Test de jeu / PS3 / Def Jam : Icon

- publié le 3 avril 2007
- Etat : Disponible
- Date de sortie :22/03/2007
- Développeur :EA Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Genre :Combat
- Nb de joueurs :1 à 2
Après deux épisodes réussis, la licence Def Jam est devenue synonyme de valeur sûre pour les amateurs de jeux de combat. Pour son passage à la nouvelle génération de consoles, la série tente de prendre un nouveau départ en modifiant complètement les fondements de son gameplay. Un pari osé qui ne parvient cependant pas à convaincre totalement.Partez à l’assaut des chartsOutre les habituels modes permettant d’affronter la Playstation 3 ou un ami offline ou online, le cœur de Def Jam : Icon réside dans son mode « Monter un label », sorte de campagne où vous devrez vous faire une place dans le milieu du hip-hop. Après avoir créé votre avatar et lui avoir attribué un style combat qui déterminera votre puissance et votre rapidité durant les affrontements, tout commence par une cinématique au cours de laquelle Carver, le mentor de votre héros, est abattu en pleine rue. Vous voilà alors propulsé deux années plus tôt, juste au moment de la rencontre entre votre personnage et ce même Carver, suite à une altercation dans une boîte de nuit. Après avoir réglé le compte d’un malotru qui avait eu le culot de tacher votre superbe marcel, vous êtes invité par Carver à rejoindre sa table afin de parler business : c’est le début de votre carrière dans le monde de la musique et des bourre-pifs.
La première chose qui frappe en jouant à Def Jam : Icon ne concerne pas les combats mais les menus. En effet, la navigation y est extrêmement lente et les temps de chargement sont interminables. Il n’est ainsi pas rare d’attendre presque trente secondes pour qu’un duel débute.

C’est alors depuis une chambre aux dimensions ridicules que vous commencerez à vous faire connaître avant d’accéder plus tard à une somptueuse villa. Après avoir consulté vos courriels et acquis de nouveaux habits afin d’avoir enfin un look respectable, vous voilà prêt à dominer votre industrie. Au cours de votre progression, vous croiserez la route de nombreuses stars du hip-hop comme E40, Sean Paul, T.I ou encore Redman pour ne citer qu’eux. Au total, près de personnages croiseront votre route et deviendront jouable après que vous les aurez battus ou que vous les aurez signés sur votre label. Quand un artiste devient votre poulain, il part aussitôt en studio pour préparer sa prochaine chanson. Sitôt l’enregistrement terminé, vous enfilez votre costume de producteur et déboursez des milliers de dollars pour promouvoir cette nouvelle œuvre. Passages en radio ou encore publicité font ainsi partie de vos pôles de dépenses. Vous pouvez visualiser le classement des meilleurs ventes de chansons à tout instant sur votre ordinateur et espérer remporter un disque d’or ou de platine qui vous apporteront gloire et argent.
Malheureusement, les possibilités s’avèrent rapidement limités, si bien que cette facette du jeu se montre vite répétitive puisque vous vous contentez de faire couler à flots les billets verts pour vendre des millions de disques et, au final, vous ne passez plus qu’un temps limité dans ces menus qui ne servent qu’à faire office de transition entre deux combats.Un gameplay revisitéDef Jam : Fight for NY avait, en son temps, été plébiscité pour son gameplay soigné. Plutôt que de reprendre le même système en l’améliorant un peu, les développeurs d’EA Chicago ont pris le pari risqué de partir d’une copie blanche et d’innover. La grande nouveauté de cet opus réside dans un mélange original entre combat et musique. Ainsi, durant les affrontements, les éléments du décor bougent au rythme des basses. Vous verrez ainsi des feux d’artifice exploser, des caméras tomber, une pompe à essence exploser ou encore une enceinte vous propulser à dix mètres si vous vous approchez trop près d’elle à un moment où elle envoie du gros son.

Loin d’être uniquement esthétique, cette innovation a une réelle influence sur les affrontements puisqu’il vous faudra anticiper la musique pour causer des dégâts à votre adversaire en l’envoyant à proximité d’une zone à risque. Sachez également que si vous avez du mal à apprécier le rythme de la musique, l’utilisation des platines de DJ vous sera d’une grande utilité. Activables via la gâchette gauche et les sticks analogiques de la Sixaxis, cet instrument vous permettra de scratcher le morceau pour faire exploser des éléments du décors ou bien de changer de morceau afin de passer la dernière production de votre personnage, ce qui lui donnera un surplus de puissance et de rapidité et vous en aurez souvent bien besoin. En effet, les combats de Def Jam : Icon sont d’une lenteur hallucinante. Les rappeurs se meuvent à la vitesse de tortues et les coups qu’ils portent ne sont guère plus rapides. Il en résulte un manque de dynamisme regrettable qui pourra agacer nombre de joueurs.
De plus, la faible variété des coups donne une impression de répétitivité à l’ensemble et l’on se contente souvent de projeter son adversaire dans un coin à risque avant de scratcher afin de l’achever.Une réalisation soignéeTechniquement parlant, les développeurs, déjà auteurs de Fight Night Round 3, savent à n’en pas douter exploiter la Playstation 3. Les graphismes sont très réussis et l’on reconnaît au premier coup d’œil les différents rappeurs. Par défaut, le jeu n’affiche aucune barre de vie et ce sont donc le visage et les vêtements de votre personnage qui se dégradent au fur et à mesure du combat qui vous donneront une indication sur son état de santé.
En ce qui concerne la bande sonore, si vous aimez le rap américain, vous serez ravi d’entendre les productions des artistes qui ont accepté de prêter leurs morceaux non censurés et leur voix au jeu.
• La réalisation
• La bande-son
• Les décors destructibles
• Les combats trop mous
• Les temps de chargement trop longs
• La gestion superficielle des artistes
Verdict
Pour son arrivée sur la nouvelle génération de consoles, Def Jam déçoit. Malgré une réalisation de premier ordre en dépit d'une animation très lente, le nouveau gameplay ne convainc pas et se montre même vite répétitif. Le mode " Monter un label " partait lui aussi d'une bonne intention mais son manque de profondeur fait que l'on finit par ne plus s'intéresser qu'aux combats et à délaisser la promotion de ses poulains. A moins d'aimer vraiment le rap américain, vous pouvez passer votre chemin.
Le Village PF

Graphismes
8 / 10Les rappeurs sont reconnaissables immédiatement et les décors joliment modélisés.
Jouabilité
6 / 10Changer de gameplay était risqué et malheureusement, l'essai n'est pas transformé. Def Jam : Icon est vite répétitif et les combats d'une lenteur insupportable.
Son
10 / 10Les musiques collent parfaitement à l'univers du jeu.
Durée de vie
8 / 10Le mode " Monter un label " est assez prenant et vous pourrez toujours prolonger le plaisir en affrontant un ami chez vous ou en vous frottant à des adversaires en réseau.
Fun
7 / 10Si vous aimez l'univers Def Jam, ce jeu pourrait vous plaire. Si, au contraire, le hip-hop vous rebute, vous trouverez sûrement votre bonheur avec un autre jeu de combat.