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BioShock

BioShock

publié le 30 octobre 2008
  • 17/10/2008
  • 04/11/2008

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Si vous baviez l’année dernière devant la Xbox 360 ou le PC de vos amis lorsque ceux-ci vous faisaient découvrir Bioshock, sachez que votre frustration appartient maintenant au passé: il aura certes fallu la collaboration de quatre studios pour que la brillante production d’Irrational Games arrive sur PS3, mais l’attente en valait la peine.

Non, il n’y a aucune erreur dans le paragraphe ci-dessus: alors que de nombreux jeux sont l’œuvre d’un seul et même studio, c’est un travail conjoint de 2K Boston, 2K Australia, 2K Marin et Digital Extremes qui aura permis à Bioshock de se dévoiler dans toute sa splendeur sur la petite dernière de Sony. Pour la petite histoire, rappelons que les deux premiers studios cités formaient autrefois Irrational Games, soit l’équipe à la base du jeu !Dépaysement totalL’aventure se déroule en 1960 et débute alors que le personnage que vous incarnez, Jack, se trouve dans un avion au-dessus de l’Atlantique. Sans que l’on ne sache pourquoi, l’appareil décroche soudainement et le crash est inévitable. Vous reprenez tant bien que mal vos esprits au milieu des débris en flammes, tentant de nager pour survivre quelques minutes de plus, et entreprenez de trouver rapidement une échappatoire. Heureusement pour vous, un phare gigantesque est situé à quelques encablures de là et vous parvenez à le rejoindre en quelques mouvements. Une fois à son pied, vous n’avez d’autre choix que d’en explorer l’intérieur et décidez donc de pousser ses immenses portes.

Là, une surprise de taille vous attend: au fur et à mesure que vous progressez dans le bâtiment, les lumières s’allument d’elles-mêmes et vous laissent découvrir ce qui semble être l’antichambre d’une œuvre bien plus importante que vous ne le supposiez. Le sentiment se confirme lorsque vous atteignez une batysphère, machine qui vous permet d’effectuer la plongée la plus hallucinante de votre vie vers la cité sous-marine de Rapture.

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C’est durant votre court voyage vers les fonds abyssaux que vous en apprenez un peu plus sur cette ville étonnante: Andrew Ryan, richissime homme d’affaires, a apparemment décidé de créer Rapture pour fuir tous les travers de l’Homme symbolisés selon lui par les actions des USA, de l’URSS ou même du Vatican. Afin que la science, la connaissance, et l’art reprennent la place qui, selon lui, leur revient dans la société, il a entrepris de regrouper les plus brillants cerveaux dans une cité sous-marine qui deviendrait en quelque sorte leur paradis.

Mais à peine atteignez-vous le point d’ancrage de la batysphère qu’il vaut se rendre à l’évidence: quelque chose a mal tourné. Depuis votre cockpit, vous apercevez en effet dans la pénombre une créature équipée de crochets qui s’en prend à une personne probablement venue vous accueillir. Quelques secondes plus tard, une voix résonne: un homme prénommé Atlas vous demande de prendre la radio à ondes courtes posée non loin de là afin de vous guider loin du danger. A partir de cet instant, vous n’aurez d’autre choix que de suivre les conseils de votre nouvel ami !

Très vite, vous serez subjugué par l’esthétisme de Rapture: il est déjà peu commun de visiter une ville située sous les océans, mais il est encore plus surprenant d’y découvrir des décors tout droit tirés des années 50. Qu’il s’agisse des décors, des meubles, des objets, des affiches, des panneaux publicitaires, tout semble authentique et contribue à créer une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle de La Cité des Enfants Perdus de Caro et Jeunet.

Là où les choses sont en revanche moins agréables, c’est que la ville semble avoir perdu toute la magnificence à laquelle avait rêvé Ryan: les lieux sont souvent humides, l’eau de mer ayant visiblement trouvé quelques fissures pour s’infiltrer, et le désordre ambiant laisse penser que de féroces combats se sont déroulés au sein de la cité. Un sentiment de désolation ne tarde donc pas à apparaître, d’autant que les longs couloirs et les gigantesques pièces de Rapture semblent désespérément vides. Du moins durant les premières secondes !Un environnement hostileCar vous découvrirez rapidement que vous êtes loin d’être le seul à errer dans la ville: des créatures humanoïdes, appelées chrosômes, peuvent en effet être rencontrées à chacun de vos déplacements, et ces dernières sont équipées d’armes en tous genres. De la simple clé à molette à l’explosif en passant par le pistolet, le fusil, la mitrailleuse ou le lance-grenades, tout est bon pour vous envoyer ad patres… Heureusement, vous aurez tout le loisir d’utiliser le même arsenal contre vos assaillants qui, malgré des schémas d’attaque plus évolués que dans d’autres jeux du genre, auront du mal à rivaliser avec vous en combat singulier. Attention toutefois aux embuscades qui se révèlent parfois bien plus difficiles à négocier ! Pour en revenir aux armes, sachez que chacune d’entre elles dispose de trois types de munitions, chacune étant plus ou moins bien adaptée aux différents ennemis rencontrés: à vous de trouver le point faible de chacun…

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Evidemment, notre héros ne tarde pas à se demander ce qui a pu se passer dans la cité de Rapture. Atlas lui fournit bien quelques éléments d’information, mais ce sont surtout différents enregistrements audio disséminés ça et là qui lui permettent d’en apprendre un peu plus: à la belle époque, les scientifiques de la ville avaient mis au point une énergie baptisée ADAM qui permettait aux humains de subir des mutations génétiques afin d’améliorer leur capacités. Malheureusement, certains ont abusé de la substance ce qui a engendré des dégénérations physiques et mentales, créant par la même occasion les chrosômes.

Vous comprenez vite que, pour pouvoir survivre à l’intérieur de Rapture, vous allez vous aussi devoir utiliser l’ADAM et ainsi acquérir de nouvelles facultés. Seul petit hic: l’ADAM ne peut être récupéré qu’auprès de petites filles appelées les Petites Sœurs. Pour obtenir d’elles l’énergie tant convoitée, vous avez deux solutions: les tuer, ou les sauver en éliminant le gène qui fait d’elles des créatures effrayantes. Là où les choses deviennent amusantes, c’est que les développeurs ont décidé de laisser un choix cornélien au joueur: sauver une Petite Sœur rapportera une quantité donnée d’ADAM, tandis que la tuer en fournira le double ! A vous de voir si vous êtes prêt à massacrer des petites filles, certes mutantes mais tout de même troublantes, pour obtenir un peu plus d’énergie…

Mais avant de vous poser la question du sort de la Petite Sœur que vous tenez entre vos mains, il vous faudra d’abord réussir à attraper cette dernière. Rassurez-vous, elle ne tentera pas de se défendre ou de s’échapper. En revanche, son Protecteur vous donnera du fil à retordre ! Il s’agit d’un gigantesque humanoïde, vêtu d’une combinaison ressemblant à celle d’un scaphandrier, et surtout lourdement armé: ne vous fiez pas à sa démarche pataude lorsqu’il suit de près une Petite Sœur, il saura charger dans votre direction si vos intentions lui paraissent suspectes ! Evidemment, un tel adversaire s’avère beaucoup plus coriace que les chrosômes et vous aurez tout intérêt à avoir un bon stock de munitions avant de vous attaquer à un protecteur.

Mais au fait, pourquoi avons-nous tant besoin d’ADAM ? La raison est simple: si les adversaires rencontrés au début du jeu ne sont pas spécialement difficiles à abattre, leur puissance et leur résistance augmentera au fur et à mesure que vous progresserez. Il vous faudra alors impérativement utiliser de l’ADAM pour réaliser des mutations de votre propre corps et acquérir des pouvoirs. Cet aspect du jeu est géré au travers des plasmides et des fortifiants.

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