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Torino 2006

Torino 2006

publié le 22 février 2006
  • 27/01/2006
  • inconnue

A quelques jours de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques d’Hiver de Turin, vous cherchez peut-être déjà le moyen de prolonger le plaisir avec, pourquoi pas, le jeu officiel de cet évènement sportif majeur. Celui-ci saura-t-il satisfaire les fans de sports hivernaux ?

Après un générique d’introduction combinant des extraits des diverses épreuves proposées par Torino 2006, le menu du jeu s’affiche et propose de faire son choix parmi 6 possibilités : outre un menu Options permettant de régler divers paramètres du jeu ainsi que de charger et sauvegarder une partie, il est possible de consulter la section Records qui enregistrera vos meilleures performances au fur et à mesure de votre progression dans le jeu.C’est un peu court, jeune homme !Les quatre autres possibilités sont directement liées aux compétitions proposées et c’est ainsi que l’on retrouve les options Compétition – 15 disciplines, permettant de participer à toutes les épreuves disponibles dans le jeu, Compétition – 9 disciplines qui n’inclut que quelques épreuves, Adaptez la compétition qui permet de choisir ses épreuves, et Discipline Individuelle qui sera bien utile pour s’entraîner dans les sports les plus difficiles.

Les 15 disciplines disponibles sont en réalité des combinaisons et variantes de seulement 7 sports différents à savoir le ski alpin, le saut à ski, le patinage de vitesse, le ski de fond, le biathlon, le bobsleigh et la luge. Ces deux derniers étant très similaires, et en omettant le fait que le biathlon comporte une grande part de ski de fond, on se trouve finalement en présence d’un jeu proposant 6 différents types de gameplay, une offre loin de rivaliser avec la richesse des sports disponibles aux Jeux Olympiques. Ainsi, les amateurs de patinage artistique, de hockey sur glace ou encore de snowboard pourront-ils se sentir lésés par ce choix des développeurs…

Chaque épreuve du jeu est disponible en trois niveaux de difficulté et vous pouvez choisir d’incarner un athlète d’une nation parmi les 24 proposées. A noter que certaines bonnes performances vous permettront de débloquer de nouvelles équipes et un niveau de difficulté extrême. A ce sujet, accroître la difficulté ne compliquera pas le gameplay d’une épreuve mais vous obligera à faire de meilleurs temps pour remporter une médaille.

Dernier point important sur les possibilités offertes par Torino 2006 : chaque épreuve ou compétition peut être disputée par un à quatre joueurs, les parties à plusieurs permettant aux participants de jouer les uns après les autres. Une option amusante qui vous permettra de prolonger la durée de vie du jeu plutôt mince en solo puisqu’il est possible de parcourir les 15 disciplines en une petite heure ! Mais intéressons-nous maintenant à chaque épreuve afin d’en décrire succinctement le principe.Les épreuves en détailLe ski alpin se décline en quatre variantes, à savoir la Descente, le Super-G, le Slalom Géant et le Slalom. Les contrôles sont faciles d’accès, y compris pour les joueurs n’ayant jamais approché un jeu de ski ou de snowboard, puisqu’il suffit d’appuyer sur la Croix du DualShock pour se mettre en position de recherche de vitesse et de presser le bouton Carré pour prendre des virages serrés en dérapant. Evidemment, il faudra utiliser chaque bouton avec attention pour réussir à bien suivre le tracé et à passer correctement toutes les portes avec un minimum de pénalités, le tout le plus rapidement possible !

Le saut à ski offre quant à lui deux tremplins différents (le petit et le grand !). Le déroulement de l’épreuve est décomposé en deux parties : lors de la phase d’élan, le joueur doit préserver l’équilibre du skieur en maintenant une boule au sommet d’un arc de cercle, celle-ci ayant tendance à tomber facilement à droite ou à gauche. Une jauge indique le moment auquel le joueur doit presser le bouton Croix qui enclenche le saut à proprement parler. Une fois en l’air, il convient une fois encore de garder son athlète bien droit afin que celui-ci puisse parcourir la plus grande distance. L’arc de cercle réapparaît alors et il « suffit » de l’empêcher de tourner pour réussir une belle performance. Enfin, il faut veiller à réappuyer sur la Croix avant que les skis ne touchent le sol afin d’éviter une belle chute.

Le patinage de vitesse propose de courir trois distances différentes, à savoir le 500m, le 1000m et le 1500m. Quelle que soit la distance, l’épreuve est divisée en deux phases : durant la phase d’élan, le patineur doit appuyer le plus rapidement possible sur les boutons Croix et Rond afin d’acquérir la plus grande vitesse possible. Il passe ensuite dans le mode course à proprement parler au cours duquel il doit maintenir le bon rythme de glisse en suivant des jauges situées au bas de l’écran. Celles-ci se remplissent progressivement et alternativement, le joueur devant alors synchroniser avec elles ses pressions sur Croix et Rond.

Dans l’épreuve de ski de fond, la forme du skieur est représentée en bas de l’écran par une jauge circulaire symbolisant à la fois son énergie et sa fatigue. En appuyant sur la Croix, l’athlète fournit un effort et si son intensité dépasse le marqueur maximal de la jauge, sa fatigue augmente et par conséquent son effort maximal baisse. Il convient donc de toujours rester non loin de l’effort maximal tout en prenant garde à ne pas trop le dépasser. Une exception existe toutefois : certaines sections de sprint demandent au skieur de donner toute la mesure de son talent et il faut alors fournir le plus gros effort possible pendant quelques secondes. Heureusement, ces sprints sont en général suivis d’une descente durant laquelle le compétiteur peut adopter la position adéquate pour prendre de la vitesse tout en regagnant un peu d’énergie.

Le biathlon combine l’épreuve de ski de fond vue précédemment avec des phases de tir au cours desquelles le tireur adopte une position différente à chaque stand. Ces phases de jeu sont similaires à celles d’un FPS dans lequel le joueur aurait choisi d’utiliser un fusil de sniper : la visée doit constamment être rééquilibrée mais le tir doit aussi être rapide pour ne pas perdre trop de temps. A noter que la fatigue du skieur peut altérer sa visée !

Le bobsleigh existe en version à deux ou quatre coureurs. La prise d’élan s’effectue via une jauge circulaire sur laquelle défilent des symboles représentant le bouton Croix. Comme dans certains jeux de danse, il faut appuyer sur le bouton au moment où celui-ci est au centre de la jauge, chaque pression correctement effectuée améliorant un peu la vitesse de départ. Une fois en course, le bobsleigh se dirige avec le stick droit et le but est de bien négocier les virages afin de ne jamais toucher les bords de la piste, ces erreurs étant synonyme de ralentissement et donc de temps de descente accru. On note ici un comportement assez étonnant du bobsleigh qu’il est impossible de retourner, quelles que soient les manœuvres acrobatiques essayées : l’engin se contente de rebondir sur le bord des virages relevés et ces rebonds ne semblent même pas modifier sa trajectoire !

Le déroulement des épreuves de luge est extrêmement similaire à celui des épreuves de bobsleigh, si ce n’est que la phase d’élan est supprimée. Reste alors la phase de « conduite » pure au cours de laquelle il faut éviter tout contact avec les bords de la piste.

Pour conclure, signalons l’existence de l’épreuve de combiné nordique qui est en réalité une combinaison de deux autres épreuves déjà décrites : le saut à ski et le ski de fond.Côté techniqueSur le plan de la réalisation, il faut reconnaître la bonne homogénéité des différentes épreuves, toutes bénéficiant de graphismes certes simples mais tout à fait efficaces. On aurait certainement apprécié un peu plus de réalisme dans la gestion des traces faites dans la neige ou sur la glace, ainsi que des effets de lumière plus poussés, mais il faut admettre que le résultat est assez convaincant pour ne pas entamer le plaisir de jeu. En outre, l’animation est toujours fluide et ne souffre d’aucun ralentissement malvenu et l’aliasing se montre plutôt discret en dehors des introductions de chaque épreuve et des remises de médailles. Au passage, la modélisation des compétiteurs montre quelque peu ses limites lors de ces cérémonies et il est parfois difficile d’apprécier toute la joie du médaillé d’or !

Alors que l’apparence de Torino 2006 est plutôt satisfaisante, le constat est moins glorieux du côté de l’environnement sonore qui ne parvient jamais à susciter l’excitation chez le joueur, même si celui-ci effectue une grande performance : certes, les commentateurs soulignent en général les exploits de l’athlète, mais le ton est trop monocorde et peu enjoué pour être crédible. Restent alors les bruitages liés aux skis glissant sur la neige, ou ceux des patins crissant sur la glace, le tout accompagné d’un public qui ne paraît jamais réellement s’enflammer. Dommage !

Torino 2006 - 9 Torino 2006 - 2 Torino 2006 - 17 Torino 2006 - 16 Torino 2006 - 14 Torino 2006 - 5 Torino 2006 - 4 Torino 2006 - 10 Torino 2006 - 20 Torino 2006 - 24 Torino 2006 - 23 Torino 2006 - 18 Torino 2006 - 1 Torino 2006 - 13 Torino 2006 - 15



test écrit par Eric


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 5 / 10

    Jouabilité

  • 5 / 10

    Son

  • 4 / 10

    Durée de vie

5.5 / 10

Verdict

Au final, Torino 2006 paraîtra probablement assez fade aux amateurs ayant suivi avec assiduité les retransmissions télévisées de ces 20ème J.O. d’Hiver : avec seulement 7 types d’épreuves déclinés en 15 compétitions, l’offre est en premier lieu trop restreinte pour attirer un large public. En outre, la jouabilité de certaines de ces épreuves manque singulièrement d’intérêt, et seul le jeu à plusieurs pourra vous pousser à passer plus de quelques heures sur ce titre.

- / 10

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Torino 2006

Torino 2006

5.5 / 10
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