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Batman : Arkham City

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Véritable révélation de l’année 2009, Batman Arkham Asylum avait pris tout le monde par surprise en offrant la meilleure adaptation vidéoludique, toutes plateformes confondues, des aventures du Dark Knight. Deux ans plus tard les petits gars de Rocksteady remettent le couvert en enrichissant encore une recette déjà fort sympathique. Parviendront-ils à réitérer l’exploit de mettre tout le monde d’accord ? Sans aucun doute !

L’aventure d’Arkham City se déroule un an après les faits relatés par son prédécesseur : alors que la criminalité fait toujours rage à Gotham City et que l’asile d’Arkham a été fermé, les autorités cherchent le moyen de neutraliser une fois pour toutes les plus dangereux malfaiteurs de la ville. Le nouveau maire de la ville Quincy Sharp décide alors d’adhérer à un projet défendu par le Dr Hugo Strange, qui a visiblement trop visionné le New York 1997 de John Carpenter : il fait en effet isoler tout un quartier avec de grandes murailles gardées par les unités du Tyger, et y enferme pour toujours les bandits condamnés. Effrayé par cette idée, le milliardaire Bruce Wayne alias Batman décide d’intervenir, mais il se trouve lui-même rapidement pris au piège de cette étrange ville dans la ville.Arkham Asylum x10Vous l’aurez compris, Batman Arkham City délaisse les environnements parfois étriqués de son aîné pour une aire de jeu beaucoup plus étendue : le Dark Knight entre ainsi de plain-pied dans un monde totalement ouvert, dont il peut presque visiter le moindre recoin dès les premières minutes. Evidemment certains bâtiments ne seront accessibles que sous certaines conditions liées à votre progression dans le jeu, mais vous pourrez d’emblée vous balader dans une bonne partie de cette ville-prison.

Sans surprise pour un jeu du genre, votre aventure se présente sous la forme de missions, principales et secondaires, à démarrer en divers endroits indiqués sur une carte des lieux. Attention toutefois, mission secondaire ne signifie pas ici activité annexe sans véritable intérêt : non, ces objectifs supplémentaires vous permettront non seulement d’acquérir de temps à autre de nouveaux gadgets, mais aussi et surtout de croiser la route de nombreux personnages de l’univers de Batman.

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Ainsi, si la campagne principale regroupe déjà les ténors que sont le Joker, le Pingouin, Double-Face ou encore Harley Quinn, les missions secondaires vous permettront de rencontrer Bane, Zsasz, Deadshot et bien d’autres. Et c’est sans compter sur l’Homme Mystère, omniprésent, qui a caché ses 400 trophées partout dans la ville et qui se paye même le luxe d’offrir un mode de jeu entièrement consacré à ses défis ! Ajoutez à cela quelques missions dans lesquelles vous incarnerez Catwoman en personne, et vous comprendrez pourquoi, avec sa trentaine de visages connus, Arkham City a largement de quoi satisfaire les fans du Dark Knight.

Avec un tel contenu, on ne sera pas surpris d’apprendre que si l’aventure principale ne dure qu’une grosse douzaine d’heures, boucler le jeu intégralement en prendra le double voire le triple. De fait, on aurait pu craindre que les choses ne traînent en longueur et se révèlent répétitives. Mais c’était sans compter sur le savoir-faire de Rocksteady qui nous offre, une fois encore, une aventure trépidante de bout en bout.Un savant mélange des genresComme son prédécesseur, Arkham City fait la part belle à des combats qui peuvent vous opposer aussi bien à deux qu’à une quinzaine d’adversaires. Il faut alors profiter au mieux des combos disponibles, en composant une véritable chorégraphie d’attaque qui, en plus d’être efficace, se révèle toujours particulièrement jolie à regarder. Evidemment certains ennemis sont plus coriaces que d’autres, tantôt équipés d’armures, de boucliers, ou d’armes blanches, et il est alors préférable de vite maîtriser les contres et les attaques sautées pour en venir à bout. Quant aux adversaires munis d’armes à feu, la méthode la plus sûre reste la discrétion, en approchant par derrière ou en attaquant depuis une position surélevée. Attention toutefois, votre présence dans les parages est la plupart du temps signalée dès la première mise à mort, et vos adversaires se tiennent alors sur leurs gardes : ils fouillent les alentours, certains poussant le vice à chausser des lunettes de vision thermique pour vous repérer. La prudence est alors de mise !

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Plus directs, les affrontements contre les nombreux boss du jeu représentent une évolution majeure par rapport à Arkham Asylum. Si ce dernier ne s’était pas révélé particulièrement convaincant dans le domaine, Arkham City nous offre des affrontements variés et accrochés qui rappellent quelque peu l’âge d’or du jeu vidéo : ici, il vous faudra analyser le schéma d’attaque de votre adversaire, esquivant quand il le faut et portant des coups au moment propice, avec la bonne méthode. Bref ces combats apportent encore un peu plus de piquant à l’aventure, pour le plus grand bonheur du joueur.

Avec l’arrivée d’une aire de jeu ouverte, les déplacements de Batman prennent aussi une place plus importante dans le jeu. Muni de son grappin, le Dark Knight se déplace dans Arkham City tel Tarzan dans sa jungle, et peut même bénéficier d’un boost lui permettant de s’envoler à l’approche du point d’ancrage. On peut ainsi passer de longues secondes en l’air en planant ou en utilisant le grappin, une manœuvre qui vous vous en doutez fait l’objet de quelques défis auprès de l’Homme Mystère.

A vrai dire les déplacements de notre héros s’apparentent parfois à de vraies séquences de plateforme, lorsqu’il doit sauter par-dessus des trous puis glisser sous des obstacles avant d’enchaîner deux déplacements à la tyrolienne. Avec en plus une bat-griffe qui lui permet de rapprocher des objets et un pistolet électrique servant à activer des moteurs ou des aimants, eux-mêmes déclenchant parfois des mécanismes, les manières de progresser dans l’environnement sont multiples. Bien sûr on retrouve aussi quelques techniques connues comme la destruction de panneaux fragiles (à coups de poings) ou de murs peu épais (avec le fluide explosif), des techniques souvent utilisées pour cacher des zones renfermant des trophées ou des énigmes.

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Ces dernières, mises en place par l’Homme Mystère, vont du trivial au diabolique et vous permettront d’utiliser toute la panoplie des compétences de Batman : s’il suffira parfois de toucher un point d’interrogation bien visible avec un batarang, il vous faudra souvent télécommander ce dernier au travers de parcours tortueux pour qu’il atteigne sa cible. D’autres énigmes sont basées sur le timing, d’autres encore sur les capacités physiques du Dark Knight. Bref, les problèmes qui vont sont soumis ont beau se ressembler à première vue, la manière de les résoudre diffère souvent de l’un à l’autre.

D’ailleurs, il vous faudra de temps à autres être patient après avoir repéré une énigme, puisqu’il est possible de ne pas être encore en possession des outils nécessaires à sa résolution. Dans ce cas, une seule solution : faire un tour dans le menu des améliorations qui vous permet d’échanger les points d’expérience gagnés au combat contre de nouveaux mouvements, gadgets ou coups.



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