
Ys : The Ark of Napishtim
publié le 6 octobre 2005- Etat : Disponible
- Développeur :Falcom
- Distributeur :Konami
- Thème :Heroïc Fantasy
- Genre :RPG / Aventure
- Nb de joueurs :1
- 21/09/2005
- inconnue
- 22/12/2004
Alors qu’à une époque les possesseurs de PlayStation 2 se plaignaient d’être en manque de RPG, force est de constater que ces derniers temps la donne a changé et que de nombreux titres débarquent en Europe. Parmi eux, Ys : The Ark of Naphistim.
Lancés en même temps que la console avec des titres comme Orphen ou Evergrace, les RPG sur PlayStation 2 ont surtout pris leur envol grâce à l’excellent Final Fantasy X de SquareSoft puis connurent une longue traversée du désert peu de temps après. Heureusement, les éditeurs commencent enfin à comprendre que les Européens aiment également les longues aventures lyriques et oniriques. Entre l’arrivée prochaine de Xenosaga Episode 2 et de l’hypothétique Dragon Quest VIII, le petit Ys tente de se faire un nom dans le milieu. Alors, ça donne quoi ?Lost, le disparu.L’histoire de ce RPG est celle d’Adol, un garçon aux cheveux rouges, qui buvait tranquillement une pinte de bière dans un bar quand une jeune fille du nom de Dogi reconnaît en lui le héros qu’il semble être, le dévoilant aux gardes qui traînaient par là. Suite à quoi, ces deux petits salopiaux se retrouvent à fuir sur un bateau pirate, avec tout le reste de l’équipage, en direction des mers de l’ouest et du terrible vortex de Canaan. Une bêtise en entraînant souvent une autre, ce navire se fait attaquer par les canons de la flotte des Romuns, les ennemis qui les traquaient. Finalement, dans un ultime acte héroïque pour sauver la fille du Capitaine, Adol tombe à l’eau et se retrouve dans le fameux Vortex…
Mais comme Adol est le personnage central de cette histoire, vous n’êtes pas mort mais seulement dans les vapes, sur une plage paradisiaque, et votre bonne étoile veillant toujours sur vous, deux habitantes de l’île de Quatera vous récupèrent et vous soignent. A votre réveil vous tombez nez à nez avec les membres de la tribu des Rehda. C’est là que l’aventure commence !
Enfin, quand je dis commence, c’est pour dire que c’est à partir de ce moment que vous pouvez prendre votre personnage en main parce qu’il faut bien avouer que l’histoire de Ys : The Ark of Naphistim est un peu longue à démarrer. Le temps que notre avatar prenne du galon, qu’il fasse connaissance avec la tribu, qu’il sauve deux ou trois personnes de la mort, on avance sans trop savoir où et pourquoi. Les heures de jeux aidant, le scénario s’étoffe et devient prenant et motivant pour la suite. Une bonne chose.Baston + Evolution = Action/Rpg Comme vous avez pu le constater en regardant les screenshots, PFTV et trailers du jeu disponibles sur PlayFrance, Ys est un action/rpg dans la lignée d’Alundra sur PlayStation. Vous contrôlez un personnage uniquement, Adol, que vous devez faire évoluer au fil des combats se déroulant en temps réel. En clair, on sort son épée et on décime les ennemis qui pullulent sur chaque écran de jeu (les enchaînements sont automatiques) pour gagner expérience, objets et artéfacts nécessaires à l’amélioration de vos armes. C’est très accessible, d’autant qu’il n’y a pas de points à répartir dans différentes catégories, lorsque d’Adol prend un niveau, il gagne automatique en force et en points de vie. Simpliste au possible.
Le seul point sur lequel intervient le joueur concerne l’équipement du perso et ses potions. Ainsi, vous devez sélectionner une arme, une armure, un accessoire et un objet (le plus souvent une potion de soin ou un médicament) que vous pourrez utiliser à tout moment avec le bouton triangle. Pas besoin de passer par l’inventaire pour se soigner du coup, et ce, même pendant les combats contre les boss puisqu’il est alors impossible d’accéder à ses poches à ce moment là. Autant dire qu’il faut anticiper l’apparition de monstres balèzes sinon vous ne ferez pas de vieux os avec une seule barre de vie. Au pire, vous mourez puis chargez la partie et vous vous équipez convenablement avant d’y retourner…
Sinon, l’évolution du personnage est conforme aux jeux du genre, rapide au début puis de plus en plus lente. Petit regret cependant, Adol manque cruellement d’armes et même si elles sont évolutives, les trois épées magiques qui vous tombent dans les mains sont un peu « just ». Heureusement il est possible de passer de l’une à l’autre à l’aide des boutons de la tranche pour ainsi utiliser la bonne contre le bon ennemi. Plutôt ergonomique.Un jeu mignon, sans plus.Question réalisation, ce soft est mignon tout plein, coloré, en 3D mais carrément pas impressionnant. Les textures sont simplistes et répétitives (vue de dessus oblige), les personnages manquent de polygones, les effets spéciaux sont basiques…seuls les petits dessins des personnages apparaissant lors des dialogues sont assez bien faits. Voir un jeu d’une telle envergure à la fin de l’année 2005 sur PlayStation 2 est un peu léger. On comprend vite pourquoi ce jeu va également sortir sur PlayStation Portable…
Niveau bande son c’est aussi cheap que les graphismes, certaines balades sont agréables à l’oreille mais d’autres sont très vites lassantes voire énervantes. Par moment on se demande même si la bande son n’est pas faite à partir de sons Midi…c’est dire. Par contre tous les personnages secondaires bénéficient d’une voix digitalisées - dans la langue de Shakespeare -mais sont sous-titrées en français pour une meilleure compréhension. C’est suffisamment rare pour être signalé.
Enfin, la durée de vie est largement à la hauteur de la réputation des actions/RPG et il vous faudra bien une bonne trentaine d’heures pour en faire le tour, d’autant que certains chemins alternatifs n’attendent que vous et que des coffres cachés le sont depuis trop longtemps. A noter que le jeu contient un menu triche dans lequel vous pouvez entrer des codes avant de démarrer une partie. C’est rare dans ce genre de jeu !
Finalement, que dire de cet Ys : The Ark of Naphistim ? Tout simplement que c’est un bon petit action/RPG à l’ancienne, accessible et prenant, mais qui pèche par sa réalisation désuète et son manque de profondeur, notamment en ce qui concerne les armes et l’évolution du héros. Dans la balance il faut aussi ajouter qu’il est disponible en français et en magasin à 30 euros neuf, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. J’ajouterai également que, comme la version PSP n’est pas prête de débarquer en France et qu’en plus elle sera à coup sûr vendue à 50 euros, il vaut mieux ne pas l’attendre et foncer sur cette version PlayStation 2 pour peu que vous soyez fan du genre et que vous en avez assez d’attendre les ténors du genre.
Verdict
En conclusion, Ys : The Ark of Naphistim s’avère être un achat intéressant et rentable pour les amateurs d’action/RPG qui n’en peuvent plus d’attendre Xenosaga, Final Fantasy XII ou Dragon Quest VIII. Un bon p’tit jeu old school dispensable mais divertissant.

A partir de 12.45 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie