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Test de jeu / PS3 / F.E.A.R 3

F.E.A.R 3

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Plus dense et complexe qu’il n’y parait, l’histoire de F.E.A.R remonte à 2005, année de sortie de l’excellent premier volet sur PC. On y incarnait à l’époque Point Man, un membre d’une unité secrète chargée de retrouver un certain Paxton Fettel, un homme mystérieux capable de contrôler des soldats par la pensée.

La tâche, déjà compliquée, devient carrément mortelle lorsque la jeune Alma, une sorte de spectre de fillette habillée en rouge et dont le visage est couvert par ses longs cheveux noirs, vient cramer ceux qu’elle n’aime pas. Jonglant entre les deux ennemis, vous arrivez tout de même à loger une balle dans la tête de Fettel, le laissant pour mort dans une explosion atomique.

Le second jeu, F.E.A.R 2 : Project Origin se déroule dans les rangers d’un autre soldat sans lien avec celui du premier et se termine simplement par le viol de ce dernier par une Alma devenue adulte. Désormais enceinte, celle-ci revient faire des siennes. Pour la contrer, Point Man est de retour, épaulé par le fantôme du défunt Fettel, qui n’est autre que son frère, les deux étant en réalité les enfants d’Alma. Oui, c’est compliqué et assez délirant.

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Unanimement reconnu pour son ambiance angoissante et son intelligence artificielle exceptionnelle pour l’époque, le premier F.E.A.R a connu la joie d’être classé « jeu de l’année » par plusieurs magazines. Sa suite, décevante sur bien des points, est moins compréhensible, moins flippante et beaucoup plus orientée action. Je ne vous parle même pas des chapitres additionnels du premier jeu, réellement mauvais. Quand nous avons appris que l’inévitable troisième volet ne serait pas confié aux développeurs originels de Monolith Productions mais aux gars de Day 1 Studios – en charge du portage du premier jeu sur PlayStation 3 – nous craignions un net recul qualitatif. Annoncé comme une aventure entièrement coopérative, F.3.A.R est finalement un FPS très fréquentable qui a de bonnes choses à nous offrir cet été.Famille je vous haisQuelques temps après le premier jeu, nous incarnons de nouveau l’agent Point Man, malmené par les soldats d’Armacham. Celui-ci se réveille en prison, fraichement libéré par son frère fantôme. Dès le début du jeu, vous avez le choix entre jouer la campagne scénarisée en solitaire ou bien en coopération avec un ami, aussi bien en écran partagé qu’en ligne via le PlayStation Network.

En solitaire, les huit missions de la campagne se déroulent toujours dans la peau de Point Man, les niveaux terminés pouvant être rejoués par la suite avec Fettel. De ce fait le jeu offre deux façons de voir les niveaux, avec une manière d’appréhender les combats dissociable et parfois même des embranchements un poil différents. Surtout, le jeu offre une replay value intéressante puisqu’en fonction du personnage incarné la fin du jeu sera modifiée. De là à dire qu’il faut faire le jeu deux fois pour bien l’explorer, il n’y a qu’un pas.

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Dans la peau de Point Man nous sommes en présence d’un FPS assez classique, avec barre de vie qui se recharge quand nous sommes abrités et deux armes maximum à porter en même temps. Comme les autres volets de la série, un astucieux bullet time permet de ralentir l’action afin d’ajuster la tête à faire sauter ou pour contourner un ennemi et le tuer discrètement d’un coup de couteau. Nouveauté de ce troisième volet, Point Man a la possibilité de se mettre à couvert derrière un élément du décor pour se protéger des tirs ennemis et ne sortir que pour faire mouche.

Dans la peau de Fettel ce n’est pas la même limonade. Comme le type est une sorte de spectre, il peut posséder les soldats pour les contrôler comme le ferait un marionnettiste. Dans ce cas là le jeu redevient un FPS traditionnel le temps que la vie de votre pantin s’épuise, ou que la jauge de possession revienne à zéro. Au pire, quand vous en avez marre de contrôler un faible humain, vous pouvez le faire imploser pour reprendre votre forme spectrale. Sous cette forme, vous pouvez jeter des projectiles démoniaques sur vos ennemis, projeter des éléments explosifs comme les barils ou les bonbonnes de gaz contre eux ou bien encore soulever les soldats pour les affaiblir. On aurait aimé encore plus d’audace, comme la possibilité de voler ou de traverser les murs, mais les niveaux ne le permettent pas.

L’action est prenante, à la hauteur des ténors du genre grâce à une intelligence artificielle travaillée qui refuse de se laisser massacrer si facilement. Les soldats ennemis utilisent eux aussi le décor pour se couvrir, ils se déplacent sans arrêt pour brouiller les pistes, tirent à l’aveuglette, utilisent des grenades et dialoguent entre eux pour connaitre votre position. En difficulté maximale, il faut vraiment faire profil bas pour ne pas décéder trop souvent. C’est d’autant plus sympa que certaines zones plus ouvertes comportent deux ou trois façons d’atteindre un même endroit, ainsi on peut jouer au chat et à la souris avec l’ennemi. Ce level design est surtout l’héritage d’un jeu basé sur la coopération durant lequel les joueurs ne se marchent pas dessus mais peuvent prendre l’adversaire en tenaille. En coopération les deux personnages sont d’ailleurs complémentaires puisque Fettel peut soulever les soldats que Point Man n’aura qu’à exploser comme de vulgaires piñatas.

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