Test de jeu / PS3 / FaceBreaker

- publié le 14 septembre 2008
- Etat : Disponible
- Date de sortie :05/09/2008
- Développeur :Electronic Arts Canada
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Boxe
- Genre :Sport
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[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Modes de jeu, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
Votre patron, vos parents, vos enfants vous énervent ? Laissez donc simplement échapper votre colère sur FaceBreaker, le jeu de box déjanté d’EA. Cette solution s’avèrera-t-elle pérenne ?
Vous aimez les défouloirs ? Non c’est vrai, FaceBreaker vous offre la possibilité de modéliser en 3D votre visage (si vous êtes adepte du masochisme) ou celui de votre proche, de votre ennemi, en somme de tous ceux que vous voudrez. Et parce que ce ne sera peut-être pas possible de le faire dans la vraie vie, ce sera l’occasion pour vous d’en profiter pour lui « défoncer la tronche ». Telle est l’aura que dégagent ce jeu, et accessoirement sa jaquette.
FaceBreaker est une version cartoonesque typée arcade de Fight Night Round 3 (des mêmes développeurs), c’est aussi une nouvelle licence qui fait ses débuts dans les studios d’édition du mastodonte vidéoludique Electronic Arts, sous le label « grand public » EA Sports Freestyle. Ce nouveau titre à la Ready 2 Rumble signe aussi l’arrivée de la boxe arcade sur consoles de nouvelle génération. Verdict. Modes de jeuComme le laissait entrevoir la démo du jeu sur le PlayStation Store, l’insertion de la galette dans le lecteur Blu-Ray donne suite à une interface punchy présentant les différents modes de jeu.
Comme dans tout jeu de baston digne de ce nom, un mode Arcade est toujours présent, ce qui est le cas dans FaceBreaker avec un titre bien trouvé : le mode Bats-toi !. Seul ou contre un ami, vous devrez choisir les deux boxeurs qui s’affronteront dans les minutes suivantes (ou secondes selon la différence de niveau vous séparant). Dans ce même mode, libre à vous de modifier certaines règles (nombre de KO, etc...), et de définir le niveau de difficulté du combat que vous êtes sur le point de livrer. Autant vous le dire tout de suite, n’optez pas pour le mode le plus facile (appelé « Féroce » dans le jeu), mais plutôt pour le mode entraînement ! Profitez de ce dernier pour bien maîtriser vos techniques car c’est le seul endroit du jeu où votre adversaire pourra vous laisser tranquille, à l’aide d’une simple pression sur une touche directionnelle.

Le deuxième mode de jeu, Bagarre en Barres, est un peu comme le mode Carrière. Pour chaque personnage jouable, vous devrez combattre des adversaires et défier les détenteurs de quatre ceintures afin de vous les accaparer. Chacun de vos ennemis aura son ou ses points faibles et vous devrez les déceler et les exploiter pour pouvoir les vaincre. A ce propos, n’oubliez pas ceci : les points forts de vos ennemis sont aussi leurs points faibles. Et comme si vous n’étiez pas assez bête, un son de cloche retentira lorsque vous aurez découvert le point faible de votre combattant adverse ! A la longue, les combats s’enchaînent avec difficulté et répétitivité : on aurait préféré un mode scénario nous faisant revivre chacune des péripéties des personnages du jeu, ce qui ne manquerait pas de donner un ton encore plus comique et attirant à l’ambiance enjouée qui domine les rings.
Dans le Royal Sofa, ce sera l’occasion d’aller éclater la face de vos amis, et par conséquent de bien vous éclater. C’est dans ces parties à plusieurs que le jeu prend vraiment plus de couleurs et d’intérêt. Ce sera d’autant plus drôle si vous êtes préalablement passé par le mode Fabrique de boxeurs. En effet, ce mode vous permettra de modéliser votre tête et celle de vos proches par le biais d’une PlayStation Eye ou d’une photo uploadée sur le site d’EA Sports World. Il ne faut pas rêver, si le jeu vous modélisait à la perfection, ça se saurait dans les journaux ! Le choix des photos et les conditions de leur prise seront déterminantes pour le rendu final de l’image 3D. Mais une fois parvenu à créer des boxeurs ayant un taux de ressemblance satisfaisant, ce sera la fête chez vous. Sans oublier que le jeu pourrait être une solution très efficace pour clore un débat en groupe n’ayant pas trouvé d’issue…

Enfin, le mode commun à presque tous les jeux de nouvelle génération : le jeu en ligne. Rien de bien original, ni de réellement excitant : un combat contre un joueur choisi au hasard, que vous ne connaitrez sans doute pas. Autant relever les défis et passer en mode solo, là ou votre adversaire sera souvent plus féroce que le joueur humain.FaceBreaker – ou Avant-bras Breaker – ou Moral BreakerIl n’y a point en ce monde de gameplay plus contradictoire que celui de FaceBreaker.
Label « EA Sports Freestyle » oblige, s’adressant plus généralement aux joueurs occasionnels, le contrôle des joueurs est aussi simple que d’appuyer sur une touche de votre manette. Cercle pour projeter, triangle pour lancer un casseur (coup capable de pénétrer toute défense), carré et croix pour donner respectivement un coup de poing haut et bas. Ces deux touches seront celles que vous côtoierez le plus durant vos parties : les maintenir enfoncées (avec R1 respectivement) vous fera faire une esquive (respectivement une parade) et relâcher le tout lance la contre-attaque. Le gentil monsieur qui a inventé la formule « simple et efficace » peut vite aller se rhabiller car la combinaison de toutes ces attaques ne parviendra en aucun cas à anéantir l’adversaire comme il se doit. En tout cas, pas tel que vous l’auriez imaginé.
Pourquoi? Demandez à votre console, elle vous répondra « Parce que !! ». Vous n’y pouvez rien, elle est plus intelligente que vous : cette console avec son superprocesseur Cell lit carrément dans vos pensées. Elle pourra esquiver vos contres sans broncher et vous serez étonnés de voir quelquefois des longues séries sans temps mort de parades et d’esquives, se terminant par une réception inattendue d’une dizaine de baffes en l’espace de quelques secondes. Si vous avez une chance Loto-esque, vous arriverez à placer les bons coups au bon moment pour remplir votre jauge de puissance et envoyer un tendre FaceBreaker à votre adversaire pour le mettre définitivement hors d’état de nuire, sinon... En fait, il n’y a pas de stratégie qui gagne à tous les coups, il s’agit donc de faire confiance à vos réflexes, et de marteler les touches de votre manette jusqu’à n’en plus pouvoir. C’est d’ailleurs un bon moyen de muscler votre avant-bras droit, mais attention aux crampes, ça pourrait être pire que les crises d’épilepsie.

Pour un jeu qui se veut par définition destiné au grand public, et donc accessible à tous, la difficulté place la barre extrêmement haute, sans parler d’un dosage de piètre qualité : la logique voudrait que la difficulté des combats soit croissante dans le mode Bagarre en Barres, mais c’est tout à fait l’inverse. Inévitablement, Facebreaker vous cassera la tête comme son nom l’indique, et réduira même à néant votre envie de continuer à jouer si votre courage n’est pas à la hauteur de celui des développeurs du jeu qui ont pris ici un fort gros risque !
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