailles et débloquer les nombreux bonus (documentaire sur la conception du jeu et vidéo d’entraînement avec quelques conseils fort utiles)
Ajoutez à cela le mode réseau. Jusqu’à huit joueurs peuvent s’affronter sur le PlayStation Network. Il suffit d’accepter les conditions d’EA et c’est parti. Vous pouvez rejoindre une partie sans vous soucier des paramètres ou filtrer votre recherche en indiquant la carte et le mode de jeu par exemple. Les parties peuvent être jouées avec ou sans classement. Vous avez la possibilité bien entendue de créer votre propre session en définissant la carte, le mode de jeu, l’activation ou non du tir allié, la durée limite et les options liées aux accessoires de vos armes.
Pour les modes de jeu, on reste dans le classique avec principalement du Team Deathmatch. L’originalité vient du mode aéroporté: si vous êtes Allié, on retrouve le saut en parachute, si vous êtes de l’Axe, vous débuterez au sol. Le dernier mode vous demandera de vous battre pour conserver les trois drapeaux présents sur la map. Bref le strict minimum est là et on y passe tout de même de bons moments.




• La prise en main
• La bande sonore
• Atterrir où l'on veut
• La réalisation dépassée
• La gestion des tirs
• La durée de vie
Verdict
En résumé, Medal of Honor Airborne est loin de nous faire décoller au paradis du FPS. L'idée du parachute n'est pas mauvaise, bien au contraire, mais elle est malheureusement sous-exploitée. Une fois au sol, on se retrouve devant un FPS classique malgré quelques bonnes idées comme l'évolution des armes et l'impression de liberté conférée par le choix de votre point de départ. Les fans se laisseront tenter facilement, les autres devront essayer avant d'acheter.

A partir de 22.5 €
Graphismes
6 / 10Sans être horrible, ce Medal of Honor déçoit par sa réalisation graphique en total décalage par rapport aux productions actuelles.
Jouabilité
7 / 10Relativement facile à prendre en main, du grand classique. Reste les sauts en parachute assez brouillon en début de jeu.
Son
8 / 10Du tout bon. Dialogues et textes en français, effets sonores convaincants et des thèmes musicaux épiques, comme à chaque fois.
Durée de vie
6 / 10Légèrement en dessous de la norme pour ce genre de jeu. Ajoutez quand même à cela les récompenses à débloquer et les modes de jeu en réseau.
Fun
7 / 10On passe du bon temps à refaire cette guerre via les yeux d'un aéroporté mais le plaisir est tout de même gâchés par quelques imperfections techniques.