Test de jeu / PS3 / Dynasty Warriors : Strikeforce

- publié le 12 mars 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :19/02/2010
- Développeur :Koei
- Distributeur :Koei
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :Action
- Nb de joueurs :1 à 4
Dynasty Warriors Strikefoce a connu un joli succès sur PlayStation Portable dans son pays d’origine où il s’appelle Shin Sangoku Musou MultiRaid. Fort de ce succès sur console nomade, l’éditeur Koei s’est dit qu’il y avait surement une part de marché à prendre en mettant à la disposition des joueurs sur consoles de salon un portage vite fait bien fait. Largement inspiré d’un Monster Hunter, cette nouvelle itération de la célèbre série arrive-t-elle à convaincre sur PlayStation 3 ?Un chinois dans la villePrenant une nouvelle fois pour cadre des batailles féodales imaginaires en Chine, Dynasty Warriors Strikeforce propose de prendre part à des combats auprès des chevaliers de trois armées distinctes, chacune étant composée d’une bonne dizaine de personnages jouables. A vous de faire votre choix entre un homme, une femme, un jeune, un vieux, un mince ou un obèse. L’important, ce sont surtout les caractéristiques techniques de votre soldat, présentées comme celle d’un joueur de football dans Pro Evolution Soccer avec son expérience et ses aptitudes, et l’arme qu’il utilise parmi une tripotée : arc, lance, épée, double épées, masse, bâton, boulet accroché à une chaîne, arbalète, griffes. Une arme principale et une secondaire accompagnent chaque guerrier, guerrier dont un petit descriptif nous en apprend plus sur les motivations.

Votre choix effectué, direction le village, quartier général du jeu. A l’instar de la série Monster Hunter de Capcom, c’est dans ce village que vous pourrez planifier vos prochaines missions et faire du troc avec les objets gagnés dans les précédentes. C’est aussi dans ce lieu que vous pourrez faire le plein d’améliorations en tout genre. Le village lui-même peut être amélioré, c’est dire. Ce dernier se compose de neuf domaines :
L’académie, pour apprendre de nouvelle techniques Ki.
L’atelier servant à fabriquer de nouvelles orbes pour vos armes.
Le forgeron qui façonnera vos nouvelles armes.
Le marché qui sert à échanger et acheter des objets.
Le bazar qui sert à échanger vos matériaux.
L’entrepôt, sorte de stock dans lequel vider votre sac.
Le tableau d’affichage avec une carte du jeu sur laquelle il faut venir chercher des missions secondaires.
Le gardien de la porte qui vous prévient en cas de nouvelles missions historiques.
L’autel qui permet de changer de personnage à tout moment ou d’en rajouter un à votre équipe.
Car en effet la principale caractéristique de la version PSP est disponible sur PlayStation 3 : la coopération jusqu’à quatre. Jouable en réseau via le PlayStation Network ou bien en solitaire avec des personnages contrôlés par l’intelligence artificielle, Dynasty Warriors : Strikeforce gagne en intérêt à plusieurs. Que les solitaires se rassurent : si vous jouez seul, l’intelligence artificielle fera le nécessaire pour rester en vie et vous pourrez de toute façon lui donner des ordres simples du style qui doit attaquer quoi. La coopération est d’ailleurs parfois à la limite de l’indispensable compte tenu de la difficulté de certains ennemis. Un gameplay typiqueMise à part la coopération, le genre Dynasty Warriors n’a pas tellement bougé. On se retrouve toujours en présence d’un gros beat-them-all dans lequel les ennemis arrivent par centaines de nulle part pour s’empaler sur notre arme. Chaque mission se compose d’un objectif symbolisé par une couleur sur la carte que vous voyez en haut à droite de l’écran. A vous de franchir les niveaux en forme de couloirs jusqu’à la cible en question pour enfin l’éliminer. La plupart du temps, il s’agit uniquement de tuer un général ennemi ou un quelconque gradé. Parfois on vous demandera de récupérer des objets dans des coffres ou bien alors d’abattre des boss plutôt coriaces. Pas de panique néanmoins puisque vous êtes à quatre dessus et que vous disposez de vies infinies.

Si jamais votre jauge de vie se retrouve vide, vous réapparaissez automatiquement sur la portion de la carte sur laquelle vous vous trouviez avant de mourir. Avec une résurrection infinie, l’usure aura forcément raison de votre ennemi, et de votre goût du challenge. Seul le chronomètre est votre ennemi puisque chaque mission doit se faire selon le temps accordé, celui-ci vous octroyant plus de bonus s’il est élevé à la fin de la partie. Comme dans un jeu de rôle, la réussite de missions vous fait gagner de l’expérience, des niveaux, de l’or à claquer en ville et le choix parmi des artefacts précieux qui vous seront utiles pour améliorer votre matos et vaincre vos adversaires. C’est le p’tit côté Monster Hunter, se forger une collection à force de jouer.
Point de vue maniabilité, rien de neuf non plus : un bouton pour foncer sur l’ennemi, un autre pour se protéger, un pour alterner entre arme principale et secondaire, un pour sauter, une traditionnelle alternance entre coups forts mais lents et faibles mais rapides et enfin, un bouton pour se transformer. Seconde trouvaille de ce Strikeforce, une jauge placée sous la barre de vie se remplit en tuant des soldats et vous offre à terme une transformation en super guerrier. En plus d’un design modifié pendant votre furie, vos coups sont nettement plus puissants et votre vie se régénère. A utiliser là aussi aux meilleurs moments.Une réalisation à la rueGraphiquement stylé sur PlayStation Portable, Dynasty Warriors : Strikeforce réussit mal son entrée sur console haute définition. Les textures sont à la limite du hideux, surtout sur les sols qui ne subissent aucune altération, pas même une simple trace de pas dans la neige. L’aliasing pique les yeux sur les personnages et les décors, les polygones scintillent de partout et le clipping affreux fait apparaitre la moindre ombre au dernier moment. Un constat honteux sur une PlayStation 3, surtout si l’on ajoute des ralentissements réguliers et des temps de chargement de quelques secondes entre chaque portion d’un même niveau. Pénible à souhait, cet habillage saura à lui seul faire freiner des quatre fers les joueurs les plus exigeants.

Ceci dit, le jeu dispose d’une option d’installation de données sur le disque dur afin de réduire les temps de chargement mais même avec ça, la réalisation est déplorable. Au-delà de l’aspect purement technique, les décors sont tout de même bien vides, peu interactifs et le level design n’est guère inspiré. Enfin, et même si c’est le genre qui veut ça, on ne peut que rester bouche ouverte devant l’intelligence des ennemis de base, proche du zéro absolu, qui se contentent juste de fondre sur vous par dizaines, en gentils petits clones. Autant dire qu’à moins d’être un fan inconditionnel de cet univers et de connaître en plus trois autres personnes dans votre cas, vous pouvez passer votre chemin et retourner sur God of War III.
• La coopération à quatre
• Les transformations
• Nombreuses personnalisations
• Techniquement à la traine
• Répétitif à la longue
• Intelligence artificielle absente
Verdict
Action coopérative non-stop couplée à un système de transformation sympathique contre des ennemis parfois bien retors, Dynasty Warriors Strikeforce plaira certainement aux inconditionnels de la série. Les autres seront nettement moins tolérants sur une réalisation qui entre dans le top ten des moins dignes de la PlayStation 3, assortie à une intelligence artificielle absente et une répétitivité qui gène à la longue. Un jeu de niche, pour quelques gamers seulement.
Le Village PF

Graphismes
4 / 10Les transformations et quelques boss sont agréables à l'œil, pour le reste le portage PSP / PS3 ne fait vraiment pas honneur à la console de salon.
Jouabilité
7 / 10La prise en main est toujours la même depuis les premiers volets, le fait de pouvoir se transformer fait son petit effet.
Son
6 / 10Musiques d'ambiance oubliables, bruitages sans profondeur et voix plutôt quelconques : nous ne sommes pas là pour écouter du bon son.
Durée de vie
8 / 10Une durée de vie tout à fait convenable à plusieurs avec des missions nombreuses que l'on parcourt à quatre entre amis.
Fun
6 / 10En solitaire on décroche assez vite mais c'est une autre histoire en coopération. Encore une fois, trouvez des joueurs si vous voulez vous distraire.