Test de jeu / PS3 / Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer

- publié le 12 septembre 2007
- Etat : Disponible
- Date de sortie :27/07/2007
- Développeur :Visual Concepts
- Distributeur :2K Games
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 4
De nos jours, chaque sortie de film à gros budget est accompagnée de son lot de jeux vidéo qui permet souvent à l’éditeur de profiter d’une licence attendue comme juteuse. Ce mois-ci, c’est 2K Games qui entre dans la danse en nous proposont le jeu tiré du film Les 4 Fantastiques.Un point positif ?Autant le dire tout de suite, Les 4 Fantastiques est tout sauf un bon jeu et ne fait clairement pas honneur à la PlayStation 3. Pour être juste, il convient de mentionner que les fans absolus du quatuor s’amuseront peut-être à contrôler leurs héros préférés dans le mode 4 joueurs où chacun incarne un personnage, mais l’ensemble est par ailleurs trop superficiel et approximatif pour espérer intéresser l’ensemble des joueurs.Pas si fantastique que celaLe jeu s’apparente à un vulgaire beat-em-all dont la qualité graphique nous a fait sursauter dès les premières secondes. Le résultat est tel que nous pensions en effet avoir inséré la version PS2 du jeu dans notre PS3 ! Ce n’était malheureusement pas le cas et, passée la surprise du menu rebutant, nous étions bien décidés à voir ce que le titre avait vraiment dans le ventre. Peine perdue, nous avons alors eu droit à une deuxième douche froide grâce à la cinématique d’introduction de l’aventure réalisée entièrement en images de synthèse : en exagérant à peine, on pourrait presque dire que certaines séquences similaires produites pour des jeux PS1 étaient plus convaincantes…

Faisant fi de ces premières déceptions, nous choisissons notre personnage (il est ensuite possible d’en changer à tout moment en cours de jeu) et entrons directement dans l’aventure qui hélas n’a pas vraiment de rapport avec l’intrigue du film. En effet, pour pallier au scénario somme toute déjà ridicule du film, 2K s’est permis de rajouter des embranchements complètement hors sujet et d’une nullité frisant le zéro absolu.
En ce qui concerne nos (z)héros, ils ont évidemment chacun leurs capacités propres : Johnny (La Torche Humaine) peut voler, s’enflammer, et tirer des boules de feu. Ben (La Chose) peut utiliser sa force pour dégager des passages bloqués ou asséner des coups puissants à ses adversaires. Sue (La Femme Invisible), incarnée à l’écran par la belle Jessica Alba (ici totalement méconnaissable) peut quant à elle compter sur le pouvoir d’invisibilité. Red (Mister élastique) enfin peut frapper ses ennemis à distance en allongeant ses bras ou utiliser des interrupteurs situés en hauteur en tendant ses jambes au maximum. A la fin de chaque niveau, vous pouvez booster vos capacités grâce à des orbes obtenues en détruisant de vulgaires caisses ou éléments du décor, les évolutions disponibles restant toutefois relativement basiques. A noter, qu'il est aussi possible de récolter des insignes pour débloquer divers bonus comme de nouveaux costumes.Les 4 misérablesSi le jeu de mot est sans grande saveur, il vient toutefois immédiatement à l’esprit dès les premières minutes du niveau d’introduction qui, dans toute l’histoire du jeu vidéo, n’aura jamais paru aussi long. S’il ne faut qu’une petite heure pour le boucler, il suffit à lui seul à illustrer le schéma de progression du jeu se résumant à trouver un bouton pour ouvrir la porte, pénétrer dans la salle ainsi ouverte, éliminer les ennemis, puis trouver le bouton suivant… Un enchaînement sans fin qui ne peut compter sur l’intelligence artificielle des ennemis, d’une nullité affligeante, pour apporter un peu de variété : vos adversaires ont en un effet un comportement des plus primaires se résumant à « moi vois, moi tue », et dans lequel aucune notion de couverture n’est présente.
Malgré cette opposition peu inquiétante, il peut arriver que l’un de vos compagnons meure durant les combats. Aucune inquiétude à avoir, il ressuscitera comme par magie au bout de 20 secondes, et bénéficiera alors d’une barre de santé remplie à son maximum : un choix étrange de la part des concepteurs qui semblent avoir décidé de rendre leur titre extrêmement grand public !

Terminons en mentionnant les placements de caméra mal adaptés qui vous obligent à repositionner sans cesse votre angle de vue pour espérer suivre l’action. N’espérez d’ailleurs pas profiter de cette caméra manuelle pour admirer les décors, répétitifs au possible et bénéficiant de textures ternes et peu détaillées ! De mémoire de rédacteur, cette adaptation vidéoludique des 4 Fantastiques surclasse les plus mauvais titres à licence et réussit même à paraître moins réussi qu’un certain Superman Returns. C’est dire…
• Les voix du film
• Tout le reste
Verdict
Les 4 Fantastiques est un jeu complètement indigne de la Playstation 3 qui accumule les tares des mauvais beat-em-all d'antan. Le gameplay est d'une simplicité sommaire et la qualité de la réalisation frise la correctionnelle. Si vous avez de l'argent à perdre, n'hésitez plus et foncez l'acheter. A noter que quelques semaines après sa sortie le soft a vu son prix baisser de manière significative, sans doute pour sauver les meubles. Si vous êtes un inconditionnel des 4 Fantastiques, achetez plutôt leurs films ou leurs comics.
Le Village PF

Graphismes
2 / 10Une réalisation qui aurait paru magnifique… sur PS1 ! Hélas dix ans ont passé et le soft est indigne de la PlayStation 3. On se demande d'ailleurs s'il ne s'agit pas là d'une simple version HD du jeu PS2.
Jouabilité
3 / 10Un gameplay très basique et répétitif à souhait.
Son
4 / 10Un bon point pour les voix qui sont celles du film, même si les exclamations des héros sont particulièrement répétitives. Pour le reste, on est dans le bas de gamme.
Durée de vie
3 / 10Les niveaux sont certes relativement longs mais on se demande si les possesseurs de ce jeu auront le courage d'aller jusqu'au bout tant l'expérience lasse vite.
Fun
1 / 10Après quelques heures de jeu, on se dit qu'il serait peut-être plus amusant de sortir le disque de la console et de le lancer par la fenêtre. A défaut, vous pourrez toujours l'offrir à une personne que vous n'aimez pas.