Test de jeu / PS3 / Alice : Retour au Pays de la Folie

- publié le 16 juin 2011
- Etat : Disponible
- Date de sortie :16/06/2011
- Développeur :Spicy Horse
- Distributeur :Electronic Arts
- Genre :Action / Aventure
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[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Scénario, Gameplay
- Page 2 : Bonus, Réalisation, Conclusion
Sorti début 2001 sur PC, American McGee’s Alice avait su nous proposer un mélange réussi de plateforme et de combats, le tout dans un univers sombre mais totalement déjanté, largement inspiré des livres de Lewis Caroll. Dix ans plus tard une suite arrive sur nos consoles, qui reprend dans les grandes lignes les bases de son prédécesseur.
Enfin sortie de l’asile de Rutledge après les évènements du premier opus, Alice Liddell vit désormais dans un foyer de Londres où ses progrès sont supervisés par un psychiatre. Mais toujours traumatisée par l’incendie qui tua sa famille une dizaine d’années plus tôt, elle continue à souffrir d’étranges visions qui ravivent ses doutes quant aux origines du drame : le feu a-t-il réellement été déclenché par une lampe à pétrole renversée par le chat, ou bien y a-t-il une autre explication ?
Pour répondre à la question, Alice devra faire plusieurs allers-retours entre Londres et le Pays des Merveilles, ce dernier étant en proie à une terrible menace : un train démoniaque sorti d’on ne sait où y sème en effet la destruction, et notre jeune héroïne ne tarde pas à faire le lien entre ses problèmes et ceux de ce bien curieux univers. Reste maintenant à déterminer lesquels de ces phénomènes sont causes et lesquels sont conséquences !Un voyage fantastiqueDans la pratique, Alice : Retour au Pays de la Folie est divisé en cinq chapitres de bonne taille et d’un final nettement plus court. Rassurez-vous : malgré ces chiffres apparemment légers, il vous faudra au bas mot une quinzaine d’heures de jeu pour atteindre le générique de fin tant chaque partie de l’aventure est longue. En outre un seul chapitre vous fera découvrir différents environnements, et c’est ainsi que vos pérégrinations vous feront traverser une forêt, une citadelle flottant dans les airs, une banquise, des fonds sous-marins, une montagne, ou encore un château de cartes. Et il ne s’agit là que de quelques exemples !
Chaque chapitre démarre par une séquence se déroulant à Londres, durant laquelle Alice tente d’en apprendre plus sur l’incendie. Votre rôle est alors limité puisqu’il vous suffit d’amener la jeune fille là où elle doit se rendre, et d’écouter les dialogues des passants ou d’assister à quelques cut-scenes. Heureusement ces phases de jeu relativement passives ne durent guère plus de dix minutes, et vous plongez donc assez vite au cœur du Pays des Merveilles. Pour la petite histoire, précisons que les cut-scenes soutenant le scénario sont présentées de deux manières : soit avec le moteur de jeu, soit par l’intermédiaire de saynètes dans lesquelles des éléments 2D façon « carton découpé » sont animés à l’écran.

Pad en main, on est clairement en présence d’un jeu d’action/plateforme mêlant combats, sauts, et quelques petits puzzles pour faire bonne mesure. Rapidement, on remarque que l’aspect plateforme du jeu n’est ni particulièrement novateur, ni excessivement développé : Alice peut évidemment effectuer des sauts (simples, doubles et triples) et même planer pour allonger la distance parcourue, mais elle ne peut en aucun cas s’accrocher à un rebord si sa cible est manquée de quelques millimètres. Ne vous attendez pas non plus à des pirouettes façon Lara Croft ou Altaïr sur des poteaux et autres barres horizontales : il n’y en a tout simplement pas. En revanche on note la présence de leviers à tirer et d’interrupteurs de deux types : les premiers sont au sol et sont activés en marchant dessus ou en y posant un objet, tandis que les seconds sont généralement inatteignables autrement qu’en tirant dessus.
De leur côté les pièges qui attendent la jeune fille sont relativement classiques, avec des plateformes mobiles, des jets de flamme qui tournent, ou encore des surfaces létales lorsqu’on pose le pied dessus. Seule petite originalité : quelques plateformes sont invisibles sous la forme normale d’Alice, et ne peuvent être révélées que lorsque celle-ci boit sa potion de rétrécissement. Attention toutefois, vous devez repasser à votre taille normale pour sauter, si bien qu’il vous faut alterner entre vos deux formes pour repérer les plateformes, puis pour les utiliser.
Evidemment qui dit plateforme dit erreurs de calcul dans les sauts et il vous arrivera donc de plonger dans le vide au détour d’une trajectoire mal appréciée. Le jeu se montre sur ce plan relativement compréhensif, puisque vous reprendrez généralement à quelques mètres seulement de votre grand saut. Pratique pour éviter toute frustration.Des combats dynamiquesCôté combats Alice démarre l’aventure avec pour seul équipement le Glaive Vorpalin, sorte de couteau permettant des attaques rapides au corps-à-corps. Elle met toutefois rapidement la main sur le Moulin à Poivre, pratique pour un tir soutenu à distance, puis sur le Lapin Chrono-Bombe, dont l’explosion peut être déclenchée à distance et qui peut servir à activer les interrupteurs au sol mentionnés précédemment. Plus tard, notre héroïne se munira du Cheval Bâton, apte à déclencher des coups puissants de près, et enfin de la Théière Canon, sorte de mortier façon Pays des Merveilles. Toutes ces armes à l’exception du Lapin Chrono-Bombe peuvent être améliorées sur quatre niveaux, la procédure nécessitant de récolter suffisamment de dents (!) dans les environnements parcourus. A noter aussi qu’Alice dispose d’une manœuvre d’esquive qui la transforme un court instant en une nuée de papillons intouchables, d’une ombrelle permettant de renvoyer certains projectiles ennemis, et d’un mode hystérie que l’on peut déclencher lorsque sa jauge de vie est au plus bas.
Avec sa multitude d’environnements différents, Alice : Retour au Pays de la Folie se devait bien sûr d’offrir un bestiaire à la hauteur. Et on peut dire que les développeurs de Spicy Horse ont rempli le contrat dans ce domaine puisque chaque nouveau monde apporte son lot de nouveaux ennemis. On commence ainsi par les Ruines, sortes de blobs noirs gélatineux plus ou moins dangereux, puis on passe à des soldats armés de fourchettes et protégés par une tasse sur la tête avant de rencontrer des poissons carnivores et autres guêpes samurais. Là où les choses deviennent vraiment intéressantes, c’est que chaque ennemi nécessite une technique particulière pour être éliminé, aussi bien en termes d’armes à utiliser que de fenêtre d’attaque à exploiter. Ainsi, malgré l’absence remarquée de réels boss (certains gros ennemis font plutôt figure de mini-boss), les combats sont à la fois variés et dynamiques, d’autant que certains mêlent des ennemis très différents obligeant à constamment repenser sa stratégie.

Deux petites critiques peuvent toutefois être formulées au sujet des combats : le système de verrouillage ne permet pas de choisir aisément sa cible, conduisant parfois à des tirs ratés en pleine action, et la caméra ne se place pas toujours idéalement lors des déplacements rapides. Le défaut nuit d’ailleurs aussi aux phases de plateforme en empêchant de temps à autres de bien calculer ses sauts, et même aux simples phases d’exploration au cours desquelles la caméra passe parfois brusquement à un angle fixe : les contrôles ne s’adaptent alors pas toujours très bien au changement, conduisant à des déplacement erratiques d’Alice.
Relativement peu mis en avant durant toute l’aventure, l’aspect puzzle du jeu se contente d’exploiter les leviers et interrupteurs mentionnés plus haut, et de proposer quelques exercices consistant à reconstituer une image divisée en carrés en faisant glisser un carré à la fois. Bien que le nombre de coups soit limité dans ces mini-jeux, vos neurones ne risquent pas la surchauffe tant la solution est visible du premier coup d’œil…
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