Test de jeu / PS3 / Fight Night Round 4

- publié le 9 juillet 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :25/06/2009
- Développeur :EA Sports
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Boxe
- Genre :Combat
- Nb de joueurs :1 à 2Visitez le site officiel
S’il est un jeu qui avait frappé fort au lancement de la PS3 en mars 2007, c’est bien Fight Night Round 3 : joli à regarder et agréable à jouer, le jeu de boxe d’EA Sports avait su trouver son public grâce à une prise en main intuitive et à des combats criants de vérité. Deux ans après, sa suite est enfin entre nos mains : les développeurs ont-ils réussi à enrichir encore une expérience de jeu déjà pleinement satisfaisante ? Réponse dans notre test complet.
Autant le dire tout de suite, Fight Night Round 4 est la digne suite de son prédécesseur : on y découvre un gameplay encore peaufiné, une réalisation améliorée et un mode Carrière quelque peu approfondi. De quoi ravir ceux qui avaient déjà succombé aux charmes du précédent opus et, pourquoi pas, de rallier quelques nouveaux fidèles.Des combats plus vrais que natureSi comme nous votre première idée lorsque vous achetez un nouveau jeu de sport est de lancer une partie rapide pour voir ce qu’il a dans le ventre, le premier choc que vous recevrez de la part de Fight Night Round 4 sera visuel. La performance commence par une superbe modélisation des boxeurs : 48 stars de la boxe sont présentes, parmi lesquelles on retrouve entre autres Muhammad Ali, George Foreman, Joe Frazier, Jake Lamotta, Ray Robinson et Mike Tyson, mais vous pourrez aussi créer votre combattant de toute pièce en utilisant les visages prédéfinis ou bien des photos transférées sur votre console, voire capturées avec le PlayStation Eye.
Quel que soit votre choix, vous découvrirez sur le ring des boxeurs parfaitement modélisés, et bougeant avec encore plus de classe et de naturel que dans le précédent volet. Les développeurs ont apporté un soin tout particulier aux animations, la distance avec votre vis-à-vis semblant être encore mieux gérée qu’auparavant : ainsi, selon votre position, un même coup donnera lieu à une animation différente dépendant de l’allonge nécessaire pour toucher l’adversaire. Du grand art ! Evidemment, les effets qui nous avaient tant impressionnés voilà deux ans sont de retour : on retrouve donc des ralentis saisissants au cours desquels l’onde des impacts est visible sur la peau, des gerbes de sang et de sueur, et des visages et des corps marqués par les coups au fur et à mesure qu’un combat progresse.

Du côté des salles dans lesquelles se déroulent les affrontements, l’évolution est un peu plus timide : les détails sont suffisants pour reconnaître la douzaine de lieux mythiques qui sont proposés, parmi lesquels figurent le Staples Center, le New York Arena ou encore le Royal London Theatre, mais on ne note pas d’amélioration flagrante dans le rendu global. Le public reste lui aussi de qualité comparable à Fight Night Round 3, mais la prestation s’avère tout de même satisfaisante.
Pour l’ambiance sonore, vous aurez droit dans les menus à des morceaux rap et hip-hop de qualité, tandis que les combats seront l’occasion d’entendre le souffle et les impacts des gants, les interventions de l’arbitre, les conseils de votre coach et la clameur du public. Les commentaires, intégralement en français, sont la plupart du temps pertinents et intéressants, mais ils n’échappent malheureusement pas a l’écueil classique de la répétitivité : vous aurez peut-être envie de les couper après deux ou trois heures de jeu !Un rythme plus élevéUne fois passé le choc visuel, il sera temps de vous intéresser au gameplay du jeu. Les contrôles sont similaires à ceux découverts il y a deux ans : le stick gauche vous permet de vous déplacer, le droit de donner des coups, L1 à esquiver, R1 à bloquer, et R2 à lancer des coups puissants. A noter qu’il est pour l’instant impossible d’utiliser les boutons du pad pour déclencher vos attaques, mais un patch gratuit prévu pour le mois de septembre devrait remédier à ce petit problème.
A lire le paragraphe précédent, vous pensez peut-être que les développeurs d’EA Canada se sont contentés de reprendre à l’identique les mécaniques de jeu mises en place par leurs collègues de Chicago dans Fight Night Round 3. Seulement voilà, la nouvelle équipe en charge a aussi « commis » Facebreaker l’an dernier, un jeu de boxe déjanté qui avait eu bien du mal à nous convaincre lors de sa sortie. Rassurez-vous, la seule idée ayant été transposée dans Fight Night Round 4 concerne le rythme des combats qui s’avère ici bien plus élevé que par le passé.

La conséquence directe de ce choix de design est que nos boxeurs sont maintenant beaucoup plus endurants : ils peuvent tenter de longs enchaînements sans trop se fatiguer, ce qui nuit quelque peu au réalisme mais rend les combats moins mous que dans Fight Night Round 3. Pour compenser quelque peu le côté « attaque à tout-va », les développeurs ont aussi renforcé le système de contres : lorsque vous réussissez à esquiver ou à bloquer une attaque adverse, l’action ralentit pendant une fraction de seconde pour vous permettre de placer un contre dévastateur. L’équilibre est ainsi préservé entre celui qui attaque et celui qui défend, même si la modification de certaines caractéristiques de votre boxeur peut lui donner un réel avantage sur le ring.
Evidemment qui dit match de boxe dit coups encaissés et ces derniers feront constamment diminuer vos jauges de santé, endurance et blocage. Pour garder la forme, vous aurez la possibilité de vous soigner entre deux rounds en utilisant des points gagnés précédemment dans le match. La quantité de points qui vous est octroyée dépend de votre prestation (coups portés, esquives, blocages), et vous pouvez choisir de l’affecter vous-même à vos blessures ou bien de laisser votre soigneur gérer cet aspect du match automatiquement.Des modes de jeu à peine étoffésPour en revenir à la possibilité de créer votre propre boxeur, sachez que vous ne définirez pas uniquement son apparence. Il vous faudra aussi lui attribuer des points sur 14 caractéristiques différentes : puissance du bras droit, puissance du bras gauche, vitesse des bras, précision des coups, vitesse des jambes, mouvement de la tête, force de blocage, résistance de la tête, résistance du corps, endurance, gain de récupération, coupures, enflures et menton.
Votre nouveau poulain pourra ensuite être utilisé dans le mode Combat Immédiat qui permet de se lancer dans une partie rapide, dans le mode En ligne qui permet de trouver des adversaires à sa mesure sur la toile, ou dans le mode Palmarès qui n’est autre que le mode carrière inhérent à ce type de jeu.
Bien entendu, vous devrez dans ce dernier commencer au bas de l’échelle et gravir un à un les échelons de la gloire. Pour ce faire, les développeurs ont opté pour un système de calendrier assez peu intuitif malgré une nette inspiration de l’univers de la boxe : vous devrez en effet programmer un à un vos combats, profitant de l’avant-match pour vous entraîner et de l’après-match pour vous reposer. Le problème est que les six exercices proposés à l’entraînement ne sont guère amusants, et que l’interface du calendrier n’est pas des plus ergonomiques… Heureusement vos progrès au sein du classement s’accompagneront de défis lancés par des adversaires moins bien classés que vous, ces challengers apportant un peu de vie à une carrière peu engageante durant les premières heures de jeu. A noter qu’il vous sera possible de simuler vos matchs si vous ne souhaitez pas les disputer, et que la manœuvre est même disponible pour les entraînements. Sachez toutefois que, dans ce dernier cas, votre boxeur progressera moins vite que si vous faites réellement les exercices !

Du côté du jeu en ligne vous retrouverez des matchs simples avec ou sans classement, un championnat du monde vous permettant de devenir la nouvelle gloire des rings virtuels, une zone ESPN offrant des extraits audio et vidéo, ainsi que la possibilité de partager vos boxeurs avec vos amis. Les matchs en eux-mêmes s’avèrent d’une fluidité étonnante, mais on note une forte tendance des joueurs à cogner sans relâche, l’endurance plus élevée des combattants n’obligeant plus à jouer un minimum tactique. Vous voilà prévenus !
• Les combats plus dynamiques
• Une réalisation toujours impressionnante
• Le gameplay intuitif
• Le mode Palmarès un peu rigide
• Où est passée la vue subjective ?
Verdict
Plus beau, plus complet et plus dynamique que son prédécesseur, Fight Night Round 4 a tout pour séduire les fans de boxe. Certes les puristes objecteront que le nouveau rythme des combats, plus élevé, est moins crédible que par le passé, mais il faut reconnaître que les affrontements n'en sont que plus prenants, et que le surcroît de difficulté ainsi induit empêche de se lasser du jeu aussi rapidement que du précédent volet de la série. Le seul petit bémol que nous apporterons à ce tableau presque idyllique concerne le mode Palmarès du jeu qui aurait sans doute gagné à être rendu plus vivant.
Le Village PF

Graphismes
9 / 10La modélisation des stars de la boxe est impressionnante, et les effets des coups encaissés sont saisissants de réalisme : l'apparence des combattants se modifie en cours de match, et les gerbes de sang et de sueur donnent vie à l'ensemble.
Jouabilité
8 / 10On retrouve les contrôles qui ont fait le succès du précédent opus, et le rythme plus enlevé des combats ajoute la petite pointe de frénésie qui lui manquait peut-être. Le mode Palmarès aurait gagné à être un peu moins rigide.
Son
8 / 10Les fans de hip-hop et de rap seront aux anges lorsqu'ils navigueront dans les menus, mais c'est sur le ring que Fight Night Round 4 donne toute sa mesure : les coups sonnent juste, les commentaires sont corrects, et le public participe.
Durée de vie
8 / 10Les combats plus dynamiques rendent l'expérience un peu plus ardue lorsque l'on monte le niveau de difficulté ou que l'on progresse dans le mode Palmarès. Le jeu s'avère ainsi moins vite lassant que son prédécesseur.
Fun
8 / 10Tout aussi jouissif que le précédent volet de la série, Fight Night Round 4 s'offre même le luxe d'être un peu plus prenant grâce à ses combats plus rythmés. On y perd peut-être en réalisme, mais on y gagne en adrénaline !