
James Cameron's Avatar
publié le 18 décembre 2009- Etat : Disponible
- Développeur :Ubisoft
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
- 04/12/2009
- 04/12/2009
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Structure, Gameplay
- Page 2 : Durée de vie, Réalisation, Conclusion
Impossible de passer à côté du battage médiatique consacré au dernier film de James Cameron en cette fin d’année 2009 : douze ans après Titanic, le réalisateur américain a une nouvelle fois dépensé sans compter et c’est à coup de millions de dollars qu’il s’apprête à émerveiller les spectateurs dans les salles obscures. Les équipes d’Ubisoft ont-elles réussi à produire un jeu à la hauteur du film ?
Pour ceux qui seraient parvenus à échapper au phénomène Avatar, résumons en quelques mots le scénario du nouveau long métrage de James Cameron : nous sommes en 2154 et les humains doivent faire face sur Terre à une crise énergétique majeure. Heureusement pour eux, l’exploration spatiale leur a permis de découvrir une petite planète nommée Pandora, dont le sous-sol renferme un minerai inconnu mais aux possibilités prometteuses. Seul petit problème, le peuple Na’vi qui habitait jusqu’ici la planète n’entend pas laisser les humains saccager son environnement, et la guerre entre les deux factions apparaît rapidement comme inévitable.
Dans son film, James Cameron nous propose de suivre l’aventure de Jake Sully, un ancien marine paralysé qui pourra recouvrer l’usage de ses jambes grâce au programme Avatar mis en place sur Pandora : il s’agit de créer un humanoïde hybride dont l’ADN est un mélange d’homme et de Na’vi. Les humains peuvent ainsi bénéficier des avantages physiques de l’espèce locale (les Na’vis mesurent dans les trois mètres de haut et sont extrêmement puissants), tout en servant leur propre cause. Rapidement, Sully développera une affection réelle pour les Na’vis et décidera de leur venir en aide plutôt que de les détruire.

De leur côté, les développeurs d’Ubisoft ont choisi de nous montrer la guerre opposant les humains et les Na’vis sous un autre angle : vous incarnez cette fois Able Ryder, un spécialiste en signaux appelé sur Pandora pour soutenir l’entreprise de conquête des terriens. La dualité de l’aventure n’a pas été perdue pour autant puisque vous pourrez choisir définitivement votre camp après une à deux heures de jeu servant de tutorial. Lutterez-vous aux côtés des Na’vis pour repousser l’envahisseur terrien ou préfèrerez-vous aider les humains à épuiser les ressources d’une nouvelle planète ?Un déroulement classiqueQuelle que soit la faction choisie, Avatar se présente comme un jeu de tir à la troisième personne au déroulement sans grande surprise : vous enchaînez des missions, chacune proposant son lot d’objectifs vus et revus dans de nombreux autres titres du même genre. Aller sauver un camarade en détresse, réparer telle ou telle installation alliée, détruire des bâtiments ennemis, récupérer un objet et l’amener à un endroit précis… Bref, ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher l’originalité.
Bien entendu les armes et les moyens de locomotion mis à votre disposition changent selon que vous êtes du côté humain ou du côté Na’vi : dans le premier cas, vous aurez par exemple accès à un arsenal complet (pistolets, fusils, fusils-mitrailleurs, fusils de sniper, lance-flammes…) tandis qu’avec les Na’vis vous devrez vous contenter de votre arc, d’une lame, d’une massue et d’une unique arme à feu humaine (cette dernière pourra toutefois être choisie dans les différentes catégories mentionnées plus haut). De la même manière les humains peuvent compter sur leurs buggys, bateaux et hélicoptères alors que les Na’vis mettent à profit la faune locale pour se déplacer : ils chevauchent de drôles de quadrupèdes lorsqu’ils sont au sol, et manœuvrent d’étranges créatures volantes appelées banshees pour naviguer dans le ciel.

Dans les deux cas les combats sont relativement similaires : les armes sont équipées d’un verrouillage automatique qui cible les ennemis proches du réticule de visée, et vous n’avez donc pas besoin de faire preuve d’une précision inouïe pour abattre vos adversaires. La conséquence directe est qu’il est possible la plupart du temps de garder ses distances avec les ennemis, un point sympathique lorsque l’on sait qu’il arrive parfois d’en affronter une petite dizaine à la fois ! Une différence est tout de même à souligner entre les deux factions : les Na’vis s’avèrent redoutables au corps à corps, ce qui aurait du leur permettre de fondre sur les humains pour les terrasser rapidement. Le problème est qu’il est impossible de verrouiller une cible pour ce type d’attaque, si bien que l’on se retrouve souvent à frapper dans le vide tout en encaissant les balles qui fusent autour de nous !
Autre petite originalité des Na’vis, ils bénéficient du soutien de leur propre planète : alors que les animaux sauvages croisés durant les missions attaquent systématiquement les humains, ils laissent les autochtones relativement tranquilles. Le constat vaut aussi pour les plantes carnivores géantes qui se régaleront des terriens passant à proximité mais ne toucheront pas aux Na’vis.
Toujours au rayon des combats, sachez que chaque ennemi éliminé vous fera gagner des points d’expérience qui débloqueront de nouvelles armes, armures et talents. Ces derniers sont des capacités spéciales que vous déclenchez quand bon vous semble mais qui sont limitées dans le temps et nécessitent une attente plus ou moins longue entre deux utilisations. Vous pourrez par exemple devenir invisible, être plus rapide, vous soigner, lancer une attaque aérienne (en tant qu’humain) ou encore frapper le sol pour créer une onde de choc (en tant que Na’vi). Si le principe est sympathique, on regrette toutefois que les différents pouvoirs soient similaires d’une faction à l’autre et ne tirent pas mieux parti des spécificités de chacune.

Vous l’aurez compris la campagne solo proposée par le jeu se révèle un peu plus attrayante lorsque l’on choisit de sauver Pandora au lieu de la condamner. Vous devrez en revanche vous accommoder dans les deux cas du principal défaut du jeu : son intelligence artificielle. On comprend en effet rapidement que les ennemis n’appliquent aucune stratégie pour vous abattre, se contentant d’ouvrir et le feu et de se jeter sur vous dès que vous êtes en vue. Certes une opposition trop intelligente aurait été difficile à contrer lorsque le surnombre est de la partie, mais on aurait tout de même aimé une petite dose de finesse dans les combats.
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