Test de jeu / PS3 / Dead Rising 2

- publié le 24 septembre 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :24/09/2010
- Développeur :Blue Castle Games
- Genre :Survival Horror
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[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Structure
- Page 2 : Gameplay, Réalisation, Conclusion
Fort de son succès sur Xbox 360 voilà déjà quatre ans, Dead Rising nous revient avec un second opus cette fois disponible sur PS3. On y retrouve tous les ingrédients si appréciés de son prédécesseur, à savoir des cohortes de zombies et une multitude d’armes pour s’en défaire, ainsi que quelques améliorations bien senties. De quoi passer un bon bout de temps à Fortune City, d’autant que la structure du jeu vous obligera à enchaîner les parties pour tout connaître de l’intrigue.
Au cas où vous n’auriez pas eu l’occasion de jouer à Dead Rising premier du nom, un rapide résumé s’impose : vous y incarniez Frank West, un photographe pris au piège dans le centre commercial de Willamette infesté de zombies. L’aventure consistait à comprendre comment ces créatures étaient apparues en sauvant au passage les humains encore présents dans les environs, le tout avant l’arrivée des forces militaires appelées pour tout nettoyer.
Le scénario de Dead Rising 2 se déroule cinq ans plus tard, alors que l’invasion des zombies s’est étendue à l’ensemble des Etats-Unis. Vous êtes Chuck Greene, un ancien champion de moto-cross fraîchement débarqué à Fortune City, ville fictive largement inspirée de Las Vegas, pour participer au show « Terror is Reality ». Ce dernier regroupe quatre concurrents chevauchant des motos équipées d’armes tranchantes dans une arène infestée de zombies, le but étant bien évidemment d’en tuer un maximum. Seulement voilà, les choses tournent mal et un acte terroriste permet aux morts-vivants d’envahir la ville. Chuck et sa fille Katey trouvent alors refuge dans un abri isolé des zombies où les survivants de l’épidémie ont pu se réunir.

Seul petit problème : Katey a été mordue par l’une de ces créatures par le passé, et elle doit absolument prendre une dose d’un médicament appelé Zombrex tous les jours pour ne pas elle-même devenir un zombie. Ajoutez à cela le reportage d’une journaliste présente à Fortune City qui accuse Chuck d’être responsable de la libération des morts-vivants, et vous comprendrez tout le critique de la situation. Les forces armées chargées d’éliminer les zombies et d’arrêter notre héros devant arriver sous trois jours, vous avez 72 heures pour prouver votre innocence tout en maintenant Katey en vie et en ramenant un maximum de survivants au refuge. L’histoire vous paraît quelque peu calquée sur celle du premier Dead Rising? A nous aussi !Une contrainte : le tempsIl faut dire que tout comme son prédécesseur, Dead Rising 2 ajoute une contrainte absente de la plupart des jeux structurés par missions : le temps. Ainsi, au fur et à mesure que les minutes passent, vous débloquez des missions principales ou secondaires que vous devez accomplir dans un temps donné. Attention, le chronomètre ne part pas lorsque vous débutez la mission à proprement parler mais lorsqu’elle devient disponible. Evidemment, si vous avez trois ou quatre objectifs à atteindre en même temps, il faudra faire des choix… Ainsi, il vous sera vraisemblablement impossible de réussir toutes les missions lors de votre première partie qui durera aux alentours d’une dizaine d’heures : vous devrez revenir à Fortune City plusieurs fois de suite, la bonne nouvelle étant que vous conserverez la progression de Chuck d’une partie à l’autre. Notre homme débloque en effet de nouvelles compétences au cours de l’aventure, et vous pourrez ainsi contrôler un personnage de plus en plus fort au fil de vos parties.

Là où les choses se compliquent, c’est que les développeurs ont voulu inciter le joueur à enchaîner les parties en insérant ici ou là des missions relativement difficiles voire carrément impossibles avec un niveau trop bas. Aucune indication n’étant donnée sur la difficulté de tel ou tel objectif, il arrive donc que l’on se présente innocemment face à un mini-boss particulièrement retors qui nous envoie aux fraises en dix secondes. Aucun système de checkpoint n’ayant été prévu, on se voit alors obligé de charger notre dernière sauvegarde… A ce sujet, sachez que les points de sauvegarde (des toilettes !) sont plus nombreux que dans le premier volet, et que l’on peut maintenant utiliser trois sauvegardes au lieu d’une seule par le passé.
Pour en revenir aux missions qui vous attendent, sachez que celles-ci sont au final assez peu variées : si les objectifs principaux appelés « dossiers » tentent bien d’apporter un peu de diversité, les missions annexes vous demandent en revanche presque uniquement de récupérer des survivants pour les amener au refuge, ou d’éliminer des psychopathes humains qui cherchent à vous tuer. On aurait aimé un peu plus d’imagination dans ce domaine…
Les fans du premier opus noteront toutefois une nette amélioration de l’intelligence artificielle des survivants récupérés durant les missions d’escorte : alors qu’il fallait auparavant garder constamment un œil sur eux, ils sont désormais bien plus aptes à se défendre face aux menaces pour peu que vous leur donniez une arme digne de ce nom. Seul petit souci, il faut penser à les attendre avant de passer d’une zone du jeu à une autre, sans quoi ils restent bloqués dans la zone précédente en attendant votre retour…

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