
Tom Clancy's Rainbow Six 3
publié le 4 juin 2004- Etat : Disponible
- Développeur :Ubisoft Montréal
- Distributeur :Ubisoft Entertainment
- Thème :Au pistolet
- Genre :Action
- 25/03/2004
- inconnue
- inconnue
Tom Clancy, c’est un peu le Stephen King du roman d’espionnage : on l’adpate partout, tout le temps. Bouquins, cinéma et jeux video, ces œuvres couvrent une large gamme. La dernière en date sur PS2 : Rainbow Six 3, qui vient marcher directement sur les plates-bandes des poids lourds Socom 1 et 2. Rainbow, au rapport ! Vous êtes Ding Chavez, et à la tête du commando d’élite Rainbow 6, vous êtes chargé de faire le ménage dans ce futur proche tout plein de terroristes prêt à tout faire sauter. En offline, vous êtes accompagnés de 3 camarades dirigés par la console qui vous assistent dans des missions variées : récupération d’otages, désamorçage de bombe, éradication pure et simple des adversaires,… Le contexte est donc très classique, et rien ne manque, du briefing de début de mission jusqu’aux blagues des coéquipiers.
Une fois dans le jeu, en plus de faire valoir vos performances de tireur d’élite, il vous faudra évidemment diriger votre équipe au mieux. Et là, je trouve que Rainbow 6 a fait très fort, car en plus de la reconnaissance vocale accessible avec le micro-casque, l’interface de commandement a été très bien pensée. 2 boutons de la manette suffise à donner la plupart des ordres en une seule touche, car l’interface est contextuelle : pointez une porte, et l’appui sur X vous permet de l’ouvrir ou de demander vos coéquipiers de le faire selon quel membre de l’équipe est le plus près de la porte. Pointez un prisonnier et X vous permettra de le menotter, etc… Chaque action possible est indiquée par une icône qui change selon ce que vous pointez. Une simple touche suffit donc pour les ordres simples, ce qui est extrêmement pratique dans le feu de l’action. Les ordres plus élaborés sont accessibles via un menu. Il est aussi possible de retarder l’exécution d’un ordre jusqu’à ce que vous donniez le signal, ce qui est un bonne idée, hélas peu utile dans le jeu. Cette interface « manette » est tellement bien faite que je la préfère à la reconnaissance vocale. A vous d’en faire bon usage dans les missions.Des militaires qui en ont dans la tête J’ai d’ailleurs été surpris de voir à quel point ces ordres sont intelligemment suivis par les coéquipiers. Quand vous leur demandez de se déplacer, ils ne se contentent pas de se placer au point désigné et d’y resté plantés comme des glands. Non non : ils se positionnent naturellement pour vous protéger et couvrir les accès à la zone. Et quand ils se font tirer dessus, ils ne se conduisent pas comme de vulgaires pancartes. Cette intelligence artificielle développée rend les missions très agréables car vous pouvez compter sur vos équipiers et vous n’êtes pas obligé de les surveiller en permanence. Bon, ce n’est pas parfait, et ils font encore des bêtises de temps en temps, mais dans l’ensemble c’est très honorable. La mauvaise nouvelle c’est que les ennemis aussi ont de bonnes réactions quand vous les attaquez… Ces missions se déroulent plutôt dans des milieux urbains ou industriels, loin des grands espaces d’un Socom. C’est sans doute un choix de gameplay, mais on manque vraiment d’air par moment. Avis aux claustrophobes. Néanmoins les affrontements n’en sont que plus intenses : on snipe rarement à 3 kilomètres de distance, là ça se passe en face à face, les yeux dans les yeux ! On perd en tactique mais on gagne en action. La visée est précise et s’adapte selon vos déplacements, et la gamme d’armes étendue permet de faire face à toutes les situations. Bref, on prend plaisir à flinguer du terroriste en groupe et dans la bonne humeur.
Le gros bémol vient de l’aspect très dirigiste et « scripté » du jeu. D’abord, il y a bien souvent un chemin à suivre et un seul : la seul porte ouvrable de la zone. Associé à l’aspect confiné des niveaux, ça donne parfois l’impression d’être plus une souris de laboratoire dans un labyrinthe qu’autre chose. De plus l’apparition et certaines actions des ennemis sont très rigides. Arrivé à un certain point d’un niveau, à force, vous savez qu’un groupe d’ennemis va ouvrir telle porte, balancer une grenade et vous rentrer dans le lard… Parce que les 2 ou 3 premières fois vous vous serez fait avoir. On progresse vraiment en connaissant les niveaux par cœur et il n’y a guère de place pour l’improvisation, ce qui est dommage. Avec son IA bien foutue, on aurait pu espérer que le jeu ne soit pas aussi rigide.Adaptation moyenne… D’ailleurs il est clair que l’IA représente la partie technique la plus aboutie du jeu offline. Graphiquement, c’est agréable sans plus, et il faut aimer les environnements « urbains ». Les modélisations et les textures sont moyennes. Malgré cela, quelques terroristes, une petite grenade, et le jeu rame… Ca n’arrive pas souvent, mais comme d’habitude c’est gonflant. Cela, plus le fait que les niveaux sont coupés en 2 par un gros temps de chargement, sent la mauvaise adaptation de la version Xbox. L’aspect sonore par contre a été soigné. L’équipe Rainbow 6 est censé être internationale, et vos équipiers ont tous un fort accent. C’est plutôt pittoresque et surtout ça permet d’identifier facilement celui qui parle. Chez les ennemis, c’est plus limité : 2-3 phrases, pas plus. Les bruitages sont bons, et les musiques collent vraiment bien.
En multijoueur, on dispose d’un intéressant mode offline en écran splitté pour refaire les missions en coopération avec un copain. Et il y a évidemment le mode online. Il n’est hélas pas très riche, et limité à des dérivés de deathmatch dans des maps de taille réduite.
Verdict
Bien que l’aspect technique soit assez moyen, Rainbow 6 reste un jeu intéressant, vif et bien pêchu. Il est agréable à jouer et propose beaucoup d’action. L’interface bien pensée et l’IA des équipiers permettent de se concentrer purement sur le jeu, sans se prendre la tête avec des manips compliquées ou des équipiers à traîner comme des boulets. Rainbow 6 est un jeu entièrement dévoué aux fans d’action.

A partir de 9.8 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie