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Test de jeu / PS2 / Winning Eleven 8

Winning Eleven 8

Winning Eleven 8

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  • publié le 16 août 2004
  • Etat : Disponible Japon
  • Date de sortie :inconnue
  • Développeur :Konami
  • Distributeur :Konami
  • Thème :Football
  • Genre :Sport

Chaque été, c’est la même rengaine dans le petit monde du foot. Tout le monde se prépare ardemment en vue de la saison à venir. Et bien c’est la même chose en matière de foot virtuel avec la sortie cette année de Winning Eleven 8 qui servira pour nous autres européens de délicieux prologue au PES4 amené à sortir à la rentrée. Cette fois-ci, Konami a annoncé des améliorations significatives dans pratiquement tous les domaines du jeu afin d’enterrer une bonne fois pour toute la concurrence. Les actes ont-ils suivi les paroles ? Réponse immédiate !

La première prise de contact avec le jeu donne l’occasion de découvrir la désormais inévitable scène cinématique d’introduction qui est pour cette édition orientée sur le récent euro 2004 ayant eu lieu au Portugal. Ce petit moment de bonheur écoulé, on accède aux différents menus du jeu et première constatation : l’habillage visuel a évoluée de manière positive et l’interface s’avère bien plus confortable qu’avant. On se précipite d’entrée vers le menu match pour découvrir toute une pléiade d’équipes s’étalant sur plusieurs tableaux. Electronic Arts aurait donc fusionné avec Konami ? Et bien non, rien de cela, Konami a juste écouté les désirs des joueurs et fait enfin le nécessaire pour que le choix offert soit conséquent. Ainsi les championnats hollandais, espagnols et italiens sont présent dans leur intégralité avec licences à l’appui ce qui permet d’apprécier comme il se doit la présence des vrais noms, vrais maillots et vrais sponsors. Les autres clubs issus des championnats majeurs répondent eux aussi présent et c’est avec délectation qu’on constate que la totalité des clubs de la L1 française, la Premier League anglaise ou encore la Bundesliga allemande sont présents. Bref, qu’on se le dise, il sera donc désormais possible de jouer le championnat français dans son intégralité sur un PES/WE. En tout, c’est presque 130 clubs qui répondent présent à l’appel, les sélections nationales étant elles aussi fidèles au rendez-vous bien entendu.

Aucun nouveau mode de jeu ne fait son apparition mais certains ont été très nettement enrichis. C’est le cas par exemple du mode Entraînement qui propose plusieurs ateliers adaptés à chaque niveau et permettant d’apprendre tous les gestes implémentés dans le jeu. Les novices profiteront des différents modes d’emplois très explicites alors que les joueurs confirmés se dirigeront vers un mode challenge toujours plus complet. En parlant de challenge, la monnaie virtuelle présente depuis quelques temps sert toujours de récompense aux exploits des joueurs et sert à customiser le jeu à volonté en achetant par exemple de nouveaux ballons, de nouveaux joueurs , de nouvelles équipes et bien d’autres petites choses encore. Ce huitième volet introduit également la possibilité très alléchante de débloquer un sixième niveau de difficulté. Hélas, ce n’est pas ça qui viendra empêcher de gagner ceux qui avaient l’habitude de disposer facilement de l’IA en mode 5 étoiles sur les anciens volets. Le niveau que montre l’ordinateur en match est néanmoins plus intéressant qu’avant puisqu’il s’adapte au type de jeu adverse. Ainsi, il n’hésitera pas à se replier et à défendre très bas pour ensuite placer une contre attaque imparable. Cruel mais réaliste, il suffit de voir la victoire de l’équipe de Grèce lors du dernier Euro pour s’en convaincre.

Le mode League permet de disputer si on le désire l’un des grands championnats nationaux parmi ceux présents dans le jeu. Heureusement, ceux qui préfèrent prendre une équipe de débutants et l’emmener vers les sommets pourront toujours opter pour la Ligue Master. Cette dernière devrait vous scotcher de longues heures devant votre télé tant elle s’avère complète et complexe. Conséquence directe de l’inflation du nombre de clubs, il y a désormais quatre divisions. Entre les matchs, entraîner ses joueurs régulièrement devient indispensable puisque cela permet de les faire progresser petit à petit dans tous les domaines de jeu mais aussi de leur apprendre de nouveaux gestes, toute la panoplie du footballeur n’étant pas encore bien maîtrisé chez ces jeunes joueurs. Qui sait, peut-être deviendront-ils un jour grâce à vous de futurs prodiges qui renforceront par leur popularité le capital du club. Oui, car désormais les joueurs sont notés et récompensés en fin de saison selon la qualité de leurs performances au fil des matchs ! On retrouve le même système de classement au niveau des clubs grâce à l’indice WEFA qui vient récompenser les équipes obtenant les meilleurs résultats. Toujours dans un souci de réalisme constant, le jeu intègre dans ses données des périodes dans lesquels vos joueurs peuvent êtres appelés en sélection nationales et d’autres faisant où le marché des transferts bat son plein. Le recrutement devra être fait judicieusement en tenant compte de l’âge des joueurs puisque désormais ces derniers vieillissent au fil des saisons jusqu’à devenir inaptes à la pratique du football de haut niveau. Bref, une Ligue Master qui se rapproche de plus en plus des jeux de gestion sportive, les amateurs du genre ne seront pas déçus, c’est une certitude.

Maintenant que le contenu du jeu a été bien détaillé, il est temps de passer à ce qui intéresse le plus : l’action sur le terrain. Graphiquement, on sent que la PS2 a été poussé dans ses derniers retranchements et cela a comme première conséquence d’occasionner de nombreux ralentissements aux abords de la surface. Ils s’avèrent vraiment gênants et nuisent à la poursuite de l’action. Konami a d’ores et déjà confirmé que tout sera corrigé pour PES4. En attendant, pour profiter comme il se doit de cette version japonaise, il faudra baisser le nombre de spectateurs dans les tribunes et la fréquence des commentaires afin de permettre à la console de souffler un peu. Ce détail technique passé, on découvre des stades magnifiques et des joueurs modélisés à la perfection. Un soin tout particulier a été apporté aux joueurs célèbres et le résultat se révèle encore plus concluant qu’à l’accoutumée. Sur le terrain, on découvre que la vue par défaut est maintenant la vue longue, cette dernière étant plébiscitée par les joueurs depuis plusieurs années. Pendant le match, excepté la présence de l’arbitre sur le terrain, on ne remarque pas de grands changements si ce n’est que les shorts et maillots des joueurs peuvent se salir pendant le match et que les visages des joueurs font mieux ressortir les émotions qu’ils traversent comme la joie ou la colère. Ah si, les résumés du match à la mi-temps et à la fin sont toujours plus spectaculaires et bénéficient d’une mise en scène soignée digne des vrais matchs vus à la télé. Bref, graphiquement c’est vraiment très beau mais cela reste dans la continuité de la série. Il faudra à n’en pas douter attendre la prochaine génération de consoles pour qu’un nouveau pallier soit franchi.

Mais de beaux graphismes ne serviraient à rien si ils n’étaient pas servis par une animation irréprochable. Un point crucial toujours très impressionnant dans la série et atteignant aujourd’hui un niveau de qualité proche de son apogée, on se demande vraiment jusqu’où ira Konami. Alors plutôt que d’épuiser tous les superlatifs de la langue française, autant parler de choses concrètes. Car ces nouvelles animations ne sont pas là pour faire jolis mais bien pour servir un gameplay toujours plus complet. Ainsi, lorsqu’un ballon aérien arrive sur le joueur, il peut désormais le contrôler avec pratiquement n’importe quelle partie du corps : la tête bien entendu, mais aussi la poitrine avec de magnifiques amortis et déviations ou encore avec le pied. En effet, le joueur a la capacité de s’élever dans les airs et de faire une passe de volée en se retournant, c’est réellement impressionnant. Même constat pour les passes : si l’on n’oriente pas le joueur en direction du partenaire, il n’hésitera pas à faire un extérieur du pied pour transmettre la balle le plus rapidement possible. D’ailleurs à ce sujet, il semblerait que les développeurs soient tombés accros des extérieurs du pied puisqu’ils ont tendance à revenir très fréquemment. De manière générale, les déviations et les contrôles du ballon sont vraiment de toute beauté et le résultat obtenu est vraiment somptueux. Cette richesse dans les animations et dans les gestes des footballeurs offre un épanouissement visuel certain au jeu et aussi la sensation jouissive que tout est possible et que les seules limites présentes sont celles de l’imagination et non plus du jeu. Un petit mot sur l’ambiance sonore qui est ni plus ni moins la copie conforme des anciens volets, pas de changement de ce côté-là, que ce soit en bien ou en mal !

Non, le plus grand changement nous vient du gameplay et tout particulièrement du système de passes qui a été totalement révolutionné afin de faire un pas en avant conséquent vers le réalisme absolu. En effet, partant du principe que sur un vrai terrain chaque passe doit être dirigé et maîtrisé, les développeurs se sont attelés à intégrer dans les composantes du gameplay la possibilité de doser la passe et d’en choisir par la même occasion le destinataire. Rassurez-vous, point de jauge superflue envahissant l’écran ni de combinaisons tordues, faire une passe reste toujours aussi instinctif qu’avant et ne nécessite comme d’habitude que l’usage de la touche Croix. Seulement désormais, la durée pendant laquelle la touche analogique est maintenue se traduit à l’écran par une passe plus ou moins appuyée. Plus intéressant encore, cette même durée permet de déterminer à quel joueur la passe est adressée et offre ainsi la possibilité de faire des passes à un joueur excentré. Jusque-là, les passes partaient systématiquement en direction du joueur le plus proche et pouvoir à présent sauter des lignes pour alerter directement le joueur le mieux démarqué augmente considérablement la vitesse du jeu et la beauté des actions créées. Il faut voir les ouvertures de 70 mètres dosées à la perfection et faisant suite à un appel de balle sublime ou encore les jeux à une touche de balle tout en technique pour comprendre à quel point de WE8 repousse les limites du virtuel !

Ce système est par contre à double tranchant puisque si certaines actions impossibles auparavant deviennent tout à fait réalisables, d’autres toutes à fait anodines d’habitude exigent maintenant une concentration de tous les instants. Une passe trop appuyée échangée entre deux défenseurs peut conduire à un contrôle raté et à une récupération de la balle par l’adversaire par exemple. Autre bonne nouvelle, les joueurs contrôlés par le CPU participent enfin au jeu offensif et se montrent enfin généreux dans l’effort, faisant de nombreux appels de balle. On assiste même souvent à des débordements sur l’aile des défenseurs latéraux pour venir soutenir les milieux et distiller des centres dangereux ! Ces derniers sont très variés puisqu’en plus de la variation entre centre classique, centre tendu et centre à ras de terre, on peut à présent déterminer leur orientation à l’aide des touches directionnelles. Cependant, même avec cet ajout des plus confortables, marquer des buts est loin d’être courant dans ce huitième volet de la série de Konami. La faute à des défenses de fer mais aussi à des tirs très difficiles à maîtriser. Si lorsque le ballon arrive dans la course du joueur, on assiste à des missiles catapultés en direction de la lucarne, d’autres fois le résultat est peu brillant. De manière générale, il faut remplir la jauge de frappe de façon bien plus conséquente qu’auparavant et cela demande un temps d’adaptation certain qui permettra bien vite de différencier joueurs confirmés et joueurs occasionnels.

Et même lorsque les tirs sont réussis, il faut encore tromper le goal avant de laisser éclater sa joie. Les gardiens de but sont vraiment très forts dans ce WE8, bien loin de leurs comparses de PES3. Intraitables dans les duels en 1 contre 1, ils se détendent de tout leur long pour boucher les angles ou au contraire dévier du bout des doigts une frappe au ras du poteau. Finis aussi les coupables relâchements de balle dans les pieds de l’adversaire qui occasionnaient un nombre phénoménal de buts dans les anciens opus. Dorénavant le gardien optera pour une déviation en corner ou mieux encore, se saisira de la balle sans la relâcher. Sur une bonne trentaine de matchs, aucune bourde énorme de la part du gardien n’a été à déplorer. Un progrès incontestable qui peut donner dans un premiers temps une impression d’impuissance à l’attaquant en manque de repères. D’ailleurs, on remarquera au passage que les têtes demandent un timing impressionnant, chose nouvelle qui ne facilite pas l’acclimation au jeu. Le nombre de têtes au dessus du cadre ou retombant mollement dans les bras du gardien impressionne et un entraînement intensif s’impose. Heureusement, au fur et à mesure que les matchs s’enchaînent, on retrouve ses marques et l’impression d’être l’acteur d’un vrai match se fait plus tenace que jamais. En effet, comme dans la réalité, certains matchs sont marqués par des arrêts de gardien phénoménaux alors que d’autres mettent plus en valeur le talent des buteurs, du très bon boulot de la part de Konami qui propose un équilibre de jeu parfait. Mais les sensations nouvelles promises au niveau de la jouabilité ne s’arrêtent pas à ça, loin s’en faut !

Comme chaque nouvelle version, le gameplay est enrichi par divers gestes et possibilités. Ce huitième volet n’échappe pas à la règle et offre en premier lieu l’apport de nouveaux dribbles, certains étant vraiment très utiles et tout de suite adoptés. C’est le cas notamment du geste « volte-face » qui permet à un joueur de se retourner dans le sens du but en faisant le tour du ballon grâce à la touche R2. Idéal pour sauver une touche où pour préparer le prochain face à face avec le défenseur adverse. La feinte de frappe (Carré + Croix) marche beaucoup mieux qu’avant et ajoute à l’intérieur du pied la possibilité de partir de l’extérieur du pied en vue de faire une frappe enveloppée. Même chose pour les crochets avec L1 qui s’adaptent à toutes les positions et se révèlent aussi variés qu’utiles. Rappelons tout de même qu’un changement de direction bien senti a la même efficacité qu’un dribble complexe, chacun peut donc développer le type de jeu qu’il souhaite. Les coups francs bénéficient eux aussi de cette liberté puisqu’à présent ils peuvent se frapper de nombreuses façons différentes ! Le joueur a la possibilité en appuyant sur la touche Select de décider si il veut oui ou non faire une combinaison à deux. Ainsi, un coéquipier, peut vous décaler au choix le ballon sur la gauche ou sur la droite afin d’avoir un angle de tir optimal. Ce même coéquipier peut aussi feinter de frapper la balle afin de faire perdre quelques précieuses secondes de réactivité au goal adverse. Enfin, il est possible de faire en sorte que ce soit le partenaire placé à première vue pour décaler la balle qui frappe le coup franc. Un concept très bien pensé et pleinement maîtrisé ! Ce n’est pas pour autant que chaque coup franc amènera un but puisque le dosage s’avère encore plus technique qu’à l’accoutumée !

L’inertie des joueurs a été retravaillée et le résultat est bluffant de réalisme. Dans chaque changement de direction, on peut ressentir le poids du joueur basculer et cela est valable pour les défenseurs également. Un crochet bien placé, un adversaire ayant fait le mauvais choix et pris à contre-pied et l’espace s’ouvre pour l’attaquant qui peut alors déclencher sa course. D’ailleurs, le jeu défensif dévolue grandement dans ce nouveau volet. Tout d’abord, l’utilité des tacles a été revue à la hausse. Les joueurs exécutent le geste avec une plus grande vivacité et de façon très propre ce qui engendre peu de fautes sifflées par l’arbitre. Par contre, les tacles par le côté effectués lorsqu’un joueur adverse déborde sur l’aile sont devenus en contrepartie bien plus difficiles à réaliser puisque comme dans la réalité, il faut avoir une bonne longueur d’avance si l’on veut que le tacle touche le ballon et non les frêles jambes de l’adversaire. L’homme en noir a d’ailleurs tendance à siffler chaque faute possible et si l’on regrettera amèrement le nombre insignifiant de cartons qu’il daigne sortir à chaque match, on appréciera tout de même cette intransigeance nouvelle au niveau du sifflet. Tirages de maillot, obstructions, poussées dans le dos visant à déséquilibrer le joueur, l’arbitre voit tout et siffle tout ce qui fait que les habitués du pressing défensif R1+X seront désormais contraints de revoir leur façon de défendre. Car oui, dans ce domaine aussi Winning Eleven 8 gagne en finesse !

Il est maintenant obligatoire de défendre proprement en comptant sur son sens de placement et sur un timing idéal sous peine d’offrir des dizaines de coups de pieds arrêtés à l’adversaire pour charges irrégulières. Heureusement, vous serez aidés dans votre tâche par une IA des défenseurs totalement reprogrammée. Le bloc équipe se replace à toute vitesse lors d’une contre-attaque adversaire, va au pressing de l’adversaire quand c’est nécessaire et n’hésite pas à partir à l’assaut du but quand le temps presse. Un vrai régal auquel vient cependant se greffer une fausse note pour le moins inattendue ! Et oui, c’est le système de touche, ce bon vieux petit système de touche qui est victime de ce gameplay renouvelé. En l’occurrence, on aurait plus envie de parler de totale régression que d’évolution quelconque. Si dans PES3 on dirigeait le récepteur de la balle, ici c’est le lanceur qui répond à nos commandes, comme dans les premiers épisodes sur PS2. Seulement, le récepteur ne s’aligne pas automatiquement sur la direction que prend le joueur qui fait la touche, c’est l’IA qui le dirige entièrement et le pauvre joueur tenant désespérément son ballon dans les mains ne peut rien y faire à part pester. Aussi peu confortable visuellement que techniquement, l’exécution de touches devient alors un véritable calvaire qui se conclue la plupart du temps par une perte de la possession du ballon. Même le CPU semble avoir des soucis durant ces phases de jeu. L’autre défaut peut-être plus gênant que l’on remarquera est la facilité avec laquelle les passes lobées (L1 + Triangle) déstabilisent la défense même si l’on s’y prépare longtemps à l’avance. En effet, le joueur s’engouffre à toute vitesse dans l’ouverture, le défenseur quant à lui est bien souvent coupable de rester inerte quelques dixièmes de secondes de trop et bien souvent, c’est fatal ! Un défaut qui sera probablement corrigé pour la version européenne.

Mais d’un point de vue général, le gameplay frôle la perfection et justifie à lui seul l’achat de ce Winning Eleven 8. En effet, qu’exiger de plus d’un jeu de foot dans lequel on prend un plaisir fou à attaquer et à défendre ? Une immersion totale dans le match ? Ca tombe bien, là aussi WE8 a des atouts à faire valoir ! Tout d’abord, de nombreuses petites scènes font leur apparition durant le match afin d’en montrer les moments forts et décisifs. Loin d’être redondantes ou gratuites, ces séquences constituent un apport considérable à l’ambiance du jeu. Les exemples se comptent par dizaines, mais on peut par exemple citer les évacuations de joueurs sur civières. Quelques minutes après, on entend une acclamation du public et pour cause : le joueur est sur le côté au milieu de terrain et refait son entrée sur la pelouse. Si cela a lieu pendant que le ballon est en jeu, le joueur rétabli rejoint ses partenaires en parallèle de l’action. En revanche, si cela a lieu pendant un arrêt de jeu, une petite scène de quelques secondes se déclenche pour montrer le joueur en gros plan. Simple et efficace. Même chose pour certains corners où une petite scène particulière intervient pour montrer un joueur comme Beckham ou Zidane en train de poser son ballon et se préparer à tirer. Comme dans la réalité, on assiste parfois à des altercations entre joueurs. Parfois, cela se termine sur une réconciliation, parfois un joueur intervient pour séparer les deux hommes. Il arrive que l’arbitre aille parler à un joueur pour le calmer ou le rappeler à l’ordre. Le temps additionnel s’affiche désormais en haut à gauche de l’écran. D’ailleurs, en fin de match, on peut voir un attaquant s’effondrer et taper sur la pelouse de rage d’avoir manqué une des dernières occasions de but, etc…

Toujours dans le but de se rapprocher d’un vrai match de football, on constate qu’il y a désormais une continuité totale dans chaque rencontre. Sur les six mètres, on voit le goal poser son ballon et les joueurs des deux équipes remonter tranquillement le terrain sans être tout de suite bien en place comme avant. On peut ainsi lancer une contre attaque rapide mais il faut bien veillé à ce que le joueur soit prêt à réceptionner la balle. Encore un détail qui prouve si il y en avait encore besoin que Konami ne s’est pas contenté du minimum pour ce huitième Winning Eleven ! Il semble tout de même indispensable de ne pas oublier de mentionner l’absence de mode Online. A l’heure où le jeu en réseau passionne des millions de joueurs et où les très hauts débits se démocratisent partout en Europe, il est rageant de ne pas voir un des jeux multijoueurs les plus prisés disposer de cette option. Qui plus est quant on regarde du côté de la concurrence où les deux principaux adversaires, « FIFA » et « Le monde des bleus » proposent ce mode de jeu. Les développeurs se justifient en expliquant qu’ils désirent que le mode Online soit le plus confortable possible dès son lancement, espérons que cela arrivera d’ici peu de temps, que ce soit du 1 contre 1 ou du 11 contre 11 ! Pro Evolution Soccer 4 arrive en octobre, ce sera sûrement un peu juste, mais on peut de toute façon s’attendre comme à chaque fois à des améliorations et à des modifications par rapport à la version japonaise, les PES proposant traditionnellement des joueurs plus rapides et plus efficaces devant les buts par exemple.

Pour finir en beauté et avant de passer à la conclusion, voici une belle petite vidéo à regarder sur PFTV ! Elle montre un but sublime qui vient conclure une action d’une grande maîtrise collective, preuve que le jeu de passes de ce nouveau volet est en béton armé !



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test écrit par Damien


  • 9 / 10

    Graphismes

  • 9 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

9 / 10

Verdict

Bref, vous l’aurez compris, Winning Eleven 8 fera date dans l’histoire des jeux de foot en imposant un nouveau standard de qualité. Les nombreux bouleversements du gameplay opérés par Konami demandent un temps d’adaptation plus long qu’à l’habitude mais conduisent à un jeu encore plus intéressant et plaisant qu’avant. La version européenne gommera qui plus est les quelques « défauts de jeunesse » de la jouabilité toute nouvelle de WE8 et supprimera également les fâcheux ralentissements rencontrés sur la version japonaise. Tant dans le fond que dans la forme, Winning Eleven 8 semble être l’apogée de la série sur PS2. PES4 le sera aussi à n’en pas douter à sa sortie chez nous en Octobre. Il ne reste donc plus qu’à croiser les doigts pour qu’un mode de jeu en réseau soit intégré pour renforcer la gamme Online PS2, même si les dernières rumeurs ne vont pas dans ce sens. Un grand jeu en perspective de toute façon !

- / 10

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