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Test de jeu / PS3 / Le Parrain II

Le Parrain II

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Après un premier opus qui n'aura pas laissé un grand souvenir, Electronic Arts récidive malgré tout avec le Parrain 2. Voilà une adaptation plutôt libre du mythe cinématographique de Francis Ford Coppola, qui était d'ailleurs bien loin d'avoir apprécié le premier jeu vidéo, et qui doit regarder d'un bien mauvais œil l'arrivée d'une suite.

Le premier opus du Parrain avait déçu sur bien des points. Des graphismes vieillots, une maniabilité simpliste et un peu raide, mais qui apportait tout de même les prémisses de quelques bonnes idées : persuasion et tabassage avec le système de la Main Noire. On pouvait aussi regretter un scénario qui passait sur les événements du film sans jamais vraiment y impliquer le joueur, mais c'était le prix à payer pour une œuvre non bafouée. On passera rapidement sur les sensations de vitesse inexistantes, et dont la faute incombe en grande partie aux véhicules d'époque.

Playstation 3, Playstation 2 et PSP, tous les supports y étaient passés, avec plus ou moins de réussite, le meilleur atteignant uniquement le rang de jeu tout juste moyen. Nous étions dans les années 40 en compagnie de Vito Corleone. Mais Vito n'est plus, et voilà la relève qui se dessine doucement…Mikael Corleone ? Non, Dominic…Le Parrain 2 reprend le même schéma que son prédécesseur, en nous plongeant non pas dans la peau de l'un des personnages principaux du film, un membre éminent de la famille, mais plutôt dans celle d'un petit nouveau et illustre inconnu de la trilogie initiale. Au tout début de cette aventure notre héros ne possède qu'un nom, à vous d'en faire ce que vous souhaitez ; ou de ne rien toucher à son physique. Corpulence, teint, forme du visage, types de sourcils, hauteurs des pommettes… On peut dire que la liberté est grande dans la création, à part peut-être pour la tenue de notre futur Don, même si les éléments à votre disposition restent très sommaires : deux coupes de pantalons, quelques matières et à peine plus de choix pour les chemises et t-shirts.

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Vous êtes Dominic, et débutez sous les ordres d'Aldo Trapani. Nous sommes le 31 décembre 1958 à Cuba, où Hyman Roth, véritable dinosaure vivant de la Mafia, tente de réunir les grandes familles en parlant héritage. Malheureusement pour la paix de la pègre, 1958 à Cuba c'est aussi la révolution de Fidel Castro, et le peuple gronde un peu partout dans le pays. La Havane, véritable havre pour les familles et le business, est en train de tomber, et vous êtes aux premières loges. Après une fuite qui vous permettra d'appréhender rapidement le gameplay - coups de poings, esquive et système de visée - vous vous retrouvez à New York, où Michael Corleone vous propulse à la tête de votre propre famille. Voilà l'une des principales forces de ce jeu face à la concurrence, car là où un Grand Theft Auto ou un Saints Row vous lance avec rien dans les poches et le statut de petit bandit, le Parrain 2 vous donne immédiatement le pouvoir. Un début de pouvoir plutôt, et il va falloir recruter, gérer et surtout assumer vos responsabilités si vous en voulez plus.Ce sont juste les affaires…Devenir Don n'est pas une mince affaire, et les missions utiles à ce but – et donc au scénario – se déroulent toutes de la même manière. Vous vous trouvez dans une ville, et devez éliminer une ou plusieurs familles selon votre situation dans l'histoire. Pour cela il suffit de se rendre dans une demeure familiale, sorte de manoir grillagé quasi imprenable où les hommes de main pullulent, et de tout faire sauter. Facile à dire, surtout que les demeures restent inaccessibles jusqu'à ce que vous ayez pris possessions de tous les business de la famille visée. On rigole moins…

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On en arrive à la particularité première du Parrain 2, son orientation stratégie, et son système de gestion appelé l'Œil du Don. Une sorte de carte monochrome qui apparait en cliquant sur Start, et où il est possible de zoomer sur toutes les affaires d'une ville, chaque famille étant représentée par une couleur distinctive. Votre mission sera donc de prendre le contrôle des activités des autres familles pour les affaiblir. La carte indique pour chaque lieu le nombre de gardes en place, à vous de préparer l'assaut comme il se doit. Le but n'est pas forcément de dézinguer tous les gardes en place, mais plutôt d'arriver jusqu'au propriétaire des lieux. Il ne reste plus qu'à convaincre ce bon monsieur que sa sécurité n'est pas terrible, et qu'il ferait mieux de vous céder son affaire. La méthode pour y parvenir est libre, frapper, pendre au dessus d'un précipice, brutaliser sa clientèle, vandaliser son commerce. Une seule constante, deux seuils, le premier marque le niveau à atteindre pour que votre victime cède, le second est un point de rupture à ne pas atteindre. Une fois le premier seuil atteint la rente hebdomadaire augmente, mais attention à ne pas être trop gourmand au risque de ne rien avoir au final…

Maintenant il faut gérer cette affaire, et si vous espérez récupérer de l'argent chaque semaine il va falloir protéger votre site. Si vous avez pu l'attaquer, n'importe quelle autre famille le peut. À vous de placer à partir de l'Œil du Don le nombre de gardes que vous souhaitez : pas assez et vous risquez de perdre l'affaire à la première attaque, trop et vous ne pourrez pas payer leur salaire, ce qui revient à perdre purement et simplement ces hommes. Pour renflouer les caisses vous pouvez toujours braquer une banque, cela demande au moins deux soldats qualifiés, mais ça rapporte toujours…

Petite particularité avec les business, la notion de Monopole. Il existe neuf monopoles dans le jeu, du trafic d'armes au secteur du bâtiment en passant par la prostitution. Lorsqu’une famille, vous ou une autre, possède tous les établissements d'un monopole, elle remporte un bonus : gilets pare-balles, chargeurs plus gros… À vous de bien gérer, plutôt que d'attaquer une famille qui se balade en voitures blindées, peut-être vaut-il mieux attaquer l'un de ses business qui lui rapporte ce bonus et qui disparaitra immédiatement, les rendant ainsi plus vulnérable…

Pour venir à bout d'une famille, il faut aussi penser à affaiblir ses bases, ses hommes puissants. Pour cela bon nombre de PNJ se baladent en ville, ne demandant qu'à vous renseigner sur où se trouvent ces hommes - et comment les tuer - contre un petit service bien entendu. Les gradés d'une famille ne peuvent être tués comme n'importe quel garde, ils doivent être refroidis selon des conditions au risque de les voir réapparaitre après un petit passage à l'hôpital…

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