Test de jeu / PS3 / Brothers in Arms Hell’s Highway

- publié le 30 septembre 2008
- Etat : Disponible
- Date de sortie :25/09/2008
- Développeur :Gearbox Software
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Au pistolet
- Genre :FPS / Doom Like
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Gameplay
- Page 2 : Réalisation, Conclusion
Pour son arrivée sur consoles de nouvelle génération, la série Brothers in Arms bénéficie d’un lifting des plus sympathiques tout en conservant le gameplay qui a fait son succès.
C’est en 2005 sur PlayStation 2 que nous avions découvert pour la première fois la 101ème division aéroportée de l’armée américaine et le sergent Matt Baker, alors que lui et ses frères d’armes étaient parachutés derrière les lignes allemandes le jour du débarquement. Bien que se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale comme les Medal of Honor et autres Call of Duty de l’époque, le jeu tentait de se distinguer de la concurrence en ajoutant une dimension tactique aux combats : pour sauver votre peau et éliminer la menace allemande, vous deviez non seulement faire preuve de précision dans vos tirs, mais aussi diriger vos équipiers afin de coordonner au mieux les actions de votre unité.Une narration impeccableLargement inspiré d’opérations réelles comme ses prédécesseurs, Brothers in Arms : Hell’s Highway vous propose cette fois de participer à l’opération Market Garden, imaginée par le maréchal Montgomery et lancée en septembre 1944. L’objectif était simple : parachuter des milliers de soldats sur le territoire des Pays-Bas afin de sécuriser les ponts pour permettre aux chars alliés d’atteindre la Ruhr, véritable centre névralgique de l’industrie militaire nazie. Pour la petite histoire, sachez que l’opération tourna au désastre, engendrant la perte de plus de 15.000 hommes du côté allié sans que l’ensemble des objectifs ne soit atteint…

Comme dans d’autres titres du genre, votre aventure débute par un prologue servant de tutorial. Ce n’est qu’à la fin de ce dernier que vous réaliserez que la séquence vécue est en réalité un épilogue, et le jeu vous propulsera alors quelques jours en arrière pour que vous sachiez comment tout a commencé. Les flashbacks sont d’ailleurs omniprésents tout au long du jeu, le sergent Baker ayant apparemment du mal à encaisser les horreurs de la guerre, et notamment les morts de ses amis relatées dans les deux précédents volets de la série. Précisons qu’il est préférable d’avoir terminé ces derniers pour comprendre toutes les références faites dans les cut-scenes, la dimension dramatique de certains évènements pouvant facilement échapper au joueur qui ne connaîtrait pas les personnages évoqués. Malgré cela, Hell’s Highway est certainement l’un des jeux basés sur la Seconde Guerre Mondiale les plus travaillés d’un point de vue narratif, les émotions des soldats étant réellement palpables durant les cut-scenes. Mais les procédés utilisés pour favoriser l’immersion du joueur sont en fait multiples…Un gameplay toujours aussi efficaceAutant le dire tout de suite, le gameplay proposé par Hell’s Highway est calqué sur celui des précédents opus. Pour ceux qui découvriraient la série, rappelons que vous dirigez Baker à la manière d’un FPS classique dans presque l’intégralité des missions, mais que ce dernier est souvent flanqué d’une ou deux escouades auxquelles il peut donner des ordres. Vous pouvez bien évidemment leur indiquer une position où se placer dans l’environnement, mais aussi la cible sur laquelle les hommes doivent se concentrer.
Là où les choses deviennent intéressantes, c’est que votre groupe n’agit pas comme une meute déchaînée à la manière d’un Call of Duty 4 : si vous tentez une percée à découvert en espérant descendre les soldats ennemis cachés aux alentours, vous et vos équipiers mordrez la poussière à coup sûr ! Non, la méthode à adopter est celle du tir de couverture grâce auquel l’une de vos unités occupe l’adversaire tandis que vous opérez une manœuvre de contournement pour le prendre à revers ou sur le flanc. Dans la pratique, vous positionnez le plus souvent une unité d’artillerie (unité d’appui ou de mitrailleurs) face à la menace, et lui demandez de tirer sur votre cible. Seul ou accompagné d’une unité d’assaut, vous vous approchez alors discrètement des ennemis et ouvrez le feu au moment propice. Pour vous aider à planifier votre manœuvre, un cercle s’affiche au-dessus des unités ennemies : lorsqu’il est rouge, tenter de vous déplacer à découvert est extrêmement risqué mais, s’il vire au gris grâce aux tirs de diversion de vos alliés, vous pourrez rejoindre votre position d’attaque presque en toute tranquillité.

L’astuce réside bien entendu dans le placement de vos escouades sur le terrain, et dans l’ordre dans lequel vous souhaitez éliminer les menaces ennemies : il serait dommage qu’une patrouille nazie vous prenne par surprise alors que vous vous apprêtiez à en surprendre une autre ! Heureusement, chaque niveau dispose de deux lieux précis sur lesquels vous pouvez demander un rapport de reconnaissance : une fois celui-ci effectué, les positions adverses seront indiquées sur une carte accessible à tout moment grâce à la touche Select.
Dans la pratique, vous dirigez Baker au stick gauche et orientez la caméra grâce au stick droit. La gâchette R2 sert à tirer tandis que R1 est dédié au lancement de grenades. L2 est utilisé pour gérer les déplacements de vos escouades, que vous aurez au préalable sélectionnées avec les flèches haute et droite de la croix directionnelle. L3 vous sera bien utile pour courir lorsque vous serez à découvert, et R3 passera votre visée en mode zoom. Terminons avec le bouton L1 qui vous sauvera la vie plus d’une fois puisqu’il vous permet de vous cacher derrière l’obstacle le plus proche.
A ce sujet, il convient de mentionner l’une des nouveautés les plus intéressantes de ce premier volet next-gen de la série : la destruction des couvertures. Si un mur de pierre ou une table en fer restent des cachettes sûres, il est désormais plus précaire de s’abriter derrière une palissade en bois ou un tas de sacs de sable. La résistance des objets est en effet gérée, du moins en partie, et de nombreuses couvertures peuvent ainsi voler en éclat sous le tir nourri des ennemis. A vous de bien vous abriter ! Rassurez-vous, Baker s’avère relativement endurant en mode de difficulté Normal, et il vous suffira de vous mettre à couvert lorsque l’écran vire au rouge pour qu’il récupère toute sa vigueur en quelques secondes. Si toutefois vous n’y parveniez pas, vous reviendriez au dernier checkpoint passé dans le niveau, ces points de passage étant nombreux et correctement placés tout au long de chaque mission.
Pour en revenir aux objectifs qui vous attendent, sachez que, de manière assez classique, vous devrez nettoyer des zones infestées de nazis, détruire des camions de ravitaillement ennemis, des unités d’artillerie, et même des tanks. Pour vous aider, vos escouades se révèleront assez versatiles puisque vous serez parfois accompagné de simples soldats, parfois de mitrailleurs et parfois même d’un porteur de bazooka. Ce dernier se révèle d’ailleurs particulièrement utile pour éliminer les ennemis postés sur des positions hautes pour peu que vous réussissiez à l’approcher suffisamment près de la cible.
Afin de rompre un peu la monotonie des combats en groupe, les développeurs ont inclus différentes séquences de qualité inégale : vous aurez par exemple l’occasion de détruire des unités d’artilleries à bord d’un tank, ou d’accompagner la fuite d’un fils de résistant en éliminant ses poursuivants au fusil de sniper. Quelques passages se déroulant généralement dans des bâtiments vous demanderont aussi de laisser vos équipiers sur le pas de la porte et de vous débrouiller seul : une approche un peu curieuse qui paraît assez peu réaliste en regard du reste du jeu !

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