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Worms 4: Mayhem

Worms 4: Mayhem

publié le 29 juillet 2005
  • 04/08/2005
  • inconnue

Moins d’un an après la sortie du peu concluant Worms Forts Etat de Siege, les anglais de Team 17 nous proposent un retour aux sources avec Worms 4 Mayhem. Toujours en 3D, ce nouvel opus devait renouer avec les fondements de cette saga mythique et ce afin de célébrer en beauté les 10 ans de la série. Pari gagné ?

On ne peut pas dire que la dernière prestation des vers de terre déjantés de Team 17 ait vraiment été concluante. Si sur le papier, la possibilité d’ériger toute sorte de fortifications était alléchante, manette en main, les sensations l’étaient beaucoup moins : la série s’écartait alors d’un chemin qu’elle empreinte pourtant depuis des années ; une décennie pour être plus précis. Sans doute conscients de leur échec, les développeurs anglais se sont tout de suite remis au boulot pour offrir aux joueurs un épisode digne des capacités de la PS2 et surtout de la saga, d’autant plus qu’elle fête cette année sa dixième année d’existence. Autant être franc tout de suite, Worms 4 Mayhem est le digne héritier de Worms 3D et vous fera oublier sans mal l’indigeste Worms Forts. Explications !

Jeu culte depuis des années où il met en scène une guerre sans merci entre vers de terre, Worms a connu un passage difficile en trois dimensions. Beaucoup de joueurs ont perçu l’apparition de la 3D comme la mort de la saga, la jouabilité et le gameplay perdant irrémédiablement en précision. Pourtant, malgré quelques lacunes évidentes, Worms 3D n’avait pas perdu l’essence de la série : un fun instantané et inépuisable. Passons sur le très sérieux Worms Forts pour nous attarder sur les qualités ludiques de ce nouveau chapitre de la guerre interminable des vers (quelqu’un saurait-il les raisons de ce conflit d’ailleurs ?). Ludiquement parlant, Worms 4 Mayhem est bel et bien un Worms, cela ne fait aucun doute. Passé le cap obligatoire de l’apprentissage (les habitués des deux précédents opus en 3D ne devraient éprouver aucune difficulté à dompter cette suite), Worms 4 devient rapidement une drogue, un vrai concentré de bonne humeur et de délire, surtout en multijoueur.

Comme les épisodes précédents, les développeurs ont soigné le contenu de leur jeu et proposent ainsi une durée de vie plus que satisfaisante en solo. Mode principal dans cette configuration, le mode Histoire vous fera prendre part à une nouvelle guerre entre vers et ce à travers différentes époques, suite à un malheureux accident explosant votre machine à remonter le temps. Si l’on dit souvent du mode solo qu’il est indigeste, inutile, bref dispensable, celui de Worms 4 propose des missions vraiment intéressantes qui valent assurément le coup d’œil. En plus de proposer des environnements variés par l’intermédiaire des époques, le jeu brille surtout par l’intelligence et la construction de ses cartes. Le level-design est irréprochable et les maps du mode solo offre un challenge certain. De plus, chaque mission offre des objectifs bien précis et il ne s’agit pas de se contenter d’exterminer la racaille adverse. Il faut ainsi saboter la construction d’un restaurant en explosant les barils de TNT, récupérer des outils pour empêcher la construction d’un pont, s’échapper d’un lieu malfamé, détruire des machines particulières et bien évidemment, et c’est quand même le but, exterminer quelques vers au passage. Le mode Histoire se suit avec passion et l’on en vient à bout assez rapidement pour peu que l’on accroche réellement. Pour ceux qui voudraient profiter davantage du mode solo, les développeurs ont également inclus un mode Défis proposant des challenges variés et originaux mettant en scène les différentes armes et gadgets des lombrics. Il faudra par exemple récupérer un certain nombre de caisses avec pour arme le seul Super Mouton, empoissonner dans un laps de temps prédéfini un certain nombre de vers avec des flèches empoisonnées, utiliser son sniper pour atteindre toutes les cibles ou venir à bout d’une équipe ennemie le plus rapidement possible. Au final, ce mode Défis relance merveilleusement le mode solo du titre et propose des épreuves vraiment intéressantes à jouer, d’autant plus que le mode solo reste un passage obligatoire pour profiter pleinement du jeu.

Pour cette suite, les développeurs ont semble t-il eu un seul mot d’ordre : personnalisation. Tout, ou presque, est paramétrable, des vers, aux cartes, en passant par les armes ou les règles du jeu. Les vers tout d’abord disposent d’une très vaste garde-robes. En passant par le menu Personnaliser, il sera possible de mettre sur pied l’équipe de ses rêves. En plus d’attribuer un nom à chacun de nos vers, de sélectionner une langue, un drapeau et une pierre tombale à son équipe, il est désormais possible de choisir une arme unique mais aussi et surtout de personnaliser l’apparence physique des bestioles. Quatre paramètres peuvent ainsi être modifiés : le visage avec une panoplie de chapeaux tous plus ridicules les uns des autres (c’est un peu le but), les mains, la moustache ou encore les lunettes. On se retrouve le plus souvent avec un look douteux, mais aussi et surtout très drôle. Les possibilités, déjà très vastes au départ, s’enrichissent progressivement au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu. Boucler une mission en solo ou une partie en multijoueurs fait apparaître de nouveaux accessoires dans le magasin, accessoires qui seront à vous en échange d’une certaine somme d’argent, d’où l’intérêt de passer par le mode solo. Plus aléatoire, il est possible d’empocher certains trophées, lesquels s’accompagnent d’une somme d’argent non négligeable. Pour les gagner, il faut remplir quelques conditions bien précises comme exterminer 4 vers en un seul coup, faire un certain nombre de dégâts avec une arme bien définie etc. Cet aspect personnalisation concerne également les armes du jeu. En passant par le même menu Personnaliser, il sera possible de donner naissance à l’arme de vos rêves. Là aussi, les possibilités sont vastes, on choisit tout d’abord le type d’attaque que l’on souhaite, aérienne, au corps à corps ou à distance puis on personnalise quelques statistiques. Par exemple, pour une attaque aérienne il sera possible de choisir le type de bombes (chatons, ananas, bombes, ballons, il y en a pour tous les goûts !), leur nombre, si le lancer sera affecté ou non par le vent, si les bombes seront empoisonnées et enfin l’impact sur le sol, les vers et les effets de l’explosion. Les possibilités sont nombreuses, c’est une certitude, même si l’on se retrouve assez vite avec des armes aux effets assez semblables. Seuls les composantes de l’engin feront la différence. Enfin, et c’est plus traditionnel, il sera possible de modifier à loisir les règles du jeu en personnalisant le nombre de rounds, le temps de chaque tour, les armes en présence etc.

Cette partie personnalisation devient vraiment intéressante lorsque l’on s’attaque au mode multijoueurs. Déjà, il est beaucoup plus pratique de repérer les vers ennemis, l’apparence des équipe étant considérablement différentes (ou alors, c’est que vous le faites exprès) et surtout, les nombreuses déclinaisons des modes de jeu promettent une durée de vie quasi illimitée. C’est bien simple, Worms 4 peut se vanter d’être l’un des jeux multijoueurs les plus funs sur Playstation 2. Les options sont nombreuses : on choisit tout d’abord le type de partie : deathmatch (élimination complète des équipes adverses dont les vers sont répartis aléatoirement sur la carte), Homelands (un deathmatch particulier puisque chaque équipe démarre depuis une base), Destruction (un mode très fun où il faut démolir la forteresse ennemie), Défense de statue (destruction ou protection de statues) et enfin Survivant (chaque équipe ne dispose que d’un seul ver sur la carte, dès qu’il meurt, il est remplacé jusqu’à épuisement de l’équipe). Puis la carte, que l’on crée de manière aléatoire en choisissant un thème graphique et en tapant le code de son choix ou que l’on choisit dans une liste prédéfinie (cette liste comprend par exemple les cartes du mode solo qu’il faut préalablement terminer puis acheter), le style de partie (normale, avec peu d’armes dispo en début de partie ou encore avec paramètres personnalisés, des mines présentes sur la carte aux armes disponibles dans l’inventaire) et enfin les équipes et le nombre de vers présents. Au final, le mode multijoueurs remplit parfaitement son rôle, celui de divertir, et s’avère suffisamment fun pour vous scotcher devant votre écran et vous faire oublier l’ennuyeux Worms Forts, d’autant plus qu’une seule manette est nécessaire pour en profiter !

Sur le plan graphique, Worms 4 s’en tire honorablement. La modélisation des vers ne surprendra plus les habitués des précédents opus avec leur design assez simpliste (d’un côté, modéliser un ver n’est pas non plus ce qui requiert le plus de polygones). En revanche, leurs différentes animations sont à mourir de rire, que ce soit la réception brutale après une explosion, les différentes provocations dès que l’on s’approche d’eux ou mieux les grimaces dès que l’on pointe une arme dans leur direction. Difficile de ne pas succomber aux différentes mimiques des lombrics ! Les cartes de jeu ne sont pas en reste et comme souligné quelques lignes au dessus, le level-design dans le mode solo est irréprochable. Les cartes aléatoires du mode multijoueurs sont elles aussi le plus souvent réussies et jouissent d’un rendu très agréable à l’œil. Bien que les textures employées ne soient pas très détaillées, le rendu global est très sympathique. Cinq grands thèmes graphiques permettent d’obtenir un nombre infini de cartes : le far-west, les mille et une nuits, la préhistoire, le chantier de construction et le moyen-age, chacun se caractérisant par un rendu différent qu’il faut apprendre à utiliser à son avantage. Visuellement, chaque environnement jouit d’effets de lumière très réussis et d’un rendu cartoon, notamment les effets de fumée liés aux explosions de bombes ou de barils empoisonnés, fort appréciable. Les amateurs des précédents Worms seront ravis d’apprendre que les décors sont de nouveau destructibles, cette possibilité pouvant en plus mettre son grain de sel dans le résultat final. L’animation reste de manière générale très fluide, on constate de temps en temps quelques rares ralentissements mais qui ne gâchent en rien le plaisir de jeu. Seul bémol, les temps de chargement relativement longs qui pourront agacer à la longue, notamment en cas d’échec dans le mode solo.

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test écrit par Olivier


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 7 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour la bande de vers de terre déjantés de Team 17. Après le décevant Worms Forts, les développeurs ont opéré avec Worms 4 Mayhen un véritable retour aux sources. Plus délirant que les deux opus précédents en 3D grâce notamment à un système de personnalisation riche en possibilités et des armes toujours plus loufoques, le titre peut se vanter d’être à ce jour l’un des jeux les plus conviviaux de la PS2. La jouabilité est globalement irréprochable et ce malgré quelques légers problèmes de caméra tandis que la bande son est à mourir de rire avec ses musiques débiles et les différentes voix des lombrics. Seules véritables ombre au tableau : l’incompréhensible absence de mode online, quelques bugs graphiques et de collision avec certaines armes.

- / 10

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Worms 4: Mayhem

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7.5 / 10
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