Test de jeu / PS3 / Eyepet

- publié le 27 novembre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :23/10/2009
- Développeur :Sony Computer Entertainment
- Distributeur :Sony Computer Entertainment
- Genre :Simulation
- Nb de joueurs :1
Très en vogue ces derniers mois, la réalité augmentée fait une arrivée fracassante sur PS3 avec EyePet, ou comment s’amuser avec un animal domestique sans avoir à le sortir, l’emmener chez le vétérinaire, nettoyer sa litière ou le traiter contre les puces. Le London Studio de Sony, bien connu pour sa série EyeToy Play sur PS2, met ainsi à profit les capacités du PlayStation Eye et nous propose d’adopter une petite bestiole virtuelle.
Mais avant de découvrir votre nouvel ami, vous ferez la connaissance d’un professeur un peu allumé dont le premier travail sera de vous aider à préparer votre aire de jeu : pour profiter de EyePet, il est en effet préférable de faire un peu de place dans son salon ! La caméra PS Eye devra quant à elle être placée à une cinquantaine de centimètres de hauteur par rapport au plan de jeu, et son objectif orienté vers le bas. Vous pourrez donc choisir de jouer sur le sol ou sur une table, selon la position de l’accessoire. Plus important, il faudra veiller à ce que votre environnement soit bien éclairé, et de préférence par la lumière du soleil : un éclairage artificiel puissant peut permettre une bonne détection des mouvements, mais nous avons tout de même obtenu de meilleurs résultats en jouant en journée, même si le soleil se cachait parfois derrière d’épais nuages en cet automne pluvieux.Premier contactUne fois l’installation bien en place, il est temps de se lancer dans le jeu à proprement parler. N’allez toutefois pas croire que votre nouvel animal de compagnie apparaîtra d’un claquement de doigts : les développeurs ont préféré vous le présenter sous forme d’un œuf, et vous charger de faire éclore la bestiole ! L’œuf apparaît donc sur votre écran, incrusté dans l’image capturée par la caméra : la technologie utilisée est immédiatement convaincante, et les jeunes enfants ne manqueront pas de jeter un œil dans la pièce pour voir si l’œuf est « vraiment » là.
Pour en revenir à la naissance de votre compagnon, il faudra tout d’abord réchauffer l’œuf, l’occasion pour le professeur de vous présenter la carte magique : bête morceau de plastique noir, blanc et rouge arborant le logo du jeu, cette carte est détectée par la caméra qui calcule alors sa position et son orientation. La console peut ensuite incruster dans l’image n’importe quel objet 3D, ce dernier suivant les mouvements de la carte lorsque vous la déplacez ou la tournez. Pour cette première étape de l’éclosion, c’est un petit chauffage qui apparaît : à vous de le placer correctement puis d’appuyer avec la main sur le bouton situé sur le dessus afin de souffler de l’air chaud sur l’œuf. Votre animal ne tardera pas à se manifester.

Mais pour qu’il sorte définitivement de sa coquille, vous devrez bercer l’œuf entre vos mains. Un exercice simple en théorie mais dont la pratique révèle les limitations du système de détection des mouvements lorsque l’éclairage n’est pas adéquat : nos mains passent alors au travers de l’œuf sans que celui-ci ne bouge, et l’on s’énerve rapidement. Heureusement les choses sont plus convaincantes lorsque la luminosité est bonne, même s’il est toujours difficile de prendre dans ses mains un objet qui n’existe qu’à l’écran !
Après quelques secondes vous finirez toutefois par atteindre votre but, et votre nouveau compagnon fera ses premiers pas devant vous. Les plus anciens noteront immédiatement le lien de parenté liant l’EyePet au célèbre Kiki (nous avons d’ailleurs donné ce nom au nôtre !), si ce n’est que la bestiole imaginée par le London Studio ne passe son temps à sucer son pouce !
Une fois votre animal apparu le professeur vous donnera les premières explications vous permettant d’interagir avec lui, différents mouvements de la main permettant d’attirer son attention ou de le faire sauter à travers l’écran.Des activités variéesMais comme tout bon dérivé de Tamagotchi votre animal nécessitera un peu d’attention, et il faudra notamment le nourrir. La carte magique se transformera alors en bol que vous utiliserez pour aller chercher des croquettes dans le distributeur avant de les verser dans la bouche de votre compagnon. Autre passage obligé, le lavage : là, vous devrez jouer du pommeau de douche et du sèche-cheveux, mais aussi frotter le pelage de la bête pour faire mousser le shampooing. Une fois l’animal nickel, vous aurez toute latitude pour le relooker en choisissant ses vêtements, la longueur de ses poils, et même la couleur de ces derniers.

Hormis ces petites obligations de la vie courante, votre principal travail consistera à divertir votre EyePet en vous lançant avec lui dans divers mini-jeux débloqués petit à petit. Vous devrez d’ailleurs respecter les pauses demandées par le professeur pour que votre animal puisse se reposer, un moyen comme un autre de rallonger artificiellement la durée de vie du jeu !
Pour en revenir aux mini-jeux, sachez que ceux-ci sont relativement variés : il vous faudra par exemple faire sauter Kiki un certain nombre de fois sur un trampoline, lui demander d’exploser des bulles de savon, ou encore de faire un peu de jardinage. La carte magique est souvent mise à contribution, mais vous débloquerez un peu plus tard des épreuves utilisant le micro du PS Eye, comme celle consistant à émettre un bruit aigu pour casser des verres.
Plus amusant encore, vous pourrez après quelques défis présenter à votre animal des dessins réalisés au feutre épais afin qu’il les reproduise : maladroit au départ, il améliorera son coup de crayon au fil du temps et pourra ainsi copier vos œuvres. Mieux, certains de ces objets (voitures, avions) prendront forme en 3D, et votre EyePet pourra grimper dedans pendant que vous pilotez avec le pad !

Vous l’aurez compris, les activités imaginées par le London Studio sont plutôt variées et bien pensées, même si l’on peut reprocher le flou voire l’inexactitude de certaines consignes : les défis sont pour la plupart faciles à réaliser lorsque l’on a compris l’objectif, mais ce dernier n’est pas toujours clairement décrit ! On peut en outre regretter que le niveau de difficulté de certaines épreuves soit un peu trop élevé pour les jeunes enfants qui sont, a priori, le cœur de cible du titre. Précisons enfin que l’intérêt du jeu diminue significativement une fois tous les défis remportés, un problème qui pourrait être atténué si les développeurs décident d’offrir de nouvelles activités en téléchargement à un prix raisonnable.Une technique convaincanteQue l’on adhère ou pas au concept d’EyePet, il faut tout de même reconnaître que la bestiole incrustée par la console dans l’image capturée par le PS Eye est particulièrement convaincante : que ce soit dans sa modélisation, ses mouvements ou ses attitudes, elle séduit immédiatement et provoque immanquablement l’émerveillement chez les plus jeunes. Certes elle est bien souvent le seul objet 3D géré par la machine, à l’exception de quelques accessoires utilisés durant les mini-jeux, mais le résultat reste tout de même très satisfaisant.
Côté ergonomie, on ne peut que saluer l’initiative du London Studio de ne pas se reposer uniquement sur les capacités de la caméra : la carte magique est une trouvaille ingénieuse, même s’il faut toujours penser à bien la présenter à l’objectif sous peine de voir l’objet qui lui est rattaché disparaître, et le fait que les menus soient navigables au pad est un réel progrès par rapport aux jeux EyeToy Play. On évite ainsi les activations intempestives d’options ou de menus par des mouvements mal calculés.
La bande son du jeu est quant à elle inégale, avec des musiques peu attrayantes et répétitives, mais des couinements de l’animal plutôt réussis. Le professeur se révèle quant à lui plutôt utile par ses interventions, sa voix ayant bien évidemment été doublée en français.

• Une bonne interaction avec l'animal
• Des défis bien pensés
• Une réalisation correcte
• Lassant sur la durée
• Quelques mini-jeux difficiles pour les plus jeunes
• Peu précis avec un éclairage artificiel
Verdict
Séduisant dans son concept, EyePet vous permettra sans nul doute de passer un bon moment en famille, et plus particulièrement avec vos enfants : l'idée du tamagotchi présenté via la réalité augmentée est judicieuse, d'autant que l'animal prend littéralement vie sous vos yeux et qu'il se comporte de manière crédible à l'écran. L'équipe du London Studio ne s'est toutefois pas concentrée uniquement sur l'aspect technique du titre, et a aussi pensé à proposer des activités sympathiques à défaut d'être très nombreuses. Le plus important reste que ces mini-jeux parviennent à éviter les problèmes de maniabilité vus dans la série EyeToy Play, grâce notamment à la carte magique qui permet de placer précisément un objet dans l'espace, et aux menus faisant appel au pad de la console pour les rendre aisément navigables. Attention toutefois : les défis se débloquent rapidement, et l'on peut ensuite avoir l'impression de tourner en rond !
Le Village PF

Graphismes
8 / 10Les divers éléments graphiques incrustés par la console sur l'image de la caméra n'ont rien d'une immense prouesse technique mais il faut reconnaître que les animations du Kiki virtuel sont plutôt réussies.
Jouabilité
7 / 10La détection de mouvements est convaincante dans la plupart des mini-jeux proposés, mais il faut s'assurer d'un bon éclairage de l'aire de jeu. Vous devrez aussi prendre garde à bien présenter la carte magique face à la caméra !
Son
7 / 10Les musiques proposées sont sans grande saveur et peu variées : elles se révèlent vite répétitives. Heureusement les petits bruis émis par votre nouveau compagnon de jeu sont plutôt réussis.
Durée de vie
7 / 10Malgré les pauses obligatoires dans le déblocage des défis, il ne vous faudra que quelques sessions de jeu pour avoir accès à tous ces mini-jeux. Leur découverte est toujours amusante, mais seuls les plus jeunes s'amuseront sur la durée.
Fun
7 / 10Il faut bien le reconnaître, la réalité augmentée sert ici de belle manière le concept de base du tamagotchi. On s'amuser parfois franchement à jouer avec notre ersatz de Kiki, même si l'exercice peut finir par lasser.