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Test de jeu / PS3 / Battlefield : Bad Company

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MusiqueIl y a une chose qui fait le gros du travail dans l'ambiance magique de la Bad Company, sa musique. Les thèmes sont interprétés par de véritables orchestres, les enregistrements ayant eu lieu un peu partout autour du globe. Ces bijoux sont le fruit de Mikael Karlsson, un artiste suédois (encore un !). En décalage totales avec l'action, ces musiques parfois douces et reposantes ou teintées d'envolées épiques renforcent l'ambiance générale. On ne peut que regretter l'absence d'une bande originale dans le commerce, car le travail de ce compositeur est à saluer et n'a rien à envier à d'autres plus célèbres comme Harry Gregson William.

Toujours dans l'ambiance sonore on peut écouter diverses stations de radio à l'intérieur des véhicules, avec en boucle des titres dans la vague des 60's et 70's, renforçant encore la sensation de décalage et permettant de placer de gros clins d'œil à des films cultes : Apocalypse Now et Full Metal Jacket en premières lignes.

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Pour les batailles en elles-mêmes vous serez plongé au cœur du conflit, les explosions proches feront siffler vos oreilles durant quelques instants. Les armes possèdent leurs bruitages propres, et on note un soin tout particulier aux intérieurs avec par exemple certaines maisons possédants des pièces avec carrelages, offrant un raisonnement typique. Que ce soit les véhicules, les armes, les voix des ennemis et l'ambiance générale, DICE a fait un excellent travail et il serait difficile de trouver à critiquer.

Au niveau des voix la synchronisation labiale est par contre à oublier très rapidement, avec des décalages de quelques secondes durant les cinématiques. C'est vraiment dommage car la localisation est bonne, les acteurs se valent entre la VO et la VF, avec de gros bons points pour les rôles de Sweetwater et Haggard qui font le gros du travail. Par contre on regrette l'absence de sous-titre français pour les aficionados des parties en version originale.Une histoire dans le jeuBattlefield ne nous a pas vraiment habitué par le passé à un scénario plus poussé que détruire du méchant bot pas futé pour deux sous. Le dernier épisode à avoir posé ses valises sur une console Sony était Battlefield 2 : Modern Combat, sorti sur Playstation 2 à la fin 2005. Un très bon titre pour l'époque,  qui contenait une série de campagnes autour du globe mais où l'intérêt se limitait une fois encore à dézinguer du terroriste. Votre personnage ne possédait aucune personnalité, aucune histoire et son futur s'écrivait à coup de Head Shot bien placé.

Next-gen semblant faire écho à grosse production et narration plus poussée, les développeurs de DICE nous proposent pour ce Battlefield : Bad Company une "quasi" intrigue et un "quasi" scénario. Rien ne sert de tourner autour du pot l'emballage est sublime mais l'histoire sonne creux, et on se demande au final s'il y a vraiment un script. Tout part pourtant très bien, et à la manière d'un Grand Theft Auto IV le titre se paye une séquence d'ouverture digne d'une  grosse production hollywoodienne, avec en voix-off un certain Preston Marlow, le bleu que vous allez vous trimbaler durant toute l'aventure.

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Pour faire simple et résumer le fil conducteur, vous intégrez le 222e bataillon de l'armée de terre des Etats-Unis, compagnie B. Votre escadron est plus connu sous le nom de Bad Company, puisqu'il sert de décharge à l'armée américaine qui y envoi les causes perdues : déserteurs et autres sociopathes à la gâchette facile. Petite présentation de vos coéquipiers et de vous-même :

Preston Marlow : Dans sa famille on est soldat de père en fils. Il est assez polyvalent, et deviendra très rapidement l'homme à tout faire de son unité.

Sergent : Le boss de l'équipe, sa devise aurait pu être "l'armée tu l'aimes ou tu l'as quittes". Mais aujourd'hui tout ce qui compte pour lui est de prendre sa retraite le plus rapidement possible, et s'il faut passer par la compagnie B pour ça…

Haggard : l'ogre de l'équipe, imposant et  bourrin à souhait, c'est l'incarnation parfaite de la beauf attitude à la sauce Yankee. Il n'en reste pas moins un personnage très attachant.

Sweetwater : l'intellectuel de service, avec ses faux airs de geek. Le bonhomme a intégré l'armée pour faciliter ses études, mais il ne s'attendait pas forcément à ce qu'ils envoient les binoclares au front.

Vos débuts se passeront en Europe de l'Est, c'est là que durant une mission de routine vous découvrirez que des escouades de mercenaires sont sur le terrain, et que l'homme à leur tête a pour habitude de régler ses factures exclusivement en lingots d'or… C'est ainsi que vous et votre unité vous retrouvez à quitter quelques peu le rang pour partir à la chasse aux œufs ; avec les risques que cela incombent.

Petite digression parce qu'elle le vaut bien. Le synopsis fait franchement penser au film Les Rois du Désert sorti au cinéma en 2000. Un groupe de soldats américain trouve une carte dans le popotin d'un soldat irakien, carte qui mène aux bunkers de Saddam, ceux-là même où sont cachés ses lingots d'or. On était en droit d'attendre une histoire au moins aussi développée pour la Bad Company, surtout avec les vidéos diffusées à la chaîne pour nous faire saliver, mais on se retrouve au final avec un enchainement de missions parfois décousues. Ne cherchez pas de réflexion sur la quête de l'or, des métaphores et autres questions existentielles, ici seule l'action prime, le scénario, ou la ligne scénaristique  si l'on préfère n'est là que pour nous donner un avant goût des décors présents dans le mode multijoueur.

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Il faut quand même nuancer car il est vrai que l'histoire est loin d'être terrible, mais l'humour à bas prix de la Bad Company rattrape le tout, et surtout l'action qui nous trimbale à chaque seconde d'un endroit à un autre, sans jamais avoir le temps de souffler. Pour la durée de vie comptez entre six et huit heures pour boucler le tout, en prenant son temps et en visitant un peu les paysages somptueux. Mais pour être honnête le mode solo n'est qu'une mise en bouche…



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