Test de jeu / PS3 / de Blob 2 : The Underground

- publié le 6 mars 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :25/02/2011
- Développeur :Blue Tongue
- Distributeur :THQ
- Genre :Plates-formes
- Nb de joueurs :1 à 4Visitez le site officiel
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Gameplay
- Page 2 : Move, Réalisation, Conclusion
A sa sortie sur Nintendo Wii, le premier volet de la série de Blob nous avait presque donné envie de sortir la console du placard pour une petite partie à la Wiimote. Malheureusement, l’actualité sur PlayStation 3 était alors trop chargée pour lui consacrer quelques heures. Du coup, l’arrivée de sa suite sur la console de Sony est une bonne chose pour tout le monde, surtout pour les couleurs !Sphère qui roule n’amasse pas mousseSuite directe du premier volet, de Blob 2 ne s’embarrasse même pas d’un petit résumé de l’épisode précédent, tant pis pour ceux qui prendraient le train en marche. Heureusement, les cinématiques muettes mais toutes mignonnes sont assez explicites pour comprendre que le Camarade Noire – le despote local – est de retour pour voler les couleurs de son monde et convertir les habitants au gris. La crainte de se retrouver dans un vieil épisode de la Quatrième Dimension ne durera pas longtemps puisque notre héros reprend du service. Blob, notre personnage, est une sorte de gros bonbon en guimauve capable d’absorber de la peinture pour changer de couleur et ainsi repeindre le monde grisonnant après le passage du méchant. Il faut dire que le vilain a laissé un beau chantier derrière lui…

N’écoutant que votre courage, vous voilà à sa poursuite aux commandes du Blob, sur la douzaine de niveaux que comporte le jeu, avec à chaque zone des tas d’édifices à recolorer. Vous l’aurez compris, le cœur du gameplay est de redonner ses couleurs au monde, en libérant au passage les habitants et en calmant les sbires du Camarade Noire. Pour ce faire, un petit robot du nom de Pinky vous explique les rudiments du jeu sur le premier niveau. Initialement de couleur grise, Blob prend la couleur de la peinture qu’il traverse. Une fois coloré, il lui suffit de toucher un élément du décor pour lui redonner son éclat naturel. Si les bâtiments prennent intégralement la couleur du personnage, rouler dans la nature fait repousser l’herbe comme par enchantement. Notre sphère peut également sauter sur ses ennemis, foncer sur eux, rouler le long des murs et aux plafonds ou encore défier la gravité à certains instants.
Chaque niveau comporte son lot d’objectifs symbolisés par un gros point d’interrogation sur votre boussole. On vous demandera bien souvent de repeindre des immeubles avec leur couleur d’origine, de tâcher des panneaux de propagande, de libérer des innocents, de faire disparaitre l’envahisseur ou de remettre en marche certains machines. Des objectifs secondaires autorisent les joueurs zélés à faire des heures supplémentaires pour décrocher des trophées. Il vous sera souvent demandé d’actionner des leviers à l’intérieur des bâtiments. Dans ces moments là, la caméra opte pour une vue latérale, donnant au jeu un aspect 2D des plus agréables. On apprécie encore mieux les déplacements de la boule, les rush et les écrasements d’ennemis puisqu’il n’y a plus de caméra à gérer.

Bien entendu, un jeu qui manipule les couleurs oblige à certains mélanges pour progresser. Comme en primaire, vous devrez donc sauter sur un réservoir bleu quand vous êtes jaune pour faire du vert ou bien combiner du bleu et du rouge pour faire du violet, du jaune et du rouge pour faire du orange… Indispensable par moment pour actionner des leviers ou ouvrir des serrures, la recherche de couleurs fait partie du plaisir du jeu. Enfin, quand vous avez atteint les objectifs d’une zone, il ne vous reste plus qu’à sauter sur une sphère spéciale qui purifiera une bonne fois pour tout le quartier, comme le fait si bien le jeu Okami.Bas en couleursRedonner vie à ce tableau noir procure un certain plaisir, l’ambiance festive portée par une musique entrainante et joyeuse est agréable à accompagner. Chaque chapitre est le théâtre de nouvelles possibilités ou de nouveaux ennemis et les habitants sont chaleureux. La progression aura pu être une vraie partie de plaisir si le gameplay n’était pas si répétitif. A force de faire toujours la même chose sur les différentes zones d’un niveau (activer des fontaines, colorer des villes, libérer les citoyens…), la fin d’un chapitre d’une heure apparait comme une délivrance. Du coup, quand on retourne sur la carte pour sélectionner le niveau suivant, on y réfléchit à deux fois avant de replonger. Clairement, de Blob 2 doit se jouer sur de courtes sessions pour éviter l’écœurement. Un chapitre par soir, pas plus, sinon l’impression de tourner en rond dans les couleurs gagne également le joueur.
Allez savoir pourquoi, les niveaux sont chronométrés et un compte à rebours est donc présent, censé nous mettre la pression en permanence. Histoire de glaner quelques secondes de jeu supplémentaire en trouvant une icône en forme de pendule, on vous incite à mener des actions facultatives comme casser des caisses ou libérer des citoyens. Dans les faits, la progression dans un niveau est tellement rapide qu’on peut largement le terminer sans se soucier de l’heure, reléguant la recherche de temps à une futilité. Dans le même esprit, les joueurs atteints de collectionnite aigue pourront se gargariser d’une chasse aux dessins (visibles dans une galerie), aux décorations pour façades ou aux atomes de couleurs dont l’unique intérêt et de venir gonfler le score. La seule collecte digne d’intérêt est celle des « inspirations », icônes en forme d’ampoule, qui accroissent votre créativité en améliorant le nombre de vos vies, la taille maximale de Blob, le nombre de munitions pour le joueur 2, le nombre d’items d’armure transportable et le coût d’une charge sur l’ennemi. Et encore, quand on sait qu’il y a un trophée à gagner si l’on termine le jeu sans amélioration, on se dit que le challenge peut être relevé avec les paramètres de base.

Et en effet, le jeu est d’une facilité assez déconcertante, même en mode normal, et il faut pratiquement le faire exprès pour mourir. Pour passer l’arme à gauche, il faudrait que votre jauge de peinture soit redescendue à zéro et qu’un ennemi vous agresse sous votre forme grisâtre. Seulement voilà, il y a très souvent de la peinture à portée de main et les ennemis vous ignorent ou presque quand vous êtes gris. Même l’encre, l’ennemi ultime de Blob, vous laisse le temps d’aller la diluer dans de l’eau avant de vous faire disparaitre. La plupart des passages de plateforme sont automatisés et les autres qui demandent de sauter sur des plateformes en mouvements sont à la portée de tous. On imagine que les développeurs ont surtout pensé aux enfants lors de la conception du jeu, pas aux adultes et encore moins aux gamers. Ceci dit, le jeu possède un mode coopération à deux sur plusieurs niveaux afin de rassembler petits et grands devant la télé. Le premier joueur garde le contrôle du Blob et l’autre s’occupe de gérer Pinky, le robot armé jusqu’aux boulons qui explose tout sur son passage. Du coup la durée de vie s’avère plutôt généreuse et légèrement au-dessus des dix heures règlementaires.
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