Test de jeu / PS3 / Driver : San Francisco

- publié le 1er septembre 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :01/09/2011
- Développeur :Ubisoft Reflections
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Automobile
- Genre :Course
- Nb de joueurs :1 à 8Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Structure
- Page 2 : Multijoueurs
- Page 3 : Gameplay, Réalisation, Conclusion
Malgré le succès mérité du premier Driver sorti en 2000 sur PlayStation, la série de Reflections a par la suite eu bien du mal à convaincre le public et la critique, la faute à des choix de design discutables, souvent mal assumés. Après le décevant Driv3r et sa suite sans surprise Parallel Lines sur PS2, nous n’attendions donc plus grand-chose des aventures de Tanner, et avions accueilli avec circonspection l’annonce d’un nouvel épisode sur PS3. La surprise n’en a été que meilleure lorsque nous avons mis la main sur la version review de Driver San Francisco !
Lancée en Europe voilà plus de onze ans, la série Driver avait à l’époque redéfini la course automobile vidéoludique en remplaçant les classiques épreuves par des missions aux objectifs variés, en n’oubliant toutefois pas d’offrir un modèle de pilotage pointu et exigeant. Fort d’un succès mérité, le studio Reflections avait par la suite tenté d’élargir le champ des possibilités de son jeu en permettant notamment au joueur de sortir de sa voiture, et de participer à des fusillades malheureusement peu convaincantes. Critiqués pour leurs nombreux bugs et leur gameplay manquant d’identité, les derniers volets semblaient ainsi avoir sonné le glas de la série. C’était sans compter sur la volonté des petits gars de Reflections qui ont pris en compte les retours de leurs fans, et nous offrent avec Driver San Francisco leur meilleure production depuis le premier volet.Voyage au centre de TannerPremière bonne nouvelle, les développeurs ont complètement abandonné les phases à pied et les fusillades, si bien que vous passerez 100% de votre temps (ou presque !) au volant d’une voiture. Rassurez-vous, vous ne serez pas coincé dans la Dodge Challenger du héros de la série, le détective John Tanner, et aurez la possibilité de conduire 128 véhicules différents, tous sous licence : de la Shelby GT500 de 1967 à la Maserati Gran Turismo S de 2008 en passant par la DeLorean DMC-12 de 1983, le choix est large et éclectique. Vous pourrez même vous retrouver aux commandes d’un camion-citerne ou d’un van, de quoi varier les plaisirs.
Mais comment changer de voiture sans en sortir ? Reflections aurait-il décidé de nous faire enchaîner les missions automatiquement, sans nous laisser le choix du bolide ? Rassurez-vous, la réponse est non. A vrai dire vous sortirez bien des véhicules, mais ne serez pas à pied pour autant ! L’explication tient au scénario du jeu qui, malgré son côté fantastique pas vraiment adapté à la série à première vue, se révèle finalement une excellente idée.

Voyez-vous le jeu débute six mois seulement après les évènements de Driv3r, alors que le criminel Jericho arrêté par Tanner à la fin du jeu s’apprête à passer devant un tribunal pour répondre de ses actes. Sans surprise l’homme parvient à s’échapper, mais ne tarde pas à trouver Tanner accroché à ses basques : c’est durant la course-poursuite d’ouverture que l’accident se produit, et notre héros se retrouve sur un lit d’hôpital, plongé dans le coma. Seulement voilà, même entre la vie et la mort, Tanner entend remettre Jericho derrière les barreaux, et il rêve donc de la suite de son enquête. Mais s’agit-il vraiment d’un rêve?
Vous voici donc lancé à la poursuite de Jericho dans les limbes de l’esprit de Tanner. Avec un tel contexte, vous ne serez pas surpris d’apprendre que notre flic de choc s’aperçoit rapidement que les panneaux publicitaires de la ville lui envoient des messages. Mieux, il semble avoir acquis un pouvoir lui permettant de quitter son corps et de prendre le contrôle de n’importe quel véhicule se trouvant autour de lui. Dans la pratique, il vous suffit de presser le bouton Croix pour vous retrouver au-dessus de San Francisco, d’aligner votre viseur sur n’importe quel véhicule, puis d’appuyer à nouveau sur Croix pour vous retrouver à la place du pilote. Un procédé baptisé le « shift ».Des missions par dizainesOutre le fait d’utiliser le véhicule de son choix, une manœuvre dont nous verrons l’utilité en jeu plus tard, le « shift » permet à Reflections de nous présenter la ville sous la forme d’une carte sur laquelle apparaissent de nombreuses missions : il suffit alors de pointer le viseur sur la mission choisie, et d’appuyer sur Carré pour la lancer. A noter qu’au fur et à mesure de votre progression dans le scénario, vous débloquerez de nouveaux quartiers de la ville et améliorerez au passage votre niveau de shift : vous pourrez ainsi prendre plus de hauteur, et aller d’une rue à une autre encore plus rapidement.

Pour en revenir aux tâches qui vous incombent, sachez qu’elles se divisent en deux catégories : d’un côté les missions à proprement parler, qui font avancer le scénario, et de l’autre les évènements. Les premières sont évidemment obligatoires, tandis que les seconds sont facultatifs. Sachez que, parmi les missions principales, beaucoup ne sont pas directement liées à la traque de Jericho : vous devrez en effet faire votre boulot de flic en plus de mener à bien votre enquête, et il sera ainsi fréquent de devoir remplir quelques missions classiques pour débloquer l’étape suivante du scénario.
Les évènements regroupent de leur côté trois types d’épreuves : les défis, les activités et les exploits. Les premiers se déverrouillent en cours de jeu et proposent des parcours de checkpoints ou des courses sans shift, avec parfois quelques objectifs supplémentaires comme accumuler suffisamment de points en drift ou franchir la ligne d’arrivée avec un certain temps au compteur. Les activités, disséminées sur la carte, sont de natures diverses : on vous proposera évidemment des courses simples mais aussi de détruire votre environnement, de protéger un véhicule en shiftant dans d’autres afin d’arrêter vos assaillants, de stopper les concurrents de courses urbaines ou encore d’échapper à la police. Les exploits enfin, eux aussi disponibles un peu partout dans la ville, sont l’occasion de réaliser des pointes de vitesse et des cascades en tous genres.
En y regardant de plus près, les missions principales du jeu sont largement basées sur les mêmes épreuves que celles offertes par les évènements. Ceci étant elles bénéficient de superbes cut-scenes d’introduction, utilisant souvent un vignettage pour mélanger séquences en images de synthèse et rendu du moteur de jeu, et s’intègrent de fait tout naturellement à la trame de l’aventure. Et puisque les activités sont tout de même variées, on n’a jamais l’impression de faire toujours la même chose. Un bon point !

Avec son nombre impressionnant de missions, Driver San Francisco a de quoi occuper les joueurs solos une bonne vingtaine d’heures, même s’il est sans doute possible de terminer le scénario principal en une grosse dizaine si l’on fait l’impasse sur les évènements. Ceci étant, consacrer un peu de temps à ces derniers est loin d’être une mauvaise idée : réussir les défis, activités et exploits vous rapportera en effet des points de volonté, qui servent aussi de monnaie. En vous rendant dans un garage, vous pourrez ainsi acheter de nouvelles voitures et des améliorations (turbo plus long, recharge plus rapide, détecteur d’objets cachés, bonus de revenus et caméra « action »). De quoi faciliter certaines missions principales qui, logiquement, se corsent quelque peu sur la fin.
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