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Test de TimeSplitters sur PS2

TimeSplitters

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Unreal Tournament en version américaine a laissé un sentiment mitigé à cause de sa piètre animation. Ce Timesplitters arrive donc à point nommé pour se faire une opinion plus précise sur le devenir des doom-likes sur la PlayStation 2.

A partir du moment où Free Radical Design a annoncé le développement d'un nouveau FPS (First Person Shooter), l'attention s'est immédiatement tournée vers ce projet. Et ce pour la bonne et simple raison que cette équipe est composée d'anciens membres de Rare. Des programmeurs ayant participés à l'élaboration de titres prestigieux comme Golden Eye, Perfect Dark ou Banjoe, excusez du peu. Avec un tel curriculum, Free Radical a largement de quoi être pris au sérieux avec ce Timesplitters.

Voici en quelques mots la trame de l'histoire : une race démoniaque se promène à travers les méandres du temps. Ces monstres méchants et laids ont pris la vilaine habitude d'ouvrir des failles spatio-temporelles par lesquelles ils s'engouffrent pour manipuler régulièrement l'humanité à son insu. Le jeu se déroule donc sur plusieurs années (100 ans pour être précis) et c'est pendant cette période de 1935 à 2035 que vous devrez affronter les fameux Timesplitters. L'aventure se concentre autour de différentes époques, les années 30 et les fouilles archéologiques égyptiennes, les seventies et la mafia chinoise, le futur… L'apparence des niveaux est donc dépendante de la période dans laquelle vous vous trouvez, tout comme le type de personnage endossé.

Sans la moindre introduction, deux modes de jeu sont offerts, le premier est le mode aventure, tandis que le second regroupe les différents modes multi-joueurs. Dans le mode "Story", le but consiste à remplir des missions pendant diverses époques. Au début de la partie on n'a le choix qu'entre trois niveaux, il faut sélectionner l'un d'entre eux et arriver au bout du défi proposé pour en débloquer un autre. Le challenge est toujours le même, aller chercher un objet déterminé à l'autre bout du niveau et le ramener au point de départ. Mais vous vous doutez bien que des ennemis jonchent le parcours et ne se contenteront pas de vous regarder sans réagir. Il est d'ailleurs vivement conseillé de les éliminer à l'aller car au retour des timesplitters s'inviteront à la partie en apparaissant aléatoirement çà et là. Le mode Story paraît bien maigre comparé à celui de Golden Eye, les niveaux qui le composent sont peu nombreux et pas forcément vastes. Par contre, pouvoir jouer jusqu'à 4 en mode story est bien sympathique. Seule la difficulté est susceptible de rallonger ce mode, enfin cela n'excuse rien…

En revanche le mode arcade est infiniment plus passionnant, il est formé de pas moins de 4 sous modes qui font la part belle aux parties multi-joueurs. Largement inspirés sur ceux de Unreal Tournament, ils sont parfaitement conçus pour passer de bons moments entre copains ou tout seul contre la console. Soulignons que les options des modes multi-joueurs sont vraiment complètes, on peut ajuster le moindre petit détail des règles.

La rubrique arcade abrite également un éditeur de niveau similaire à ce qui se trouve dans certains doom-likes du monde PC. Il permet donc de créer de A à Z ses propres cartes qui seront ensuite jouables dans le mode arcade. L'interface utilisée est simple et efficace, malgré la non compatibilité du soft avec les souris USB , on s'en sort sans problèmes avec une manette.

Au point de vue des personnages et des armes, il y a largement ce qu'il faut. Tout d'abord les personnages de bases sont au nombre de 6, chacune des trois époques dispose d'un représentant masculin et féminin. En fait ce sont tous des caricatures reflétant les habitants de leur société respective. Par exemple, le combattant des années 70 est un flic habillé d'un pantalon pattes d'éléphants et d'une petite chemise bien moulante du plus bel effet, avec une épaisse moustache bien virile et des grosses lunettes de soleil, trop fort ! :) Des personnages supplémentaires peuvent s'obtenir au fil du jeu.

Les armes sont là encore adaptées en fonction des époques, la panoplie est large et cela va du fusil le plus rudimentaire au lance missile des plus perfectionnés. Mais en règle générale, les armes sont assez tournées vers la précision plutôt que la puissance. Il ne faut pas oublier que les développeurs ont participé à l'élaboration de Golden Eye, donc le gameplay privilégie l'intelligence du tir et le camouflage.

Venons-en désormais aux graphismes, parce que franchement ce n'est pas la débauche espérée. Bien que tout se révèle plutôt propre et que le résultat appartient au domaine de l'acceptable, le degré de qualité ou de détail n'atteint pas celui de Unreal Tournament. On peut cependant aisément relever de beaux effets de lumière, d'explosions ou de fumée. Dommage que l'aliasing et les scintillements soient si marqués.
En revanche là où Timesplitters fait largement mieux que UT, c'est au point de vue de l'animation. C'est même le jour et la nuit, les fréquents ralentissements d'Unreal laissent place ici à une fluidité quasi permanente. Jouer à un FPS en 60 images/seconde est bien plus confortable et pratique pour la précision des tirs. A deux ou à quatre en écran splitté, la console s'en sort plutôt raisonnablement il lui arrive même d'afficher un taux de 60 images/secondes.

Autre bon point pour l'animation, les mouvements des acteurs. En effet, le jeu étant plus subtile qu'un Unreal ou un Quake, on a le temps de voir agoniser les personnages, si vous les visez dans le bras ou dans la jambe, ils succomberont à leur blessure de différents manières, un peu à la manière de Time Crisis. Merci la motion capture !

En ce qui concerne la maniabilité, on déplore le fait qu'on ne puisse pas utiliser avec ce Timesplitters un clavier et une souris USB, alors que c'est le cas avec Unreal Tournament. Enfin ne jouons pas non plus les fines bouches car la Dual Shock 2 et ses deux sticks analogiques sont largement suffisants, d'autant plus que les boutons sont entièrement paramétrables. Avec le stick gauche vous avancez, reculez ou vous déplacez sur les côtés et avec le stick droit vous contrôlez le viseur de votre arme comme avec la souris d'un doom-like PC. Vous pouvez tourner sur vous-même et viser des cibles au haut et en dessous de vous sans problème. Les mouvements des personnages sont réduits au strict minimum, à part se déplacer il ne peut que s'abaisser (pour se cacher derrière des caisses par exemple) et c'est tout.

Question durée de vie, le mode aventure est donc assez court, il vous faudra relever la difficulté si vous souhaitez y jouer longuement. Un scénario plus présent et des niveaux plus nombreux auraient été les bienvenues. Seul ou à plusieurs, c'est donc son mode arcade (multi-joueur), un peu plus bourrin, qui se montre beaucoup plus intéressant.

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test écrit par

  • 5 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

5 / 10

Verdict


Finalement ce Timsplitters et Unreal Tournement se valent, le premier se rattrapant grâce à sa bonne animation, son mode multi-joueurs et son éditeur de cartes. Les graphismes ne font pas dans l'exubérance mais restent tout à fait honnêtes. Le principal reproche qu'on pourrait lui adresser concerne donc le manque de missions pour le mode solo.

- / 10

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