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Xenosaga Episode 2

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Alors que le cœur des rôlistes battait frénétiquement au rythme des sorties des Final Fantasy, une nouvelle production estampillée Squaresoft sortie de nulle part vint subrepticement s’immiscer dans le paysage ludique des joueurs nippons et américains pour s’imposer en tant que nouvelle référence du RPG sauce nipponne. Injustement passé inaperçu lors de sa sortie en 1998 (30 Septembre 1998 aux States - 11 Février 1998 sur l’archipel nippon) sous l’ère Playstation, Xenogears est, de l’avis de ceux qui ont eu la chance de s’y essayer, l’une des meilleures productions du géant nippon et peut se targuer de posséder l’une des intrigues le plus complexes et poignantes jamais créées. Authentique prodige vidéo ludique qui marquera à jamais l’histoire de son empreinte indélébile, Xenogears devait initialement être le cinquième opus d’une saga dont le prologue fut scindé en plusieurs volets. Développé par Monolith Software et non plus par Squaresoft, la série des Xenosaga accueille aujourd’hui son Episode II : Jenseits von Gut und Böse, un nouvel opus s’attardant sur les préludes d’un scénario riche en zones d’ombre.

Un titre « Nietzschien »Le scénario de Jenseits von Gut und Böse s’inscrit dans la lignée de son illustre prédécesseur en se montrant particulièrement dense et complexe. Entremêlant intelligemment réflexions philosophiques et pensées mystiques sans pour autant donner dans la surenchère spirituelle, la trame scénaristique de ce second épisode dissipe quelques parcelles d’ombres jusqu’alors laissées en suspend dans le précédents volet. Faisant directement suite aux évènements du premier épisode, l’intrigue du soft est cette fois ci axée sur les trois URTV (Nigredo, Albedo et Rubedo) tandis que Shion, Jin ou KOS-MOS se cantonneront à des rôles plus restreints. Comme à l’accoutumée, les portraits des nombreux protagonistes de cette fresque épique sont magnifiquement dressés, tous bénéficiant d’une identité propre, ils sauront dévoiler les facettes de leurs personnalités au fil de l’aventure. Toutefois, le caractère ésotérique quasi perpétuel du titre assaillira les non initiés d’une foultitude de questions : que renferme le Zohar ? qu’est ce que le Miltian Conflict ? Tant d’interrogations qui contribueront à mettre le ravioli des néophytes en ébullition …

Fort heureusement, Namco a eu la délicate attention d’intégrer un petit DVD bonus contenant les scènes cinématiques retraçant les grandes lignes du précédent volet. Une bonne initiative donc qui permettra à ceux qui n’ont pas pu s’essayer à Xenosaga Episode I : Der Wille zur Macht d’assimiler toutes les subtilités de la trame ô combien alambiquée.Les petits rats du Space Opéra Les aficionados de la série noteront l’apparition d’une interface remaniée et plus fouillée qu’à l’accoutumée ainsi qu’un système de « skills » qui s’étoffe de quelques nouveautés somme toute bienvenues dans un titre qui au premièr abord manque singulièrement de fraîcheur. D’aucuns accorderont à cette refonte une nouvelle dimension tactique et une plus grande accessibilité, d’autres martèleront avec zèle leur mécontentement devant un système qui montrera bien vite ses limites. Au rayon primeur, les joueurs les plus aguerris auront sans nul doute détecté que chaque ennemi dispose d’une « break zone » qui ne pourra être éclatée qu’au moyen d’une combinaison de coups appelée plus communément dans notre beau jargon « combo ».

Ces mêmes enchaînements ne pourront être assénés qu’en déclanchant un « boost » qui, moyennant bien évidement une aspiration complète d’une jauge éponyme vous permettra d’activer un tour supplémentaire et ainsi de décupler les dégâts infligés à vos adversaires. La clé d’un combat réussi repose donc sur la découverte de la break zone d’un ennemi ainsi que sur l’utilisation judicieuse de la jauge de boost. Hélas trois fois hélas, ces apports sapent bien malgré eux l’arrivée des attaques combinées dont l’intérêt se voit tout bonnement relégué au second plan au même titre que les ethers (sorts magiques) devenus tout simplement désuets. Mais le principal écueil à émettre au sujet des rixes réside incontestablement dans leur lourdeur accablante affiliée à un déroulement global peu excitant. Autrefois appelés A.G.W.S, les méchas sont dorénavant rebaptisés E.S et n’offrent toujours pas la prestation que nous attendions d’eux et les trop rares combats dans lesquels ces monstres de technologie interviennent sont toujours aussi anodins et mal exploités…vraiment rageant !

Que dire sur la durée de vie de ce second épisode si ne n’est qu’elle ne vous tiendra en haleine guère plus d’une petite vingtaine d’heure, soit le minimum syndical pour ce genre de production. Néanmoins, une foultitude de quêtes annexes à l’intérêt variable tentera de rehausser la courte durée de vie du titre en venant s’imbriquer dans la trame principale.Par delà le bien et le mal … Sans être techniquement à la pointe, le dernier rejeton de Monolith s’en tire tout de même avec les honneurs, bénéficiant d’un moteur graphique sensiblement revu à la hausse, le titre affiche des graphismes léchés mais qui ne suscitent pas pour autant un émerveillement de chaque instants. Visuellement, Jenseits von Gut und Böse demeure en effet très voire trop proche de son aîné avec des environnements certes toujours aussi soignés mais qui auraient gagné à être plus dépouillés notamment dans leurs gammes de couleurs un brin trop aseptisées. La balance entre les scènes cinématiques et les phases de jeux à proprement parler penche assurément en faveur des interminables phases narratives qui bien qu’étant une véritable mine d’informations contribuent bien malgré elle à instaurer un certain déséquilibre dans le titre. Au niveau du character design, le titre emprunte un tournant artistique inédit avec des personnages qui s’éloignent clairement de leur aspect « manga » pour adopter une parure plus réaliste et mature en parfaite adéquation avec l’enveloppe adulte du soft. D’un point de vue sonore, le constat est bien plus mitigé avec une ambiance sonore qui oscille entre de superbes orchestrations de Yuki Kajura et des morceaux de Shinji Hosoe bien trop discrets manquant parfois de personnalité. A l’instar du précédent opus, les doublages demeurent d’un bon acabit à l’instant avec des voix convaincantes qui transmettent avec brio les émotions des personnages.

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test écrit par

  • 7 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 5 / 10

    Son

  • 4 / 10

    Durée de vie

5.5 / 10

Verdict


Vous l’aurez compris en parcourant ce test, Xenosaga Episode II : Jenseits von Gut und Böse nous offre une prestation bien en décevante au vu du standard qualitatif qu’avait réussi à instaurer la série de Monolith Software. En dépit de ses indiscutables qualités narratives et de la profondeur abyssale de sa trame scénaristique, ce deuxième chapitre laisse derrière lui comme un sentiment d’inachevé, un sentiment amer qui sera sans cesse renouvelé par une réalisation bancale et à un rythme de jeu au clivage bien trop prononcé. Reste un titre à réserver aux inconditionnels de la série dont le troisième chapitre d’ores et déjà annoncé aura la lourde tâche de faire oublier la piètre performante de ce second volet.

- / 10

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5.5 / 10

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