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Battlefield : Bad Company 2

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Connue de tous grâce à ses batailles en ligne rassemblant un grand nombre de joueurs et à son gameplay à la fois riche et équilibré, la série Battlefield nous avait surpris en juin 2008 avec Bad Company : le jeu proposait bien entendu un aspect multijoueurs sympathique quoiqu’en deçà de ce que proposaient les itérations PC, mais il incluait surtout un vrai mode solo à la mise en scène travaillée. Presque deux ans après, le quatuor de choc découvert à l’époque revient avec une recette quelque peu révisée, qui privilégie cette fois les affrontements en ligne à la chevauchée solitaire.

Automne 1944, une unité d’élite des troupes américaines débarque secrètement sur une île du Pacifique pour y récupérer un scientifique japonais ayant décidé de changer de camp. Après un périple aussi rythmé que dangereux, le petit groupe parvient à s’en sortir en subtilisant aux forces nippones un sous-marin qui leur permet de prendre le large. Mais à peine ont-ils parcouru quelques miles nautiques qu’un bruit effrayant se fait entendre… S’ensuit une énorme explosion déclenchant un raz-de-marée, et voilà notre unité d’élite gisant au fond de la mer. Fin aussi tragique que brutale de l’Opération Aurore, une opération tenue secrète jusqu’à aujourd’hui.On prend les mêmes et on recommenceC’est quelques années plus tard, durant la Guerre Froide, que commence réellement l’aventure de Bad Company 2. On retrouve le quatuor du premier épisode, composé de Marlowe (l’homme que vous incarnez), Sweetwater, Haggard et Sergent, alors que ceux-ci sont embarqués dans une course pour récupérer une arme secrète dont les Russes cherchent eux aussi à s’emparer. Nous ne vous en dirons pas plus sur le scénario, si ce n’est que celui-ci vous fera voir du pays (la jungle tropicale, les montagnes enneigées, la ville et même… un avion !), et qu’il réserve bien entendu quelques rebondissements que l’on voit toutefois venir de loin. A vrai dire l’histoire qui nous est contée est relativement conventionnelle pour ce type de production, et l’on regrette au passage que l’humour lourdaud de notre quatuor de choc ait été quelque peu édulcoré depuis le précédent épisode.

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Heureusement les choses sont toujours aussi convaincantes du côté de l’action, à commencer par la destructibilité de l’environnement qui fait son grand retour. Dans Bad Company 2 en effet, vous n’êtes pas obligé de tirer au millimètre près pour descendre un ennemi embusqué derrière la fenêtre d’un bâtiment. Non, le mieux est d’épauler votre lance-roquettes et de viser l’importun : au pire le mur ne fait qu’exploser et met ainsi votre cible à découvert, au mieux cette dernière est emportée par le souffle ! Dans le même ordre d’idées, un sniper perché sur un mirador peut être pris à son propre jeu avec un fusil à lunette, ou bien être délogé de manière plus explosive en faisant sauter les pieds de son perchoir. Bref, la possibilité de détruire la plupart des objets du décor permet de varier son approche d’une bataille, de quoi renouveler constamment l’intérêt du jeu en cours de route.

N’allez toutefois pas croire que l’on se serait ennuyé sans cette sympathique fonctionnalité : à la manière d’un Call of Duty (enfin nous parlons surtout ici des épisodes Modern Warfare…), Bad Company 2 offre une grande variété des situations. Depuis la course de quads jusqu’à la poursuite en camion en passant par le mitraillage en hélicoptère ou l’utilisation de l’appui aérien pour détruire les lanceurs de missiles anti-char, les tâches qui vous attendent n’ont rien de répétitif. Elles s’insèrent parfaitement entre les phases de combat plus classiques qui forment le cœur du jeu, et apportent ainsi un peu de fraîcheur tout au long de votre périple.

Bien sûr l’arsenal mis à votre disposition est quant à lui bien fourni : on retrouve tous les classiques du genre, à savoir les fusils d’assaut, fusils à pompe, fusils-mitrailleurs, fusils de précision, mitrailleuses, pistolets et lance-roquettes. En tout, trente armes différentes sont disponibles sur lesquelles vous pourrez obtenir plus d’informations via la page d’équipement correspondante. Attention toutefois, si la plupart d’entre elles peuvent être récupérées sur les corps encore fumants de vos ennemis, d’autres sont bien cachées dans le décor et sont parfois limitées à certaines missions spécifiques. Sachez enfin que les explosifs sont eux aussi de la partie, avec notamment les grenades et le C4.

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Côté maniabilité, les habitués du premier Bad Company reprendront rapidement leurs marques. C’est bien simple, les contrôles n’ont quasiment pas changé ! On notera tout de même la disparition des injections d’adrénaline au profit d’une gestion de la santé plus conventionnelle (vous en perdez quand vous êtes touché et en récupérez lorsque vous vous abritez), et l’apparition de checkpoints régulièrement placés au lieu du respawn immédiat du précédent opus.

Là où les choses se gâtent en revanche, c’est au niveau de l’intelligence artificielle offerte par le jeu : qu’il s’agisse de vos équipiers ou de vos ennemis, les réactions des personnages dirigés par la console laisse en effet parfois à désirer. Dans le premier cas, c’est l’inconstance du comportement qui pose problème, vos partenaires prenant parfois des initiatives et fonçant tête baissée sur l’ennemi, mais adoptant d’autres fois l’attitude carrément inverse. Heureusement, ils s’avèrent relativement efficaces en combat. Dans le second cas, c’est le manque de tactique mise en place par les groupes ennemis qui choque : si vos adversaires savant plus ou moins se cacher et utiliser leur position à leur avantage, ils ne cherchent en revanche jamais à agir de concert pour bloquer plus efficacement votre progression. On aurait sans doute aimé voir un groupe nous occuper en nous tirant dessus tandis qu’un autre tenterait de nous prendre par le côté…

Mais le véritable point noir du mode solo de Bad Company 2 réside dans sa faible durée de vie, encore raccourcie par rapport au premier volet. Lors de notre première partie nous avons en effet traversé les 13 chapitres qui la composent en cinq petites heures seulement… Certes la difficulté était réglée sur le mode Normal et nous n’avons ni tenté de débloquer toutes les armes, ni détruit tous les relais de communication cachés, mais l’expérience reste tout de même diablement courte…

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