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Test de jeu / PS3 / BladeStorm : Hundred Years War

BladeStorm : Hundred Years War

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Après nous avoir plongé à maintes reprises dans les guerres du Japon féodal, KOEI s’attaque aujourd’hui à un conflit bien différent puisque vous allez cette fois participer à la Guerre de Cent Ans. Ceux qui pensaient retrouver un Dynasty Warriors à la sauce franco-anglaise risquent d’être surpris !

 

On ne présente plus KOEI et ses séries consacrées aux batailles à grande échelle dans lesquelles des dizaines de soldats s’affrontent pour le pouvoir ou la survie. A ce titre, l’éditeur nous avait jusqu’ici proposé deux types de jeux : les Dynasty Warriors et autres Samurai Warriors récemment regroupé dans Warriors Orichi se tournaient ostensiblement vers l’action pure tandis que les Kessen introduisaient une bonne dose de stratégie. Bladestorm se situe quant à lui quelque part entre ces deux genres, et il faut avouer qu’un peu de persévérance pour passer les deux premières heures de jeu un peu molles permet de découvrir un titre accrocheur et original.

Un conflit bien de chez nous

Pour les joueurs peu familiers du Japon du 16ème siècle, il ne fait aucun doute que les personnages et scénarii des séries proposées jusqu’ici par KOEI devaient paraître bien mystérieux, voire être parfois entièrement occultés. Dans Bladestorm en revanche, on se retrouve en terrain connu, pour peu que l’on ait quelques souvenirs de ses cours d’histoire du collège : le jeu se déroule durant la Guerre de Cent Ans et vous offre d’incarner un mercenaire qui se battra tantôt aux côtés des Français, tantôt aux côtés des Anglais, selon son humeur du moment et les primes à empocher. Avouons-le tout de suite, les développeurs du studio Omega Force ont pris quelques libertés avec l’histoire, mais l’ensemble reste largement inspiré de faits réels : vous aurez même l’occasion de croiser des figures emblématiques de l’époque comme le roi d’Angleterre Edward III, son fils Edward le Prince Noir ou encore Jeanne d’Arc.

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Tout commence par la création de votre mercenaire via un éditeur minimaliste qui ne vous offrira que peu d’options : hormis le sexe de votre personnage, vous pourrez choisir son visage parmi les huit proposés, puis sa voix pour laquelle vous n’aurez que trois choix. Un peu juste convenons-en, mais sachez que l’apparence de votre guerrier sera par la suite modifiée lorsque vous changerez son équipement.

Une fois le personnage créé, vous arrivez dans la taverne, véritable repaire de mercenaires dans lequel vous pourrez choisir un contrat parmi ceux proposés. Si au départ vous n’aurez que peu de choix, vos premiers succès débloqueront rapidement de nouveaux champs de bataille et donc de nouvelles missions. Chose importante, vous ne pourrez avoir accès aux contrats les plus intéressants que si votre réputation est à la hauteur : à vous donc de commencer petit et d’être le plus efficace possible pour grimper rapidement les échelons ! Il est aussi bon de préciser que certaines missions dites principales vous permettront de faire progresser le scénario du jeu, tandis que d’autres ne seront là que pour accumuler de l’expérience ainsi que de l’argent. Au passage, sachez que le jeu ne vous permettra pas de vivre la guerre en vous battant d’un seul côté, les missions principales vous obligeant à joindre aussi bien les rangs anglais que français !

La grande majorité des missions consistera à capturer des bases ennemies indiquées sur la carte mais vous aurez de temps à autres l’occasion de varier les plaisirs en défendant vos propres bases, en partant en quête d’un objet précieux, en jouant les livreurs pour une autre unité, ou en effectuant des missions d’escorte. Certains contrats pourront être réalisés sans limite de temps mais d’autres devront impérativement être réussis en quelques jours seulement, un jour du jeu correspondant à une dizaine de minutes sur le champ de bataille. A la tombée de la nuit en effet, toutes les troupes regagnent leur base pour prendre un peu de repos et mieux reprendre le combat aux premières lueurs.

Un gameplay surprenant

Une fois la mission débutée, vous retrouvez votre mercenaire sur l’une des bases de son camp, entouré de plusieurs escouades de différents types. Il en existe 17 catégories différentes : couteaux, rapières, épées, lances, longues lances, cavalerie, hallebardes, haches, battes, arcs, arcs à cheval, chameaux, éléphants, chariots, canons, magiciens et sapeurs. A l’intérieur de chacune d’entre elles différentes unités sont regroupées nommées selon leur équipement. Ainsi une troupe de type « épées » pourra regrouper des soldats de type « épée », « épée et bouclier », « double épéiste » ou encore « grande épée », chacun possédant ses propres attaques.

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Vous découvrirez rapidement que la présence de catégories pour les unités est loin de n’avoir qu’une utilité cosmétique destinée à rendre la richesse des troupes de l’époque : vos ennemis disposent en effet d’armées similaires et chaque unité a ses propres points forts et faibles. Ainsi, les épées se révèlent particulièrement efficaces contre les couteaux mais ne peuvent espérer vaincre les lances. De même, la cavalerie est efficace contre les haches mais ne peut rien contre les arcs. Il vous faut donc utiliser le bon type d’unité selon l’ennemi rencontré, une manœuvre des plus aisées puisqu’il suffit de s’approcher d’une troupe non encore commandée puis d’appuyer sur le bouton Croix pour en prendre le contrôle.

A partir de là, vos hommes vous suivent dans tous vos déplacements. Lorsque vous approchez d’une troupe adverse, maintenir le bouton R1 engagera un combat dont l’issue sera plus ou moins dictée par une règle similaire à celles évoquées plus haut. Mais n’allez pas croire que Bladestorm se contente d’être un vulgaire jeu de pierre-papier-ciseaux sur console : chacune de vos unités dispose en effet d’attaques spéciales affectées aux boutons Triangle, Carré et Rond que vous pouvez utiliser quand bon vous semble pour prendre un avantage décisif ou retourner une situation compromise. Attention toutefois, il vous faudra attendre un temps de rechargement entre deux utilisations, et il est donc judicieux de bien calculer votre coup.

Au fur et à mesure que vous éliminez les troupes adverses, la jauge de moral de vos hommes se remplit. Lorsqu’elle est à son maximum, l’état d’Ardeur est déclenché, décuplant votre vitesse et votre force : un bon moyen de percer les défenses ennemies ou de faire basculer le combat en votre faveur alors que vous approchiez de la déroute ! En cas de problème, vous aurez aussi la possibilité d’utiliser quelques power-ups achetés ou récupérés sur le champ de bataille appelés étendards. Ces derniers vous octroieront un petit avantage durant un court laps de temps comme améliorer la mobilité, la défense ou l’attaque de vos troupes. Mieux encore, vous pourrez engager des recrues à la taverne puis leur demander d’intervenir durant vos combats pour vous soutenir dans les moments les plus difficiles.

De manière classique, la prise d’une base ennemie vous oblige tout d’abord à éliminer les troupes gardant la forteresse pour faire apparaître le commandant de la base qu’il faut ensuite vaincre. Précisons tout de même que certains châteaux très bien gardés devront d’abord être assiégés pour pouvoir pénétrer dans leur enceinte, et vous aurez alors parfois recours à des catapultes qui créeront une brèche dans la muraille ou à des béliers qui enfonceront les immenses portes.

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Si la structure du jeu articulée autour d’un fil conducteur auquel viennent se greffer des missions annexes est assez classique, elle induit toutefois un petit problème de cohérence dans le scénario : il peut arriver que vous preniez une base ennemie lors d’une première mission puis que celle-ci retombe aux mains de l’ennemi dès le contrat suivant sans autre forme d’explication. Rien de bien gênant en soi mais l’intrigue principale peut ainsi se révéler un peu difficile à suivre.



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