Test de jeu / PS3 / Killzone 3

- publié le 14 février 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :23/02/2011
- Développeur :Guerrilla
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Thème :Au pistolet
- Genre :FPS
- Nb de joueurs :1 à 32Online :OuiVisitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Multijoueurs, Conclusion
Véritable référence technique des FPS sur PS3, Killzone 2 avait tout de même été critiqué en son temps pour son gameplay des plus classiques et ses missions sans grande originalité. Forts de ce constat, les développeurs de Guerrilla ont eu à cœur d’apporter un peu plus de variété dans le troisième volet de leur saga, même s’il faut reconnaître que les habitués retrouveront rapidement leurs marques.
Sans surprise pour ceux qui ont terminé le précédent opus de la série, Killzone 3 débute là où nous nous étions arrêtés voilà deux ans : Scolar Visari, empereur des Helghasts, a été tué par les forces de l’ISA, et nos soldats de choc s’apprêtent à passer un sale quart d’heure alors que toutes les troupes ennemies convergent vers l’ancien palais du dictateur. Leur unique chance de survie consiste à rallier le point d’extraction qui leur permettra de monter à bord de l’un de leurs vaisseaux, mais évidemment le plan d’évacuation ne se déroulera pas exactement comme prévu…

Comme souvent, nous ne vous en dirons pas trop sur les évènements relatés par Killzone 3. D’une part pour vous laisser le plaisir de la surprise, d’autre part parce que le synopsis du jeu pourrait presque tenir au dos d’un ticket de métro. Certes de longues cut-scenes vous permettront d’en savoir plus sur ce qu’il se passe au niveau de l’état-major des forces Helghanes, les luttes de pouvoir gagnant en intensité après la disparition de Visari, mais du point de vue de l’ISA il faudra se contenter de quelques cinématiques effleurant à peine l’état d’esprit de nos héros : isolés sur une planète infestée d’ennemis et livrés à eux-mêmes durant une bonne partie de l’aventure, on aurait aimé en apprendre un peu plus sur Sev, Rico, et leurs camarades d’infortune…
Ajoutez à cela un curieux système de flashbacks qui nous fait vivre plus ou moins simultanément les évènements immédiatement postérieurs à Killzone 2 et d’autres se déroulant six mois après, et vous comprendrez que la narration n’est pas forcément le point fort de la dernière production de Guerrilla. Heureusement, d’autres aspects du jeu sont bien plus concluants !Du changement en perspectivePremier constat une fois le pad en main : les développeurs ont décidé d’alléger Sev, le personnage dirigé par le joueur. Ses déplacements sont plus rapides que par le passé, estompant au passage l’une des originalités de la série mais aussi l’un de ses aspects les plus décriés. Que les fans se rassurent, nous ne sommes pas encore dans un Battlefield et encore moins dans un Call of Duty : le rythme reste mesuré, et nous avons pour notre part apprécié cette évolution du gameplay.
Autre nouveauté, il est désormais possible de porter une arme lourde en plus du traditionnel pistolet et de l’une des multiples variantes du fusil d’assaut. De ce côté on retrouve naturellement l’arsenal de Killzone 2, plus quelques armes inédites à défaut d’être vraiment originales pour le genre. A noter aussi la refonte du combat au corps à corps qui, bien que n’utilisant que le seul bouton L1, vous permet ici de vous débarrasser de vos adversaires de différentes manières.

Mais si ces ajustements du gameplay peuvent paraître presque anodins, il en va tout autrement de l’action proposée par le jeu : on passe évidemment le plus clair de son temps à pied en se mettant à couvert pour éliminer les différentes menaces Helghanes, mais on aura aussi l’occasion de se balader à bord d’un exosquelette, d’un tank dirigé par un frère d’armes (notre seul but est alors de mitrailler à tout-va et de balancer des roquettes), et même d’utiliser un jetpack pour prendre un peu de hauteur durant les combats. Mentionnons aussi la présence d’une séquence d’infiltration surprenante pour le genre, qui laissera toutefois de marbre les fans de Snake : votre but est alors de rester caché dans les hautes herbes pour tuer silencieusement les différentes patrouilles, un exercice sans grande difficulté pour peu que l’on soit un peu observateur.
Côté intelligence artificielle, on retrouve avec bonheur une performance similaire à celle proposée il y a deux ans : toujours aussi efficaces sur le champ de bataille, les Helghasts restent étonnamment doués pour utiliser le décor à bon escient et déclencher des manœuvres conjointes de contournement. Heureusement les alliés qui vous accompagnent la plupart du temps sont eux aussi dotés d’un cerveau en bon état de marche, et ils sauront vous apporter le soutien dont vous avez besoin. Seul petit bémol à ce niveau : ils peuvent en théorie vous ranimer lorsque vous tombez sous les balles ennemies, mais il nous est arrivé plusieurs fois qu’un équipier situé à seulement quelques mètres de notre carcasse ne se donne pas cette peine…
Outre l’action en elle-même, les environnements bénéficient eux aussi d’une plus grande variété que dans Killzone 2 : de la classique vision urbaine post-apocalyptique aux montagnes enneigées en passant par une jungle aussi luxuriante que dangereuse ou une station spatiale façon Star Wars, les lieux traversés rompent la monotonie que l’on pouvait ressentir dans le précédent opus, tout en conservant une bonne cohésion.

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