Test de jeu / PS3 / Eternal Sonata

- publié le 12 mars 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :13/02/2009
- Développeur :Tri-Crescendo
- Distributeur :Namco
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario
- Page 2 : Des combats prenants
- Page 3 : Quelques défauts
- Page 4 : Réalisation, Conclusion
Il faut bien le reconnaître, les RPG japonais auxquels la PS1 puis la PS2 nous avaient habitués sont extrêmement rares sur la petite dernière de Sony. Certes Final Fantasy XIII viendra tôt ou tard combler les fans du genre, mais on s’attendait à ce que d’autres productions assurent l’intérim. Le constat est d’autant plus amer que la Xbox 360 semble mieux lotie dans ce domaine, certains développeurs nippons ayant décidé de proposer leurs RPG en exclusivité sur la console de Microsoft.
A vrai dire Eternal Sonata était jusqu’en septembre 2007 lui aussi considéré comme une exclusivité Xbox 360 : ce n’est que quelques semaines avant la sortie du jeu en Europe qu’une version PS3 fut annoncée par nos confrères de Famitsu. Dix-huit mois plus tard, nous pouvons enfin mettre la main sur ce sympathique RPG qui, à défaut de bénéficier d’une incroyable richesse, propose une histoire accrocheuse et un système de combat original.Un rêve éveilléAussi étrange que cela puisse paraître, Eternal Sonata vous propose de vivre les dernières heures du célèbre compositeur polonais Frédéric François Chopin, alors que ce dernier gît sur son lit de mort en plein Paris. N’allez toutefois pas croire que les donjons de ce RPG soient situés dans les catacombes ou au sommet de la Tour Eiffel : le monde que vous vous apprêtez à découvrir est en réalité le fruit de l’imagination de Chopin, un univers haut en couleurs et habité par des personnages pour le moins attachant.

Vous ferez tout d’abord la connaissance de Polka, une jeune fille dont le village de Tenuto s’est spécialisé dans la production d’un médicament appelé poudre florale : régulièrement, Polka se rend dans la ville voisine de Ritardando pour vendre ses produits, mais les affaires marchent plutôt mal dernièrement. Le Conte de Forte, seigneur de la région, se livre en effet à une concurrence déloyale en écoulant de la poudre minérale, bien moins chère que la poudre florale car exempte de taxes. Pour couronner le tout, notre jeune héroïne souffre d’un mal incurable qui lui confère certes quelques pouvoirs magiques, mais qui la rend surtout effrayante aux yeux de la population : considérée comme une pestiférée, elle n’a jamais pu se faire de vrais amis.
Un soir où les doutes se font plus pressants que d’habitude, Polka a la surprise de voir apparaître Chopin à ses côtés : ce dernier lui explique que l’univers dans lequel elle vit n’est que le produit de son imagination, mais son incapacité à deviner les pensées de la jeune fille font douter cette dernière du bien-fondé des déclarations de son nouvel ami. Quelques heures plus tard, le duo tout juste formé prend la route de Forte, espérant convaincre le Conte de baisser les taxes sur la poudre minérale.
En parallèle, deux jeunes garçons nommés Allegretto (Retto pour les intimes) et Piccolo (Beat dans la version anglaise) font de leur mieux à Ritardando pour aider à survivre un groupe d’enfants livrés à eux-mêmes : nos compères volent régulièrement du pain chez la boulangère du coin, et vivent ainsi de menus larcins tout en ayant pleinement conscience que les taxes levées par le Conte Waltz finiront par avoir raison de la population. Il ne leur faut pas longtemps pour décider de rencontrer le seigneur responsable de tous leurs maux, et c’est ainsi qu’ils se mettent en route pour Forte.
Bien entendu, Polka, Chopin, Retto et Piccolo ne tarderont pas à se croiser, et la fine équipe s’enrichira au fil de l’aventure d’autres personnages à l’histoire parfois moins creusée, mais aux personnalités bien trempées. L’intrigue au départ basée sur un seigneur trop gourmand en impôts prendra par la suite une autre tournure, et des thèmes aussi vastes et divers que la vie, la mort ou la politique seront abordés. On s’amusera d’ailleurs du parallèle fait entre le scénario du jeu et la vie de Chopin : chacun des huit chapitres composant l’aventure est en effet précédé d’une cut-scene nous contant un épisode de la vie du compositeur, le thème ainsi illustré étant aussi celui du chapitre à venir. Certains regretteront peut-être que ces séquences brisent quelque peu l’immersion par ailleurs réussie du jeu, mais cette approche visant à réécrire des évènements passés dans un monde imaginaire s’avère tout de même intéressante.

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