
Brütal Legend
publié le 21 octobre 2009- Etat : Disponible
- Développeur :Double Fine Productions
- Distributeur :Electronic Arts
- Genre :Action / Aventure
- 16/10/2009
- 13/10/2009
- 2009
[sommaire]
- Page 1 : Un jeu 100% métal
- Page 2 : Riffs, cuir et grosses cylindrées
- Page 3 : Du gros son pour la guerre
Les amplis sont chauds, les guitares bien accordées et le roadie a même pensé à la glacière de bières fraîches. L’épopée Métallique peut débuter, une aventure faite de fuel, de métal, d’odeur de tabac froid, mais aussi de larmes et de pas mal de démons belliqueux. Bienvenue dans Brütal Legend, dernière création de Tim Schafer.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, on se doit de retracer l’aventure pré-Brütal Legend, avec le curriculum vitae de monsieur Schafer, mais aussi avec quelques précisions sur le développement à rebondissements du jeu.
Au commencement donc, il y avait le pixel. Puis vinrent le jeu et la grande ère des jeux d’aventure au début des années 90. A cet époque naquit vidéoludiquement parlant Tim Shafer, œuvrant tout d’abord sur les dialogues des deux premiers Monkey Island, participant au développement de Day of the Tentacle avant de s’engager avec le maître ès genre de l’époque, LucasArts (ou LucasFilm Games). Il engendra par la suite Full Throttle puis Grim Fandango, avant de quitter le navire en 2000 pour créer sa propre maison de développement : Double Fine Productions. À leur actif, un très sympathique Psychonauts, et aujourd’hui Brütal Legend, presque mort après la fusion entre Vivendi et Activision, avant d’être secouru quelques semaines plus tard par Electronic Arts. Heureusement pour nous…Hommage aux dieux du MétalAvant d’être un jeu, Brütal Legend est un hymne au gros son, et là-dessus Double Fine n’a pas fait les choses à moitié avec un casting de luxe. Jack Black, valeur montante du cinéma, mais aussi membre d’un groupe parodiant et rendant hommage au Métal, Tenacious D qu’il compose avec Kyle Gass. L’ami Jack prend le rôle du héros Eddie Riggs, croisant tout au long de son épopée quelques Titans de la belle époque : Rob Halford de Judas Priest, Lemmy Kilmister de Motörhead, Lita Ford et enfin Ozzy Osbourne en Gardien du Métal. A noter dans le rôle du démoniaque Doviculus un certain Tim Curry, avec à son actif un rôle mythique dans The Rocky Horror Pictures Show, parodie culte de SF, horreur et des films de série B.

Des voix cultes que l’on retrouve dans la version américaine ou anglaise du jeu. La version française reste malgré tout d’une très grande qualité, avec des doublages au poil quoiqu’en disent les extrémistes du tout VO. Des dialogues parfaitement dans le ton, un humour trash sans tomber dans le vulgaire facile, et une synchronisation labiale qui reste plus que correcte sur la version française. A noter pour les amis de la morale que Brütal Legend propose d’entrée de jeu de censurer la violence, ainsi que de biper les gros – mais aussi bons - mots. Le jeu reste néanmoins interdit aux moins de 18 ans.On pousse le volume à 11La démo de Brütal Legend laissait entrapercevoir un hack’n’slash de qualité, mais les quelques secondes qui suivent ce passage ouvrent les portes d’un monde bien plus vaste… et libre !
On débute avec une introduction filmée, mettant en scène Jack Black dans une boutique de vinyles. Une présentation qui donne immédiatement le ton, s’ouvrant sur un menu très bien pensé qui donne envie de fouiller un peu partout avant de plonger dans l’aventure. On découvre enfin notre héros, Eddie Riggs, le roadie des roadies. Mais qu’est-ce qu’un roadie ? Un homme de l’ombre, toujours là pour donner un coup de polish sur les chromes, pour accorder les guitares de son groupe, vérifier que les vaccins de chacun soient à jour et programmer des pauses pipi entre deux trajets sur une tournée. Mais Eddie possède une boucle de ceinture d’un genre un peu particulier, et le jour où un accident fait couler un peu de son sang dans la bouche d’Ormagöden… le voilà projeté dans un monde de Métal hurlant.

Le ton est rapidement donné en récupérant deux armes. Séparator, une hache pour le combat rapproché et Clémentine, une guitare électrique pour le combat à moyenne portée. Ces deux armes représentent la base des affrontements, pas si nombreux que ça au final, en enchaînant Carré et Croix pour dézinguer du démon et consorts. A cette base il faut ajouter des enchainements de plusieurs touches pour les combos à "acheter", mais aussi des pouvoirs magiques à déclencher avec des séquences du type Guitar Hero – Rock Band, qu’il faudra débloquer tout au long de l’aventure. Pour ce faire, Eddie devra déterrer des reliques disséminées sur la carte car, on l’a déjà dit, Brütal Legend n’est pas un simple hack’n’slash mais plutôt un jeu de type bac à sable (ou GTA-Like), voire même plus…
Un univers vaste, mais aussi varié et surtout peuplé d’une faune et d’une flore propres à chaque environnement. Une terre verdoyante pour les rebelles Métalleux – avec un M majuscule parce qu’il ne faut pas plaisanter avec ces choses là – jusqu’au désert du Glam Metal, en passant par les monts enneigés des sombres Gothiques. Un monde ouvert, rempli de références et de petits clins d’œil. Un terrain de jeu pas forcément somptueux sur un plan purement graphique, avec des textures inégales et un niveau de détails loin du standard actuel : l’implantation des touffes d’herbes dans ce registre fait un peu tache. Mais ce défaut est vite effacé par l’ambiance, le style de la modélisation et les environnements imposants. Du visage des personnages jusqu’à l’animation et les différents décors de la carte, tout est parfaitement réglé et plonge littéralement le joueur dans cet univers entre féérie et enfer.

Un vrai plaisir pour les amateurs du genre, mais les autres se sentiront très rapidement étrangers à ce monde. C’est un pari de Brütal Legend qu’il faut souligner, puisque les développeurs ont clairement tranché pour un jeu visant avant tout les amateurs de Rock dur, quitte à se fâcher avec le plus grand public.
| page suivante › |
- Page 1 : Un jeu 100% métal
- Page 2 : Riffs, cuir et grosses cylindrées
- Page 3 : Du gros son pour la guerre
