Test de jeu / PS3 / Dead Space

- publié le 29 octobre 2008
- Etat : Disponible
- Date de sortie :24/10/2008
- Développeur :Visceral Games
- Distributeur :Electronic Arts
- Thème :Horreur
- Genre :Survival Horror
- Nb de joueurs :1Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Combats
- Page 2 : Exploration, Réalisation, Conclusion
Multipliant les suites plus ou moins bonnes de ses anciens jeux en évitant le plus souvent de prendre des risques, Electronic Arts nous offre aujourd’hui une belle surprise via l’un de ses studios nouvellement acquis. Dead Space se place dans la catégorie des Survival Horror au même titre qu’un Resident Evil 5. Auparavant intrigués mais pas plus intéressés que cela par les trailers cinématographiques de Dead Space, nous n’attendions pas grand chose de ce nouveau titre. Quelle erreur monumentale !
Pour commencer, Dead Space est plus qu’un jeu vidéo : il existe également un film d’animation (sortie prévue pour le 5 novembre) et un comic book portant le même nom, tous deux réalisés spécialement pour accompagner le jeu. Chronologiquement, les évènements relatés dans ce dernier se situent entre ceux de l’animé et ceux de la bande dessinée. De l’aveu même des développeurs, cette manière de faire s’explique par le fait que l’univers construit en pré-production était bien trop vaste pour ne pas l’exploiter sur plusieurs médias. En dehors des considérations très marketing, admettons qu’il s’agit tout de même d’un moyen intéressant de raconter une histoire.

Mais revenons-en au jeu en lui-même : Isaac Clarke est le héros du jeu et est accompagné par ses collègues dans le but de réparer le vaisseau spatial Ishimura qui ne donne plus signe de vie depuis quelques temps. Nous tairons les évènements se passant avant le début du jeu notamment au sujet du vaisseau spatial et de ce qu’il transporte. Isaac vient en tout cas pour réparer le vaisseau et également pour secourir sa petite copine, auteur d’un message vidéo pour le moins énigmatique. Sa mission se révèlera bien plus compliquée que cela, c’est le moins que l’on puisse dire.Ishimura VS NostromoLes premières minutes de jeu après la cinématique d’introduction vous servent à appréhender la jouabilité de Dead Space. Isaac se manie de la même manière qu’un Léon S. Kennedy de Resident Evil 4, excepté pour les pas de côté. Les premières secondes prêtent à sourire, la démarche et le style particulier du héros étant clairement différents de ce qu’on a l’habitude de voir dans les survival horror. Alors certes, il est rafraîchissant de ne pas avoir à faire au Marines bodybuildé et beau gosse auquel nous aurions pu nous attendre, mais autant le dire tout de suite : vous aimerez ou vous détesterez son look. De notre côté, le résultat est acceptable mais il est heureux que sa garde-robe évolue au fil du jeu !
Première surprise, l’interface totalement intégrée au jeu apparaît sous la forme d’un hologramme devant le héros et vous pouvez gérer tout votre inventaire à partir de ce tableau : l’effet est remarquable et complètement en accord avec l’univers du jeu. Même constat pour les nombreux messages vidéo que vous trouverez pendant votre aventure, tout simplement superbes. Une fois le gameplay bien assimilé, vous pouvez rejoindre vos camarades et c’est là que tout s’enchaîne. Isaac est rapidement séparé de ses amis et doit se rendre seul à plusieurs endroits du vaisseau pour remettre le courant, permettre à ses compagnons d’avancer et réparer toutes sortes de mécanisme. Le problème réside dans le fait que l’Ishimura est rempli de mutants assoiffés de sang et de cervelles bien tendres. Vous vous rendrez vite compte que Dead Space est une véritable descente aux enfers dans laquelle vous aurez plaisir à plonger.

Pour cette visite de l’antre de Lucifer, vous devrez pénétrer au plus profond de l’Ishimura, le seul vaisseau spatial issu d’un jeu vidéo qui puisse retranscrire l’ambiance du vaisseau Nostromo d’Alien. C’est un vrai hommage rendu au film de Ridley Scott et à bien d’autres. L’atmosphère se veut très sanglante, et gore à un point que les plus sensibles ne doivent même pas imaginer : il vaut mieux éviter de jouer à un tel jeu si votre cœur est fragile !
Les mutants, appelés ici, necromorphs étaient à l’origine humain et ne se sont transformés qu’après leur mort. Le résultat de leur mutation est terriblement efficace pour susciter l’horreur et le dégoût, d’autant plus que certains d’entre eux n’ont pas forcément besoin d’une tête ou de jambes pour venir vous attaquer. Dead Space se distingue notamment par sa manière de concevoir les affrontements : inutile de viser la tête ou le corps, pour réussir à mettre fin aux affrontements il faut absolument viser les membres des monstres. Ils seront alors très affaiblis ou carrément morts. Il est très important de suivre cette directive car les munitions ne sont pas infinies, loin de là. Entouré de 5 mutants, bruyants comme jamais, avec une arme sans munitions, le tout dans le noir, vous risquez l’overdose de stress. Les sensations sont donc garanties, mais attention au Game Over qui n’est jamais bien loin.Un arsenal de guerrier ?Et non raté : ici pas de lance-roquettes ou de fusil à pompe, vous devrez vous battre avec les outils d’un mécanicien. L’aventure commence avec un étrange appareil à plasma qui doit certainement servir à tout sauf à se battre. Toujours est-il qu’il se révèlera efficace contre les premiers ennemis auxquels vous devrez faire face. Toutes les armes que vous utiliserez disposent d’un tir secondaire permettant de varier les plaisirs, et vous vous amuserez souvent à tester le tir secondaire avant le combat pour voir le résultat.

En plus de l’appareil à plasma vous aurez le Découpeur, le Trancheur et bien d’autres outils au nom évocateur. Certaines armes ont un effet particulièrement flagrant sur les nécromorphs. L’un d’eux vous permet par exemple de couper les membres de vos ennemis comme vous le feriez avec une scie électrique. C’est très réussi, d’autant qu’il n’y a pas de tromperie : la coupure se fait en temps réel avec éclaboussures de sang par litres. Franchement à réserver à ceux qui ont le cœur bien accroché.
A la manière d’un Resident Evil 4, vous pourrez upgrader vos armes et votre armure via de nombreuses bornes d’achat et d’amélioration d’équipement. Vous n’aurez certainement pas assez de temps pour tout upgrader au maximum pendant votre première partie, d’où la présence d’un mode difficile. C’est dans ce genre de borne que vous pourrez aussi changer le look d’Isaac ou du moins lui donner plus de prestance et de force. Sachez d’ailleurs que le pauvre mécanicien peut donner des coups à courte portée (R1 et R2) pour faire le ménage autour de lui. Cependant, à en témoigner par les effets anecdotiques sur les mutants et par les cris de détresse du héros, ces coups sont plus un aveu d’impuissance qu’autre chose.
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