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Test de jeu / PS2 / Whiplash
Whiplash

Whiplash

publié le 25 février 2004
  • 27/02/2004
  • 18/11/2003

Après Legacy of Kain Defiance, Crystal Dynamics, décidément très prolifique en ce début d’année 2004, nous revient avec un jeu de plate forme classique qui, une fois n’est pas coutume, met en scène un duo atypique constitué d’une belette maligne et d’un lapin blanc indestructible. Il n’en fallait pas plus pour que les développeurs nous pondent un jeu de plate forme à l’humour omniprésent mais aussi et surtout répétitif. Explications… Pauv’ bêtes Whiplash est un jeu de plate forme animalier prenant place dans un immense laboratoire. Dans ses locaux, la multinationale Genron se livre à d’étranges expériences sur nos amis les bêtes, expérimentations que l’on pourra découvrir en parcourant le jeu sous la forme de cinématique. Ainsi, les méchants humains testent par exemple la résistance de singes à l’électricité en les plaçant dans un bassin et en envoyant toute sorte d’appareils électroménager. Si le thème choisi est on ne peut plus sérieux, les développeurs ont décidé d’atténuer leur propos en optant pour une mise en scène humoristique. Ainsi, tout en les condamnant, Whiplash parvient à dédramatiser les expériences sur animaux en nous faisant sourire (ce n’est, après tout, qu’un jeu). C’est d’ailleurs une expérience ratée qui va nous permettre de faire connaissance avec nos héros : Spanx est une belette au pelage marron et Redmond, un lapin blanc que de précédentes expériences ont rendu indestructible. Nos deux compagnons se retrouvent attachés l’un à l’autre. Pourquoi ? Tout simplement parce que Genron voulait fusionner nos deux amis afin de créer une nouvelle espèce d’animal. Si l’expérience tourne court et que notre duo parvient à s’échapper, le déclenchement des alarmes entraîne le branle bas de combat dans l’entreprise, bien décidée à récupérer ses deux occupants. La quête de Spanx et Redmond sera alors triple : tout d’abord, il s’agira pour notre duo de s’échapper de ce sinistre laboratoire. Deuxièmement, il y a dans les locaux de Genron de nombreux autres animaux emprisonnés qui subissent d’horribles tortures. Pourquoi ne pas leur venir en aide ? Enfin, comme nos deux amis sont rancuniers, ils semblent bien décidés à faire payer aux hommes leur cruauté en saccageant le plus possible les différentes pièces de la société. Voici ainsi résumer les fondements du gameplay de Whiplash.De bonnes idées… Pour ce qui est du gameplay, Whiplash se veut original, tout du moins les premières heures de jeu. Tout d’abord, bien qu’ils soient deux, le joueur ne contrôle que Spanx. N’allez pas en déduire que notre ami aux grandes oreilles et aux dents longues ne sert à rien, bien au contraire. Si les déplacements de base, à savoir marcher, courir, sauter ne concernent que Spanx (notre pauvre lapin est alors réduit au simple rôle de pantin, trimballé dans tous les sens), la majorité des actions fait surtout la part belle à Redmond. Puisque ce dernier est invincible, autant en profiter ! Ainsi, vous vous rendrez vite compte que votre allié est une arme redoutable pour venir à bout des multiples adversaires vous barrant le chemin (principalement des robots, des scientifiques et des gardiens).
Les développeurs nous donnent dès le départ deux attaques différentes, l’une étant plus puissante que l’autre, bien évidemment. Ce chiffre pourra par la suite être gonflé à la fin de chaque niveau ou il vous sera donné la possibilité de choisir entre de nouveaux coups ou d’autres bonus (comme des cartes des lieux par exemple). De même, Redmond sera indispensable pour venir à bout des systèmes de sécurité les plus perfectionnés. Si pour certains un simple coup bien placé peut suffire, la grande majorité demande à ce que notre rongeur entre carrément dans la machine (par exemple) pour la dérégler, à Spanx de surveiller les opérations et de calibrer la manœuvre. Ce genre de scène est d’ailleurs l’occasion de profiter un peu plus de l’humour du jeu puisqu’il ne reste de notre lapin qu’une touffe de poils volant dans tous les sens accompagnée de cris d’agonie. Hilarant ! Dans un registre à peu près similaire, Redmond sera également indispensable pour s’agripper à certains éléments du décor (Spanx n’hésite pas à l’utiliser pour se balancer, glisser le long de rails etc). Enfin, il est aussi possible d’utiliser certains power-ups sur Redmond afin de lui donner de nouveaux pouvoirs. Par exemple, vous pourrez lui mettre le feu ou encore l’électrocuter pour enclencher certains mécanismes, voire le gonfler à l’hélium pour atteindre des endroits trop élevés. Toutes ces actions se révéleront d’une grande utilité pour mener à bien votre quête.… sous exploitées Néanmoins, le déroulement du jeu lasse passées les premières heures de jeu et le sentiment de découverte qui s’en suit. Si le rythme de progression est rapide (on ne bloque presque jamais), c’est en partie dû à la trop grande linéarité du jeu. Déjà, les environnements ouverts sont beaucoup trop rares et ne nous réservent au final qu’un seul chemin possible. En fait, la majorité du titre se déroule dans des couloirs et autres conduits de ventilation. Il n’est alors pas étonnant que le joueur vienne à se lasser, d’autant plus que le gameplay peine à se renouveler. Le schéma classique de progression est le suivant : on parcourt un long couloir (en détruisant ou non les éléments de décor), on utilise Redmond pour déverrouiller une porte, laquelle nous donne accès à un espace plus ouvert dans lequel on doit, ou détruire une machine, ou libérer des animaux. Au final, malgré de bonnes idées, le jeu se résume à avancer, détruire le plus d’éléments possibles et sauver vos comparses. Marrant les premières heures, le jeu devient vite lassant et répétitif.Une jouabilité instinctive Il est dommage de se retrouver avec un gameplay répétitif car la jouabilité du jeu n’est pas mauvaise, loin de là. D’une manière générale, nos deux camarades se manient à la perfection et répondent au doigt et à l’œil. Bien sûr, l’on n’échappe pas aux habituels problèmes de caméra qui viendront parfois gâcher totalement les combats ou encore un saut devant être millimétré, mais globalement le titre de Crystal Dynamics s’en sort bien. Le nombre d’actions disponibles est assez conséquent et l’interface plutôt bien pensée. On retrouve ainsi une touche pour sauter, deux sont réservées pour les attaques (qu’il sera possible de combiner avec une des touches de la tranche pour augmenter ce nombre, cette même touche pouvant servir, séparément, à jeter des projectiles), L2 pour glisser ou s’agripper à certains rails et Triangle permettra de déclencher les mécanismes.
Les différents menus du jeu sont assez épurés et parfois franchement incompréhensible. Ainsi, les développeurs ont voulu nous aider en mettant à disposition un système de cartes. Malheureusement pour nous, ces dernières restent globalement incompréhensibles et c’est à l’aveuglette que l’on avancera le plus souvent. Enfin, à la manière d’un RPG, nos bestioles peuvent gagner de l’expérience et ainsi changer de level. Pour se faire, rien de plus simple : il vous faut récolter de la nourriture, soit en parcourant de fond en comble chaque environnement, soit en dépouillant les humains qui en portent sur eux parfois en grande quantité. Si les répercussions sur vos capacités sont nulles, changer de niveau vous octroie des points de vie supplémentaires, parfois bien pratiques. Ainsi, le jeu reste d’une manière générale assez facile, les game over se faisant assez rares.Une réalisation décevante Si le gameplay déçoit, la réalisation est loin de rattraper le tout, bien au contraire. Si l’on pouvait être confiant vis à vis de Crystal Dynamics après les réussites graphiques que constituent Soul Reaver et Blood Omen 2, le résultat final est loin de nous en mettre plein la vue. Les décors sont à l’image du gameplay, à savoir répétitifs. On passe une grande partie du jeu dans des couloirs étroits, la plupart du temps sombres, bourrés d’aliasing et aux couleurs ternes s’étalant du gris au bleu. Les textures ne brillent pas par leur qualité et restent le plus souvent assez approximatives et floues. Les environnements sont globalement simples, sans fioritures, et la modélisation des protagonistes taillée à la hache (nos deux héros n’en restent pas moins attachants). Les personnages sont peu détaillés et surtout trop carrés (dignes d’une Psone). De même, bien que cela soit sans doute voulu par les développeurs, les ennemis sont tous identiques. Par exemple, c’est toujours le même scientifique que vous affronterez (soit un homme, soit une femme). Le titre étant déjà assez répétitif lorsque l’on joue, on peut regretter ce manque de variété.
Les animations sont aussi assez peu détaillées et bien qu’assez fluides, les humains ne bougent avec aucun naturel. De plus, l’ambiance sonore déçoit. Si le travail sur les voix est remarquable, avec des intonations le plus souvent débiles et des dialogues hilarants, les musiques et les bruitages restent moyens. Les effets sonores sont trop peu nombreux et les différentes compositions bien trop répétitives (décidément). Enfin, pour les plus courageux, la durée de vie reste conforme à la majorité des titres PS2 : comptez entre 10 et 15 heures pour en voir le bout.

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test écrit par Olivier


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 5 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

Malheureusement pour Crystal Dynamics, cet énième jeu de plate forme basé sur la coopération entre deux héros est sans doute celui de trop. Trop répétitif, Whiplash ne parvient pas à faire de l’ombre aux ténors du genre et ne devrait au final intéresser qu’une minorité de joueurs.

- / 10

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