Test de jeu / PS3 / Bayonetta

- publié le 8 janvier 2010
- Etat : Disponible
- Date de sortie :08/01/2010
- Développeur :Platinum Games
- Distributeur :Sega
- Genre :Action
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Design, Réalisation, Conclusion
Génial créateur de la série Devil May Cry, Hideki Kamiya s’est par la suite illustré grâce à des titres plus originaux tels que Viewtiful Joe ou Okami. En annonçant un retour à ses premières amours avec un beat-em-all développé par son studio Platinum Games, l’homme a mis en émoi les fans du genre qui se demandaient si un nouveau coup d’éclat du maître était possible. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps : la réponse est clairement oui !
Il y a déjà bien longtemps, l’Europe abritait deux clans distincts : les sages de Lumen et les sorcières de l’Umbra. L’harmonie fut de mise pendant des siècles jusqu’à ce qu’un conflit soit déclenché et que les deux factions se livrent une guerre sans merci, causant le chaos sur tout le continent. Sans que l’on sache vraiment pourquoi, les sorcières prirent le dessus sur les sages mais elles ne tardèrent pas à être menacées à leur tour, cette fois par les humains. Ces derniers ne leur pardonnaient pas les dégâts occasionnés par la guerre, et ils ne mirent pas longtemps à organiser une chasse aux sorcières visant à les éliminer définitivement. L’entreprise fut couronnée de succès puisque les hommes eurent bientôt tué l’ensemble des membres de l’Umbra… sauf une !Une histoire difficile à suivreVous incarnez Bayonetta, une sorcière de l’Umbra sortie d’un profond sommeil voilà vingt ans après avoir passé des siècles endormie dans les profondeurs d’un lac. Votre retour à la vie n’est évidemment pas du goût des survivants du clan Lumen qui cherchent à tout prix à vous envoyer en enfer alors que vous courez après votre passé. Heureusement, vous avez du répondant.

Si vous avez eu un peu de mal à suivre notre introduction au scénario du jeu, rassurez-vous : nous avons nous-mêmes eu bien du mal à en comprendre les tenants et les aboutissants ! Les choses avaient pourtant bien commencé avec une sympathique vidéo d’introduction interactive et quelques cut-scenes très dynamiques présentées sous forme de vignettes animées. Le procédé est d’ailleurs repris tout au long du jeu mais, malgré sa puissance visuelle, il ne suffit pas à rendre accessible le scénario concocté par Kamiya. Quelques documents récupérés au cours de l’aventure tentent bien d’éclaircir un peu le tout, mais il faut bien reconnaître que l’ensemble reste un peu indigeste… Heureusement, ce n’est pas sur ce point que l’on attendait Bayonetta.Un gameplay exemplaireNon, ce qui intéressait par-dessus tout les fans de beat-em-all, c’était le gameplay du jeu. Et de ce côté-là, le constat est plus que positif ! Avant toute chose, précisons que l’on se retrouve bien ici en face d’un clone de Devil May Cry premier du nom : de l’action non-stop, violente et stylée.
L’aventure est découpée en chapitres eux-mêmes divisés en missions, ici appelés versets. A noter que, comme dans DMC, certains versets sont cachés et ne peuvent être découverts que par une minutieuse exploration de chaque niveau. De quoi briser un peu la grande linéarité du parcours, qui se résume finalement à avancer, tuer une horde d’ennemis ou un boss, puis à reprendre son chemin. Toujours à l’instar de DMC, vos prestations seront continuellement évaluées si bien que vous recevrez une médaille à la fin de chaque verset, et une statue à la conclusion de chaque chapitre : à vous d’être rapide, précis et vif pour obtenir le meilleur score !

Pour en revenir aux combats à proprement parler, on retrouve une mécanique de jeu semblable aux autres jeux du genre : le bouton Triangle est utilisé pour les coups de poing (rapides), le bouton Rond pour les coups de pied (puissants), le bouton Carré pour tirer avec votre arme à feu, et le bouton Croix pour sauter. Là où les choses deviennent franchement intéressantes voire carrément démentes, c’est lorsque l’on consulte la liste des combos réalisables à partir de ces actions de base : disponibles par dizaines, ils permettent de varier le schéma d’attaque de la belle à l’infini et de créer de véritables ballets durant un combat. Bien entendu vous n’aurez accès qu’à quelques combos en début de partie mais pourrez par la suite en acheter de nouveau auprès du démon Rodin. Rassurez-vous, la maniabilité reste extrêmement intuitive malgré le nombre de coups proposés, et même les grands débutants dans le domaine prendront un plaisir immédiat.
Mais plus que le panel de combos, c’est une petite idée baptisée Envoûtement qui fait tout le charme du système de combat : comme dans d’autres beat-em-all, il est en effet ici possible d’esquiver les coups adverses. La petite originalité vient du fait que si vous esquivez juste avant d’être touché, vous ralentissez le temps autour de vous durant quelques secondes : il ne vous reste alors plus qu’à enchaîner les combos les plus dévastateurs pour éliminer toute menace ! Mieux, les coups portés à vos ennemis remplissent une jauge de magie qui, une fois pleine, vous permet de déclencher une attaque sadique : la belle sort alors une guillotine, un sarcophage de torture, ou tout autre accessoire barbare en sa possession, et exécute son adversaire de manière particulièrement violente. De la même manière, il est possible d’achever un ennemi à terre par un finish brutal tout à fait jouissif. Face aux boss du jeu, Bayonetta peut aussi invoquer des démons extrêmement puissants pour clore le combat de manière aussi anticipée qu’impressionnante.
De nos jours, qui dit beat-em-all dit aussi arsenal complet, et Platinum Games semblait bien décidé à ne pas nous décevoir dans ce domaine : dotée dès le début du jeu de quatre pistolets très efficaces, Bayonetta obtiendra par la suite d’autres armes qui lui permettront de réaliser de nouveaux combos. Du katana au fouet en passant par des carabines ou un gantelet muni de griffes, le choix est large ! Il vous faudra toutefois récupérer des disques d’or à remettre au forgeron de la boutique pour obtenir ces petits jouets bien utiles. Le magasin vous permettra aussi d’acheter des accessoires et autres objets, un métal précieux nommé halo faisant ici office de monnaie. Pour en revenir aux armes, précisons aux passages que certains de vos ennemis laisseront les leurs sur le sol une fois que vous les aurez battus : vous pourrez alors les ramasser en vous en servir contre vos prochains adversaires. Pratique !

Si les combats sont logiquement prédominants, Bayonetta compte aussi quelques phases de jeu différentes, rappelant furieusement OutRun ou After Burner du même éditeur. De la même manière, chaque chapitre se termine sur un mini-jeu de tir appelé « Attaque des anges » dans lequel votre prestation peut vous rapporter des objets bonus. Des séquences pas forcément passionnantes mais qui apportent un peu de variété et prolongent sans doute un peu la durée de vie du jeu.
A ce sujet, sachez que les habitués du genre auront besoin d’une dizaine d’heures pour un premier passage en mode de difficulté Normal, mais que la recherche de tous les versets cachés et autres bonus prendra largement plus de temps. Et c’est sans compter sur les niveaux de difficulté débloqués après avoir terminé l’aventure une première fois ! Pour les nouveaux venus inquiets de la difficulté il est sans doute judicieux de préciser que les checkpoints sont nombreux, certains étant même placés au milieu des combats contre les boss. Il existe en outre deux niveaux de difficulté qui leurs sont spécialement dédiés : Facile et Débutant.
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