Test de jeu / PS3 / Lost Planet 2

- publié le 20 mai 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :11/05/2010
- Développeur :Capcom
- Distributeur :Capcom
- Thème :Futuriste
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 2Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Modes de jeu, Structure
- Page 2 : Gameplay, Réalisation, Conclusion
Du premier Lost Planet, les joueurs sur PlayStation 3 se souviennent surtout d’une arrivée tardive couplée à une réalisation pas franchement à la hauteur de la console de Sony. Forcément, l’exclusivité temporaire du premier volet à la Xbox 360 avait donnée lieu à un portage PS3 rapide et pratiquement bâclé. Pour éviter un nouvel écueil, Capcom a pris le temps de développer simultanément les deux versions et offre ainsi aux joueurs une expérience de qualité quel que soit son support. Nous pouvons respirer.Changement de décorDeux choses peuvent choquer les joueurs pendant les premières minutes de Lost Planet 2. La première est l’honteuse attente d’une vingtaine de minutes pendant l’installation de cinq beaux gigas de données du jeu sur le disque dur de la PlayStation 3. La seconde est le changement de décor : si le tutorial se déroule dans une poudreuse épaisse – pour ne pas perturber les fans – le jeu se dirige rapidement vers de nouveaux environnements plus riches tels que la jungle ou le désert de sable.
Ne vous y trompez pas : l’aventure se situe toujours sur la planète E.D.N III, onze années après les évènements du premier volet, dans un monde encore rongé par la vermine Akrid. Ce laps de temps qui sépare les deux jeux se caractérise également par un changement de héros. Alors que dans le premier volet l’acteur sud-coréen Lee Byung-Hun nous faisait l’honneur d’une modélisation soignée, nous nous retrouvons cette fois avec des pirates anonymes et masqués en guise d’avatar. La raison est toute simple : le jeu se déroule désormais en coopération avec jusqu’à quatre convives, chacun contrôlant un membre de l’équipe et non une star.

Dès le menu principal, l’orientation multijoueurs du gameplay est palpable. On nous propose d’ailleurs de personnaliser notre avatar pour les parties en ligne en modifiant la couleur de sa tenue vestimentaire, ses armes de prédilection, ses équipements, ses habiletés, son nom, mais aussi en sélectionnant des gestuelles à sortir en pleine partie pour attirer l’attention ou célébrer la victoire. Certaines options sont la récompense de vos performances pendant le jeu, ce qui indique bien votre expérience pendant les parties. D’ailleurs, en matière de personnalisation, signalons la présence d’Albert Wesker de la série Resident Evil, d’une armure inspirée du jeu Monster Hunter, et de la panoplie Helghast de l’excellent Killzone 2. De chouettes costumes à porter pour la frime.
Outre la campagne principale, il est également possible de s’adonner à des joutes à plusieurs. Les basiques modes élimination, élimination par équipe et capture de poste remplissent leur fonction. L’expérience multijoueurs peut se dérouler à la maison en écran splitté ou en ligne via le PlayStation Network. On se saurait trop vous conseiller la seconde option puisque l’écran est scindé en local avec des gros carrés noirs sur les côtés, « afin d’éviter de confondre » son écran avec celui de son coéquipier. Depuis Resident Evil 5, on connait la chanson alors autant ne pas s’exploser la rétine et jouer en réseau : c’est gratuit en plus.Un rythme trop souvent casséAfin d’être jouable rapidement à plusieurs, le contenu de la campagne de Lost Planet 2 est découpé en épisodes eux-mêmes découpés en chapitres et en missions. Comme une série télé nous avons le droit à un teaser du futur épisode en fin de partie, et l’on peut se lancer dans n’importe quelle mission comme pour les chapitres d’un DVD, une fois les niveaux débloqués. Ceci dit, le jeu perd tout de même en immersion : d’une part parce que l’on est aux commandes d’anonymes, passant d’un groupe à un autre, et d’autre part parce que l’histoire est coupée, sautant d’un chapitre à l’autre. On traverse une zone pour passer à la suivante, en exterminant les Akrids jusqu’au point d’extraction et ainsi de suite jusqu’au boss final du chapitre.
Les niveaux eux-mêmes se révèlent très linéaires et ils sont la plupart du temps formés de couloirs à traverser jusqu’à une zone plus ouverte où un objectif spécial vous attend. La densité de la jungle n’est qu’une illusion, et la présence d’un grappin à lancer à peu près n’importe où d’une pression du bouton carré ne sert qu’à atteindre quelques zones dissimulée. Même si les créatures sont présentes un peu partout, nous sommes loin de la liberté qu’offre un Monster Hunter dans un genre légèrement différent. Le jeu est cloisonné pour maîtriser ses effets de surprise et offrir des affrontements énormes à des moments bien définis.

Les objectifs ne demandent jamais une grande stratégie : atteindre un point précis, rebrancher une machine ou exterminer une classe spéciale d’Akrid ou un groupe de pirates ennemis. Des adversaires humains sont aussi à exterminer. La prise en main n’a pas bougé depuis le premier volet et les fans de la première heure retrouveront immédiatement leurs marques, dont l’ingénieux système de rotation à 90° à l’aide des gâchettes. Les petits nouveaux pourront toujours passer par le mode entrainement pour découvrir les bases de l’action, ce qui ne sera pas du luxe compte tenu de la difficulté plutôt élevée de certains affrontements.
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