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Castlevania: Lords of Shadow

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Réalisé par les espagnols de Mercury Steam sous le regard attentif d’Hideo Kojima, ce nouveau Castlevania en 3D arrive-t-il enfin à la hauteur du mythe qu’il était en 2D ? Réponse dans ce test.

Bien que sorti sur la PlayStation première du nom, la série Castlevania se réduit pour de nombreux joueurs au grandiose épisode Symphony of the Night. Une œuvre majeure dans l’histoire de la saga, symbole d’une époque bénie pour le jeu vidéo que l’on peut d’ailleurs retrouver sur PSP dans l’excellent Castlevania : Dracula X Chronicles. Depuis, les différents épisodes réalisés en trois dimensions ont toujours peiné à faire mieux ou même aussi bien. Ce Castlevania : Lords of Shadow, confié à un studio européen, pouvait ressembler à une trahison pour les fans de la première heure jusqu’à ce que le logo de Kojima Production, le studio d’Hideo Kojima - créateur de la série Metal Gear Solid - soit visible à l’écran. Pour un tel renouveau, la présence d’un grand nom du jeu vidéo a de quoi rassurer. Alors, tient-on enfin le chef d’œuvre tant attendu ?Une progressive montée en puissanceA peine le Blu Ray inséré dans notre PlayStation 3, le jeu démarre rapidement par une mise en situation narrée par une voix anglaise théâtrale. Si les dialogues du jeu sont tous en anglais et sous-titrés en français, ils sont surtout l’œuvre de grands noms du cinéma et du théâtre tels que Patrick Stewart, l’incontournable Professeur Xavier des X-Men. Un bon point pour l’immersion et le jeu d’acteur.

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On nous raconte donc brièvement l’histoire de notre personnage, Gabriel, dit Belmont, dont la présence dans un village attaqué par des loups garous au début du jeu laisse perplexe. En effet, les premiers niveaux font preuve d’une narration un peu confuse qui ne dévoile son scénario qu’à mesure de notre progression. A l’instar du Dante de Dante’s Inferno, la quête de Gabriel est en réalité de sauver l’âme de sa bien-aimée fraîchement assassinée par les forces du Mal. Accessoirement, il doit aussi sauver le monde des forces des ombres qui menacent la terre. Une histoire convenue, classique dans le genre, mais qui ne lésine pas sur les personnages secondaires et les cinématiques spectaculaires pour tenir le joueur en haleine. On reconnait d’ailleurs la patte du maître dans certaines cinématiques à la mise en scène stylée. La présence de Kojima comme producteur du jeu n’est pourtant pas synonyme de cinématiques à rallonge durant des heures. Il y a bien des heures de narration, mais réparties sur de courtes séquences entre les niveaux.

Le niveau du village servant de tutorial grandeur nature, on découvre en quelques minutes les bases du gameplay. En bon jeu d’action à la troisième personne, Gabriel doit user et abuser d’un crucifix-chaîne qui n’est pas sans rappeler les lames de Kratos. Ainsi, on retrouve des coups faibles mais rapides avec le bouton Carré, des coups circulaires plus lents mais larges avec le bouton Triangle, un bouton de saut et un autre pour attraper des ennemis et les dégommer au corps à corps. L’usage d’une arme secondaire de jet – en l’occurrence des poignards au début, puis de l’eau bénite – se fait avec le bouton Rond ce qui est pratique contre certains ennemis de base.

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La panoplie du bon beat them all serait incomplète si Belmont manquait d’une esquive digne de ce nom. Heureusement, il est en possède une en orientation le stick analogique dans une direction quand notre personnage utilise la garde. D’ailleurs, placer l’esquive sur le stick analogique droit n’aurait pas été une mauvaise idée puisque dans l’état on a tendance à oublier le contre, pourtant fort utile, pour ne faire que des roulades. A l’instar de ce que l’on a pu voir dans le jeu Le Choc des Titans, Castlevania ne lésine pas sur les coups chronométrés à base de boutons à presser quand un cercle se superpose à un autre. Il n’évite pas non plus les boutons à marteler quand il faut achever un ennemi ou simplement se dégager d’une attaque.

Enfin, notre personnage peut chevaucher tout un tas de créatures, aussi bien un cheval dans une insipide scène de course-poursuite, que des ennemis dans les vapes. Ainsi, prendre le contrôle d’une araignée géante permet de lui faire tisser une toile sur laquelle marcher alors qu’un monstre plus balèze nous dégagera un chemin de ses poings. Alors oui, tout ceci est clairement un copier/coller d’autres productions à succès, et l’impression de déjà-vu ne nous quitte jamais. Mais comme dans le récent DarkSiders, tant que la formule fonctionne nous ferons encore une fois semblant de n’avoir jamais joué à d’autres jeux avant…

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A mesure de vos victoires sur l’ennemi, Gabriel gagne des points d’expérience qui servent de monnaie pour s’acheter de nouvelles attaques dans un grimoire qui en est plein à craquer. Les coups sont nombreux, les enchainements ravageurs, et la montée en puissance bien réelle. Les barres de vie et de magie ne demandent également qu’à croitre à condition de trouver sur les corps des défunts les cristaux appropriés. Rapidement, une nouvelle jauge viendra se loger en bas de l’écran : celle de la concentration. Cette dernière se remplit à condition de frapper des ennemis sans se faire toucher, ce qui incite à combattre avec soin et non comme un goret. Une fois pleine, elle libèrera des corps de vos adversaires des orbes neutres que vous n’aurez plus qu’à aspirer comme dans Onimusha. Chaque bouton des sticks sert à remplir une magie : le bouton L3 est affecté à la jauge de lumière et le bouton R3 à celle des ombres. Leur utilisation durant certains combats est indispensable : activer la magie de lumière pendant un combat vous rapporte un peu de vie à chaque coup donné, tandis que la magie d’ombre augmente sensiblement la force de vos attaques.

D’autres évolutions seront également à débloquer durant le jeu en fonction de vos rencontres et de vos découvertes dans les niveaux, comme le fait de pouvoir utiliser son arme comme grappin ou pouvoir sauter plus haut. Des compétences qui vous incitent à retourner dans les niveaux précédents pour fouiner.



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