
Winning Eleven 7
publié le 8 août 2003- Etat : Disponible Japon
- Développeur :Konami KCET
- Distributeur :Konami
- Thème :Football
- Genre :Sport
- inconnue
- inconnue
- 02/08/2003
Adulée par les aficionados de football virtuel, la série des Winning Eleven est devenue, depuis son apparition en 1997, une référence dans le domaine de la simulation. Chaque année, les joueurs du monde entier attendent que le nouvel épisode de leur saga fétiche fasse son arrivée afin de vérifier si le crû proposé les rapproche un peu plus de la perfection vidéoludique. En cet été 2003, les développeurs de Konami nous proposent leur dernier bébé censé surclasser tous les autres titres du genre : Winning Eleven 7. Dès lors, une grande question vient hanter les esprits des fans : WE7 est-il le jeu de football ultime ? Réponse dans les lignes qui suivent.Des menus à l’aspect renouveléAprès une fort jolie cinématique d’introduction en images de synthèse présentant diverses actions de jeu mettant en scène des joueurs tels que Zinedine Zidane ou encore Thierry Henry, les menus se dévoilent. Première constatation, ils ont beaucoup plus de classe que ceux des opus précédents. En effet, leur design high-tech, qui n’est pas sans rappeler celui de Zone of the Enders, un autre titre Konami, est beaucoup moins austère que celui des autres épisodes de la série. De plus, leur agencement, très proche de celui de Winning Eleven 6 par exemple, vous permettra de vous y retrouver facilement, même si vous êtes allergiques au japonais.Des modes de jeu nombreuxIl est, désormais, grand temps de lancer une partie afin de déceler les qualités et défauts de ce nouveau WE. Pour ce faire, vous aurez un large choix de modes disponibles. Outre la Master League et l’entraînement sur lesquels nous reviendront par la suite, vous aurez accès à des matchs amicaux, des séances de tirs au but et des coupes. En ce qui concerne ces dernières, vous pourrez disputer, selon vos envies, une Coupe du Monde, une Coupe d’Europe, une Coupe d’Afrique, une Coupe d’Asie ou encore une Coupe Konami. Leur déroulement colle fidèlement à la réalité, sauf bien évidemment en ce qui concerne la Coupe Konami inventée par les développeurs, et, lorsque vous remporterez un trophée, une nouvelle séance de remise des médailles sera disponible. En effet, désormais, vos joueurs ne font plus des tours de stades sous les acclamations du public mais ils se présentent, un par un, sur un podium afin de recevoir leur récompense avant qu’un officiel ne remettre la coupe convoitée au capitaine de votre équipe qui la brandit fièrement.Un entraînement completSi vous rencontrez quelques difficultés à remporter vos rencontres, nul doute que vous ferez un tour par le stade d’entraînement afin d’améliorer vos performances. Ici, vous pourrez, selon vos convenances, exercer librement vos talents de footballeur virtuel, réaliser divers challenges ou encore visionner des vidéos qui vous présentent toutes les subtilités du nouveau gameplay. Parmi les défis que vous aurez à relever, vous devrez, entre autres, dribbler entre des plots, réaliser des passes courtes ou des centres, marquer sur coup-franc ou encore empêcher la console d’inscrire un but. La difficulté de ces exercices est telle qu’il vous faudra y passer un certain temps avant de tous les réussir mais, au moins, vous serez alors prêt à affronter n’importe quelle équipe du jeu. Enfin, une option vous permet de reprendre une action depuis l’endroit où vous le souhaitez. Rien de tel pour recommencer une reprise de volée ratée.Une Master League encore plus richeWinning Eleven 6 proposait, en son temps, une Master League composée de trois divisions où se répartissaient quarante équipes. Pour ce septième volet des WE, Konami a vu encore plus grand en proposant quatre divisions où s’affrontent pas moins de soixante-quatre clubs. Bien évidemment, cette modification a entraîné un changement radical dans le déroulement de la compétition. Dorénavant, deux grandes divisions, une pour la région Nord et l’autre pour la région Sud, se subdivisent en deux sous-divisions. Comme à l’accoutumée, chaque match que vous disputerez vous rapportera, ou vous fera perdre, des points qui, ensuite, serviront de monnaie d’échange pour réaliser vos transferts, chose indispensable puisque vous débuterez votre championnat avec des joueurs inconnus et non pas des pointures du football mondial. Pour vous aider à réaliser vos achats et ventes de footballeurs, vous aurez accès à un moteur de recherche qui vous permet de retrouver le joueur désiré en quelques secondes. Notez, également, que, à l’instar Winning Eleven 6 Final Edition, WE7 vous donne la possibilité d’entraîner de jeunes joueurs inexpérimentés afin qu’ils deviennent, peut-être, le Zidane de demain. Dans un autre registre, notez que le mode expert a, tout bonnement, disparu de l’écran de sélection de la Master League. Pour pouvoir retrouver les conditions dantesques de ce niveau de difficulté, qui vous faisait perdre chaque rencontre que vous décidiez d’arrêter en cours de jeu, vous pourrez, fort heureusement, activer la sauvegarde automatique et une option anti-triche qui vous fait perdre chaque partie que vous abandonnez. Certes, la démarche est désormais plus fastidieuse mais elle a le mérite d’exister. Enfin, sachez qu’une coupe, la WEFA, oppose les meilleurs clubs et qu’il vous faudra batailler ferme pour pouvoir remporter ce trophée.Suppressions et ajouts de clubsDepuis Winning Eleven 6 Final Edition, de nombreuses équipes ont fait leur apparition, tandis que d’autres ont disparu. Ainsi, on pourra regretter que les clubs d’Amérique du Sud ne soient plus présents dans cette mouture. A leur place, on trouve désormais soixante-quatre équipes parmi lesquelles le RC Lens, l’AJ Auxerre, la Real Sociedad ou encore Fullham pour ne citer qu’elles. En ce qui concerne les sélections nationales, vous retrouverez les mêmes pays que dans Winning Eleven 6 FE. Il conviendra, à ce propos, de remarquer que l’équipe de France bénéficie de statistiques incroyablement élevées en comparaison d’autres équipes. C’est à croire que les développeurs n’ont pas pris en compte la débâcle subie lors de la dernière Coupe du Monde pour établir les performances des Bleus.Enfin des licenses !Contrairement à son adversaire de toujours, la série des FIFA d’Electronic Arts, la saga Winning Eleven n’a jamais pu bénéficier d’une license officielle lui permettant d’afficher les sponsors sur les maillots des équipes. Désormais, ce manque est réparé, partiellement malheureusement. En effet, seuls quatre clubs italiens, la Lazio de Rome, le Milan AC, la Roma et Parme, disposent de leurs véritables tuniques, sponsors et écussons. Toutefois, ne boudons pas notre plaisir et espérons que, dans un hypothétique Winning Eleven 8, d’autres clubs bénéficieront du même traitement. Dans un autre registre, signalons que les équipes de Hollande et d’Allemagne souffrent du syndrome dont était affecté Pro Evolution Soccer 2. En effet, les joueurs de ces deux équipes disposent de noms se rapprochant plus ou moins de la réalité, par exemple Darits pour Edgar Davids. Fort heureusement, un petit tour dans l’éditeur vous permettra de corriger ces approximations.Faîtes vos courses au WE ShopNouveau venu dans l’univers Winning Eleven, le WE Shop, comme son nom l’indique, n’est autre qu’une boutique qui vous permet d’acheter diverses options. A chaque fin de match, vous recevez des WEN, une monnaie qui, par la suite, vous permet de faire vos emplettes. Pour gagner ces WEN, rien de plus simple, il vous suffit de jouer des matchs, chaque partie rapportant cinquante WEN et chaque coupe gagnée vous en octroyant mille. Parmi les éléments que vous pourrez acheter, signalons un nouveau stade d’entraînement, la possibilité de multiplier par deux la vitesse de jeu, un mode BMG qui vous permet d’écouter les musiques du jeu, l’achat d’équipes classiques, qui, avant, se débloquaient en gagnant des coupes, ou encore le choix du ballon entre le Tricolore et le Fevernova. Enfin, pour la modique somme de dix mille WEN, la plus forte dépense que vous aurez à faire de tout le jeu, vous aurez accès à un mode autorisant les transferts entre clubs. Finies donc les insupportables chaînes de transfert de Winning Eleven 6, désormais tout se réalise en quelques instants. Ainsi, vous pourrez actualiser les effectifs en accord avec le dernier mercato car, force est de constater que ceux-ci ne sont pas à jour. En effet, Beckham officie toujours sous le maillot de Manchester United tandis que Ronaldhino est toujours parisien. Heureusement, tout ceci est maintenant corrigeable.Un réalisme accruPour être le plus proche possible de la réalité, les développeurs n’ont pas hésité à inclure à Winning Eleven 7 diverses options qui vous donneront, l’impression de regarder une retransmission télévisée. Ainsi, lors de l’entrée des équipes, vous verrez, désormais, les footballeurs sortir du tunnel menant aux vestiaires avant de fouler la pelouse. De la même manière, lorsque l’un des joueurs reçoit un mauvais coup, vous verrez arriver une civière qui emmènera le blessé au bord du terrain afin qu’ils reçoivent les premiers soins et soient recouverts de bandages. De même, si aucune des équipes n’a réussi à prendre l’avantage à l’issue des quatre-vingt-dix minutes réglementaires, les footballeurs iront se désaltérer afin de pouvoir être prêts pour la prolongation. Le but en argent a, lui aussi, fait son apparition. Ainsi, si une équipe marque durant la première mi-temps de la prolongation, l’adversaire a jusqu’à la cent cinquième minute pour égaliser. S’il n’y parvient pas, il perd la rencontre. Par ailleurs, vos joueurs n’hésiteront pas, non plus, à lever le bras afin de réclamer une remise en jeu ou signaler un hors-jeu à l’arbitre. De plus, à certains moments, vous entendrez un coup de sifflet retentir sans bien en comprendre la raison. Celle-ci est très simple : les fautes de main sont, à présent, prises en compte. Gérées, il faut l’avouer, de façon aléatoire, celles-ci ont le mérite de rendre le jeu plus réaliste. Enfin, un speaker se signalera lors des buts et des remplacements. Rien de tel donc pour se plonger, un peu plus, dans le match..Un gameplay encore amélioréLa force de Winning Eleven a, depuis toujours, été son gameplay et cette mouture ne déroge pas à la règle. Plus proche de WE5 que de WE6, celui-ci fait la part belle à la simulation et offre des sensations proches de la réalité. Ainsi, inutile d’espérer traverser le terrain avec la balle en cinq étoiles, vos adversaires vous barreront rapidement le chemin. De même, le défaut qu’avaient les défenseurs de Pro Evolution Soccer 2 de s’écarter lorsqu’un attaquant approchait du but est désormais résolu. Dorénavant, l’Intelligence Artificielle de l’équipe dirigée par la Playstation 2 est d’un excellent niveau, ce qui lui permet de développer un jeu collectif qui vous donnera du fil à retordre. D’autre part, une nouvelle panoplie de gestes techniques a, également, fait son apparition. Vous pourrez donc réaliser la roulette, rendue célèbre par Zidane, le coup du sombrero ou encore des jongles. Cependant, ne tentez pas de réaliser ces prouesses avec n’importe quel joueur. En effet, il faut que votre footballeur dispose d’aptitudes particulières afin que le geste réussisse. Autant dire que vous aurez plus de chances de succès si vous tentez une roulette avec Zidane ou Del Piero car, si vous demandez à Desailly ou à Edmilson de réaliser ce geste, ils risqueraient d’oublier le ballon en cours de route. Par ailleurs, le stick analogique prend une importance de tout premier ordre dans Winning Eleven 7. En effet, un quart de cercle du stick vous permettra de réaliser la roulette de même qu’une double pression vers l’avant produit un passement de jambes du plus bel effet. Signalons que, à présent, vous pourrez contrôler entièrement votre gardien de but en appuyant simultanément sur Triangle et L1, de même que vous aurez la possibilité de ne contrôler qu’un seul joueur par match, à l’instar de ce que proposait Namco, dans Libero Grande sur Psone. Grâce à cette dernière option, le jeu prend une autre dimension et vous avez ainsi à remplir votre tâche avec la plus grande attention. Inutile donc de se ruer à l’attaque si vous êtes un défenseur central. Pour finir, les touches ont, elles aussi, changé. Vous dirigez maintenant le joueur qui reçoit le ballon et vous pouvez réclamer la balle dans l’espace en appuyant sur Triangle.Des graphismes superbesDéjà fort jolis dans Winning Eleven 6 FE, les graphismes ont été, pour ce WE7, encore grandement améliorés. En effet, les joueurs, reconnaissables au premier coup d’œil, sont fins, détaillés et, surtout, bien mieux proportionnés que ceux d’un FIFA par exemple. Les stades sont, quant à eux, réellement sublimes et n’ont rien à envier aux enceintes dont ils sont inspirés. Malheureusement, seule ombre au tableau, le public est toujours composé de textures sommaires qui pixellisent dès lors que l’on s’en approche un peu trop.Une animation de rêveAutre point fort de cet épisode, son animation est la meilleure jamais vue dans un jeu de foot. La motion capture permet des merveilles et les mouvements des joueurs ont l’air plus naturels que jamais. Vos actions s’enchaînent ainsi de façon fluide et les gestes techniques sont un régal pour les yeux. De même, les gestes caractéristiques de certains joueurs, notamment Roberto Carlos et Beckham lors des coups de pied arrêtés, sont toujours présents pour la plus grande joie des fans de ces joueurs. Enfin, notez que si quelques ralentissements peuvent se faire ressentir lors de certaines actions, cela ne nuira en aucun cas à votre plaisir de jeu.Une bande sonore inégaleEn ce qui concerne la bande sonore de Winning Eleven 7, force est de constater que celle-ci alterne le bon et le moins bon. En effet, tandis que les musiques sont, pour la plupart, répétitives, l’ambiance, lors des matchs est, quant à elle, exceptionnelle. Les supporters dans les gradins sont survoltés et n’hésitent pas à entonner des chants afin d’encourager leur équipe. John Kabira, qui officie en tant que commentateur, contribue, lui aussi, à renforcer l’incroyable ambiance du jeu, notamment lorsqu’un but est marqué. De ce point de vue, WE7 est impossible à critiquer et l’on se prend même à rêver d’avoir, un jour, la possibilité d’avoir les commentaires japonais dans Pro Evolution Soccer.Des défauts qui viennent entacher un tableau idylliqueAprès tant d’éloges, on pourrait croire que Winning Eleven 7 est le jeu de football parfait que tous les possesseurs de PS2 attendaient. Malheureusement, il n’en est rien. Premier motif d’insatisfaction, la règle de l’avantage instaurée dans cet opus est gérée de façon totalement aléatoire, si bien que, la plupart du temps, l’arbitre ne siffle pas faute quand il le faudrait et vice-versa. De plus, les ralentis, que vous pouvez activer lorsque vous le voulez sont toujours trop courts. Ainsi, vous ne pourrez regarder que les ultimes secondes de votre action. Il n’y a donc rien de plus rageant que de ne pas pouvoir visualiser une phase de jeu depuis les origines de sa construction. Enfin, ultime reproche, il est fort regrettable que Konami n’ait pas intégré un mode de jeu en ligne à son soft. Certes, vous pourrez mettre à jour les effectifs ou comparer vos scores des ateliers d’entraînement en connectant votre Playstation 2 au web mais il faut avouer que le fait de pouvoir affronter, en réseau, un adversaire humain aurait donné une dimension supplémentaire à ce titre, surtout quand on sait que le futur FIFA 2004 offrira cette possibilité.
Verdict
Beau, jouable, doté d’une durée de vie infinie, World Soccer Winning Eleven 7 surclasse tous les autres jeux de football sortis jusqu’alors. Konami a su, une nouvelle fois, améliorer un soft déjà proche de la perfection en lui ajoutant diverses options ou en renouvelant entièrement la League Master et l’entraînement. Certes, la copie rendue par les développeurs n’est pas parfaite mais ces quelques défauts nous permettent d’espérer un WE8 encore plus abouti, à moins que Pro Evolution Soccer 3, dont la sortie est prévue pour la fin novembre, ne corrige ces quelques erreurs. Quoiqu’il en soit, si vous pouvez vous essayer à ce WE7, n’hésitez pas un seul instant, vous vivrez une expérience vidéoludique sans précédent.

Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie