
F.E.A.R
publié le 6 mai 2007- Etat : Disponible
- Développeur :Monolith Productions
- Distributeur :Vivendi Universal Games
- Thème :Force d'intervention
- Genre :FPS / Doom Like
- Nb de joueurs :1 à 16Visitez le site officiel
- 20/04/2007
- 24/04/2007
- inconnue
Premier FPS adapté d’un jeu PC à sortir sur PlayStation 3, le célèbre F.E.A.R débarque sur la console Next Gen de Sony dans une aventure toujours aussi palpitante bien qu’un poil rétro d’un point de vue technique. Cela empêche-t-il le joueur de prendre son pied pour autant ? Réponse dans ce test complet.
Troisième jeu de tir en vue intérieure de la PlayStation 3 à sortir en Europe après les spectaculaires Resistance: Fall of Man et Call of Duty 3, F.E.A.R est l’adaptation d’un hit PC sorti en Octobre 2005 en France. Baptisé thriller paranormal par ses créateurs, ce jeu a la particularité de mélanger l’action brutale d’un FPS avec l’ambiance pesante d’un bon vieux film d’horreur. Dans le genre, nous connaissions déjà le terrible Doom 3 qui fusionnait sans compromis l’action et le survival horror bien glauque à base de zombies, de monstres et des gerbes de sang. Cette fois ci l’ambiance est plus légère, et l’horreur plus suggérée qu’exposée à la vue de tous. Elle n’en reste pas moins excellente et tout aussi travaillée.First Encounter Assault ReconEn anglais le mot fear signifie peur, et le fait que le jeu porte ce nom n’est pas le fruit du hasard mais la volonté des développeurs de marquer le joueur dès les premières secondes. Dans le jeu, le F.E.A.R est une unité d’élite spécialisée dans les attaques d’origine inconnues dont les initiales sont la signification de First Encounter Assault Recon. Naturellement, vous êtes aux premières loges puisque vous faîtes parti de cette unité spéciale et êtes envoyé sur le terrain pour résoudre un situation de crise. Jugez plutôt: un commando paramilitaire vient d’investir un complexe aérospatial de plusieurs millions de dollars sans revendication particulière et les quelques troupes envoyées sur place ne donnent plus signe de vie et pour cause, il ne reste que des squelettes fumants de leurs corps…A vous d’éliminer les terroristes et leurs chefs en résolvant au passage le mystère de la disparition de vos frères d’armes.




Dès les premières minutes de jeu, l’ambiance si particulière de FEAR nous prend à la gorge. La musique est merveilleusement choisie pour mettre la pression, la lumière se fait rare exceptée au bout de votre arme et les phénomènes étranges se multiplient: voix d’enfant, apparitions ectoplasmiques, ombres inconnues et objets qui tombent d’un meuble sans raison…Autant le dire tout de suite, il faut jouer à FEAR la nuit dans le noir avec le casque sur les oreilles pour en profiter à fond et sursauter à quelques moments clés. Des flash-back explicatifs interviennent de temps en temps, toujours en nous prenant par surprise, histoire d’étoffer le scénario tout en tenant en haleine pendant l’aventure.
Pesante et surprenante à de nombreuses reprises, l’atmosphère de FEAR ne tombe jamais dans le malsain ou le grand guignol façon Silent Hill: pas de tripes, pas de pentacle mais juste du suggestif et du paranormal relativement «réaliste». Excepté à la toute fin du jeu ou l’au-delà semble prendre le pas sur le monde des vivants, rien de délirant à signaler. Ne vous attendez donc pas à mouiller vos draps mais juste à quelques sursauts bien sympathiques tout en anticipant un mauvais coup à chaque couloir. C’est dommage d’ailleurs parce qu’on aurait aimé encore plus de pression et d’angoisse, ne serait-ce que pour justifier le titre du jeu, alors que le ratio entre la pression pure et l’action brutale doit être de 30 contre 70. Heureusement, l’action est démente et ne plombe pas le côté tripant du jeu, bien au contraire.De l’action de haut niveauEn bon FPS, FEAR mise énormément sur la qualité de ses échanges armés. De ce côté-là, le joueur est servi comme un prince avec même un peu de rab. Première bonne note, les échauffourées sont visuellement spectaculaires avec de bonnes interactions avec les décors (des vitres, des vases, et des bidons qui explosent), des effets graphiques très réussis (chaque tir provoque des gerbes d’étincelles, des soulèvements de poussière et des flammes très réalistes) et un ralenti limité façon bullet time à enclencher quand bon vous semble pour prendre l’ennemi à revers. Un peu inattendu dans un jeu de ce genre, le ralenti permet de faire quelques cartons à bout portant au fusil à pompe sans craindre d’en prendre plein le gilet pare balle. Préparez vous à découper quelques soldats en deux !




La seconde bonne note de FEAR dans le registre de l’action concerne une intelligence artificielle bien au-dessus de la moyenne des FPS. Les soldats n’hésitent pas à se replier quand ils sont en danger, à chercher à vous contourner pour vous prendre dans le dos, à tirer dans les coins et à lancer des grenades pile derrière la caisse où vous êtes caché. Dans le même temps, ils peuvent monter sur des caisses, traverser des vitres si nécessaire ou retourner un bureau pour se planquer. Du très bon travail qui en surprendra plus d’un la première fois, croyant avoir encore un Allemand de la Seconde Guerre Mondiale dans le viseur. Automatiquement, le côté imprévisible de leurs réactions relance l’intérêt de cette production sur la longueur. Cependant, il est regrettable de se retrouver avec le même type d’ennemi au bout du canon, les gardes étant bien souvent identiques à l’exception de ceux en armures et des quelques robots que l’on croise. Une certaine redondance est alors palpable, surtout avec un level design aussi peu inspiré. Souvent en intérieure, les niveaux ne sont qu’une succession de couloirs carrés entrecoupés de salles aux différents embranchements. Beaucoup de bureaux, quelques usines désaffectées et une immeuble insalubre plus loin, vous vous retrouvez dans le complexe militaire évoqué plus haut. Un peu plus de variété n’aurait fait de mal à personne.
De côté des armes, vous êtes heureusement bien équipés avec quelques armes traditionnelles (pistolet, fusil à pompe et mitraillette), quelques grenades et d’autres engins plus originaux comme un fusil à plasma ou un lanceur de clous. Dernier détail intéressant à signaler, la présence dans les niveaux de seringues qui améliore de façon permanente votre barre de vie comme dans un jeu de rôle. De quoi réduire la difficulté, surtout que vous pouvez transporter jusqu’à dix trousses de soin avec vous.La version PlayStation 3 en questionUn peu plus d’un an et demi après sa sortie sur PC, F.E.A.R a tout de même pris un petit coup de vieux, graphiquement parlant. Les textures sont parfois un peu brouillonnes, sans grand détails, et l’animation accuse quelques faiblesse. On est assez loin d’un Resistance par exemple et on sent bien que la PlayStation 3 n’est pas exploitée à sa juste valeur. Nous sommes en présence d’une adaptation fidèle de l’œuvre originale, mais qui accuse par conséquent le poids des années. Ceci dit, les effets de lumière, d’ombres et les effets spéciaux n’en demeurent pas moins agréables à l’œil sans faire dans la démo technique. Rassurez-vous, cela reste tout de même très regardable en haute définition en 720p. La maniabilité ne pose aucun problème particulier et la bande sonore est adéquate.




Pour se faire pardonner le retard sur ce support, cette version PlayStation 3 dispose de deux exclusivités bienvenues: un niveau inédit et une arme exclusive. Pour l’arme, il s’agit de la mitrailleuse automatique Watson SAS 12 tandis que le niveau inédit est en fait un court passage d’un quart d’heure dans la peau d’un SWAT quelques temps avant l’arrivée de l’agent du F.E.A.R. Une façon détournée d’expliquer la présence de quelques cadavres lors de votre aventure en solo. Deux bonus sympathiques bien que légers.
Enfin, grâce au PlayStation Network, il est possible de prendre part à des parties en multijoueurs jusqu’à 16. Les modes sont classiques avec des traditionnels deathmatch, team deathmatch ou capture de drapeau mais les serveurs sont fréquentés et l’absence de lag agréable aux joutes. De quoi rallonger la durée de vie du titre d’environ 10 à 15 heures pour l’aventure solo.
• L'ambiance travaillée
• L'intelligence artificielle
• Les bonus PlayStation 3
• Réalisation dépassée
• Les temps de chargement
• Pas assez flippant
Verdict
Malgré le poids des âges qui se ressent sur une réalisation pas toujours à la hauteur de la PlayStation 3, F.E.A.R offre d'agréables moments de jeu grâce à une ambiance pesante travaillée avec soin et à l'intelligence artificielle des ennemis au dessus de ses concurrents. Sans être le jeu du mois, ce FPS regorge de bons moments qui resteront dans les mémoires des joueurs…au moins un certain temps.
Le forum du jeu
- 26/07/07 Sortie le 20 avril sur PS3 - 49 messages
- 09/02/07 en réseau - 1 message

A partir de 25 €
Graphismes
6 / 10Fidèle à la version d'origine et donc dépassée de nos jours sur PlayStation 3.
Jouabilité
7 / 10La maniabilité ne pose aucun problème à celui qui a déjà joué à un FPS sur console.
Son
8 / 10Une bande son idéalement choisie et qui plonge immédiatement dans l'ambiance stressante du jeu.
Durée de vie
7 / 10Une bonne dizaine d'heure de jeu pour terminer l'aventure principale, plus avec les modes multijoueurs.
Fun
8 / 10Premier effet F.E.A.R : une ambiance de film de fantôme. Second effet F.E.A.R : des combats musclés et graphiques contre des ennemis malins.