Test de jeu / PS3 / Dragon Age : Origins

- publié le 30 novembre 2009
- Etat : Disponible
- Date de sortie :05/11/2009
- Développeur :BioWare Corp
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
Si jadis les consoles de Sony se voyaient arrosées de RPG nippons, la dernière née fait de la place aux titres occidentaux. Après une longue période de flottement, Dragon Age Origins, tout droit sorti des studios de BioWare, débarque pour nous entrainer dans une aventure que l’on voulait longue, prenante, et combattive. Nous voilà servis.
Les amateurs de RPG signés BioWare savent certainement à quoi s’attendre. En effet, Dragon Age, bien que différent sur bien des aspects, reprend l’ossature de ce qui à fait le succès de la compagnie ces dernières années. Une marque de fabrique qui est longtemps restée à l’écart de la Playstation 3 mais qui commence, enfin, à s’y mettre.La naissance du HérosComme tout bon RPG occidental qui se respecte, le jeu démarre avec la création de son avatar. Dragon Age Origins, étonnamment, ne propose pas une brouette de possibilités pour démarrer l’aventure. Humain, Nain, ou Elfe sont les seules races proposées, et chacune ouvre la voie à la fonction de Mage, Guerrier ou Voleur. Une fois la sélection faite, et l’avatar paramétré physiquement, on se retrouve alors membre d’une condition sociale définie. Et c’est elle qui déterminera les premières heures de jeu. Un mage, membre du Cercle des Mages, et il ne peut en être autrement, démarrera dans ses quartiers et portera son origine jusqu’à la fin du jeu. Mais seules les premières heures sont marquées par ce choix, car en réalité tous les scénarios conduisent à un même point de chute, après lequel l’origine deviendra un outil facultatif dans les discussions, mais pas inutile pour autant.

Mais pas d’inquiétude, car le personnage peut se différencier sur ses capacités. Et là, c’est la foire aux possibilités qui s’ouvre : fabrication, attaques à distances, protection, attaques groupées, combinaisons, il existe tout une flopée de voies d’amélioration, qui donneront au personnage sa propre identité et son utilité dans le groupe. Car le héros que l’on est ne sera pas seul : d’autres viendront, de gré ou de force, se greffer à l’aventure.Le Seigneur des Anneaux?Avant tout, les premiers instants de jeu permettent de découvrir, dans les grandes lignes, l’histoire imaginée par BioWare. Et il est difficile de nier le travail fourni tant cette histoire se montrera riche et complexe, continuant à se densifier au fil des heures. Au fond, l’originalité n’est pas vraiment de la partie, puisque le titre s’inspire franchement des classiques du genre, et notamment des œuvres de Tolkien. Mais c’est tellement bien conté qu’on prendra plaisir à lire l’ensemble des textes et extraits de livres que le jeu nous offre. Et ils sont nombreux : en comptant l’histoire générale, celle de chaque clan, celle des personnages, et tous les éléments liants, on y passe pas mal de temps dans notre codex. Profitons-en pour en parler : ce codex, sensé rassembler toutes les informations écrites collectées durant l’aventure, tels que les livres, les documents, ou les quêtes à accomplir, présente un défaut qui est assez étonnant. En effet, on ne pourra lire l’élément de son choix directement, puisqu’il n’y a pas de souris, mais en faisant défiler la liste jusqu’à l’atteindre. Rien de grave jusque là, sauf qu’en défilant, les éléments non lus survolés sont alors considérés comme lus. Alors soit on prend le temps de les lire tous dans l’ordre, même si certaines informations se font plus pressantes que d’autres, soit on essai de retenir ce que l’on n’a pas lu, mais vu la richesse du codex, ca parait plutôt compliqué.

Vous êtes donc au centre d’une guerre imminente entre des mages noires ayant voulu conquérir le royaume de dieu, appelé le Créateur, et ayant été maudits pour cela, et le reste du monde, convaincu que la fin est proche. Rapidement, on saura reconnaitre en vous l’étoffe des héros, et vous serez en première ligne de cette conquête de la paix, mais aussi de tous les travers que réserve le scénario. Au-delà de la trame principale qui conduit inexorablement à sauver la planète, l’aventure sera riche en missions annexes. Car le développement de l’histoire se fait au fil de vos discussions, vous menant de village en village, et vous plaçant parfois au cœur de problèmes dont vous vous moquez éperdument. Certains seront utiles au développement de l’histoire, d’autres uniquement à remplir votre bourse. Vos talents de persuasion ou d’insinuation seront donc mis à l’épreuve. Ils vous serviront également à faire des rencontres, et l’effet des réponses données pendant vos échanges n’est pas anodin. Ainsi, on se retrouvera parfois avec un compagnon de plus sur le dos parce que nos échanges étaient bien trop sympathiques, et il faudra au contraire parfois en menacer d’autres pour les convaincre, ce qui peut conduire à un affrontement, et donc à la mort.
Les choix influent parfois sur la durée, même si ce sont principalement les événements locaux qui en subiront l’impact.Un gameplay qui s’adapteNotre groupe verra donc, par nos actions ou par le scénario, l’arrivée de nouveaux venus. Ils apporteront chacun leur histoire, et seront la source de discussions multiples et variées avec notre avatar, ou encore avec les autres membres du groupe, ce qui donne un aspect vivant à l’ensemble. Et heureusement qu’ils sont là pour se chamailler car notre personnage, lui, est loin d’être un grand bavard, même si on l’entendra s’écrier ici et là que nos actions sont grotesques ou inutiles. Le caractère de chaque personnage est d’ailleurs différent, ce qui peut poser certains problèmes lorsque l’on souhaite effectuer une mission. Certains accepteront de jouer les assassins, d’autre feront les diplomates, et leur désaccord peut devenir profond au fil de nos choix. Une barre permet d’ailleurs de veiller sur l’affinité entre eux et notre personnage. On peut, par la discussion, augmenter cette affinité, ou encore offrir des cadeaux que l’on aura ramassés sur les cadavres qui jonchent le sol. Cela peut même conduire à une histoire d’amour.
Chacun de ces personnages vient avec ses spécificités qu’il sera possible d’exploiter à sa guise, ou presque. Tout d’abord, le groupe actif pourra être composé de 4 personnes à la fois. Les autres vous suivront dans vos bagages, mais ils évolueront tout de même. Il sera bien évidemment possible de modifier le groupe pour faire intervenir les compétences de ceux restés en retrait.
Le gameplay mis en place par les développeurs permet d’envisager plusieurs possibilités d’actions. La première est de paramétrer la tactique à adopter pour chacun des personnages du groupe lorsqu’il n’est pas contrôlé par nous même. Car il sera possible de prendre le contrôle du personnage de son choix, en laissant donc notre avatar nous suivre comme un personnage secondaire. Une fois le personnage choisi, on peut définir sa tactique, mais également ses évolutions, ses améliorations, et le façonner à notre convenance.

Une fois un combat démarré, on peut agir sur un personnage à la fois, ou sur tous en sélectionnant le groupe dans son ensemble. Les tactiques mises en place seront suivies, tant bien que mal, car ils n’en feront parfois qu’à leur tête, alors que le personnage que l’on contrôle exécutera les commandes qu’on lui suggère. L’automatisme peut parfois suffire, mais il montrera ses limites face à des ennemis plus intelligents ou plus coriaces. Il faudra alors mettre en place un dispositif tactique cohérent, c'est-à-dire tenter d’attaquer à distance, protéger ou faciliter le travail des guerriers qui prône le combat à l’épée, et ainsi de suite. L’interface à été adaptée pour permettre ce type d’organisation, la console ne bénéficiant pas de l’ensemble des raccourcis clavier que peut offrir un PC. Il est donc possible de définir 6 raccourcis pour chacun des personnages, que l’on réserve aux attaques ou actions primordiales, mais il existe aussi un moyen d’accéder à l’ensemble des autres possibilités grâce au radial, une sorte de menu pop-up qui pause l’action le temps que le choix soit fait. Potions, sorts, objets, tout est accessible. La pause offerte par le radial permet de construire la stratégie puisqu’il est possible de sélectionner plusieurs actions qui se mettront donc en queue, et le faire pour chacun de nos alliés.
Si au départ cela ressemble plus à une boucherie sans nom qu’à un combat organisé, le tout s’affinera petit à petit, en prenant en main cette interface particulière. Cependant, il ne faudra pas tant de stratégie que ça, pour ceux qui sont effrayés par l’idée de mettre en place une tactique : la difficulté du jeu n’est pas insurmontable, et les barbares réussiront à venir à bout de leurs ennemis, eux aussi. D’autant plus qu’on ne meurt que si le groupe entier se fait décimer. Il suffit qu’un seul d’entre eux tienne debout une fois l’ennemi abattu pour que tout le monde se relève. Les ex-morts auront toutefois un malus sur leurs capacités à chaque fois qu’ils seront morts au combat, qu’on pourra toutefois lever grâce à certaines potions.
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