The King of The Route 66 - Test PS2
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The King of The Route 66

The King of The Route 66

publié le 1er septembre 2003
  • inconnue
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Sorti une première fois en 2001 sur la défunte Dreamcast, « Eighteen Wheeler Pro Trucker » parvint, malgré d’évidentes carences, à nous faire vivre, avec panache, des courses de camions toujours exaltantes. Deux ans plus tard, la mission de cette suite était donc clairement assignée, et il lui fallait, ce coup-ci, tenir durablement le joueur en haleine ; un pari, qui pourrait, aux yeux de certains, paraître nettement trop osé. Qu’en est-il aujourd’hui ? Réponse dans les lignes qui suivent… Un brin d’histoire Désireux d’en finir avec cette question existentielle ? Alors, il vous faudra patienter quelques minutes ; dans l’attente d’une page de présentation, ô combien colorée. Avant cela, vous aurez à choisir entre un réglage en 50 ou 60 hertz, ce qui réjouira, d’ailleurs, les exigeants de la rétine, puis, assister, l’air impatient, à une mise en bouche des plus sympathique. Nous y est dépeinte une route 66 plus mystique que jamais ; l’aspect sauvage de ladite infrastructure semblant, comme jamais, retranscrit. Travail d’ambiance oblige, ces premières secondes d’initiation se verront, également, bercée par la voix rauque d’un certain Texas Hawk ; ce cher monsieur nous informant, comme il se doit, des faits émaillant, depuis peu, l’épine dorsale de l’Amérique. L’occasion était trop belle pour ne pas faire connaissance avec les Noisy Duck et autres Tornado ; le premier étant un routier peu téméraire, tandis que le second s’avère être un groupuscule faisant régner la terreur sur le fameux axe. Partant de là, il était tout naturel que la population jette son dévolu sur un héros sans peur ; ce dernier n’étant autre, que notre narrateur. Autrement dit, c’est l’appétit ouvert qu’il nous faut, presser, fébrilement, la touche « Start » ; déjà à demi conquis par un synopsis qui, bien qu’anecdotique, a le mérite d’exister.Un contenu frileux, mais avant tout solide Un premier constat, plus que réconfortant, et qui, n’ayez crainte, ne sera pas ternit par un léger contenu. A contrario, là où son aîné basait l’essentiel de son argumentation, sur un maigre mode solo, le nouveau projet de l’AM2 joue pleinement la carte de l’exhaustivité. Par conséquent, pléthore d’options sont disponibles, telles que la « Poursuite Rivale », permettant de se mesurer, sans attendre, à des coriaces adversaires, mais aussi « Bataille VS » offrant, comme son nom l’indique, l’opportunité d’aguerrir un ami à ces joutes viriles, ou bien encore « Défis de la Route 66 », ces derniers ayant pour but de rallonger la sauce, à coup de mini-jeux. Recherche d’emblèmes, destruction de voitures et golf motorisé ; autant d’exemples qui tendent à conférer à une trame faussement dramatique, un léger air de fête franchement appréciable. Ici, l’heure est à la décontraction ; tellement que l’on se croit, un moment, revenu, d’un bond de nostalgie, au temps du célèbre « Crazy Taxi ».

Voilà de quoi assouvir la boulimie ludique des plus sociables, mais, ne vous inquiétez pas, l’âme solitaire qui anime votre être, y trouvera, elle aussi son compte ; deux alternatives, plus individualistes, étant à même de la réconforter. La première, joliment baptisée « Queen Of The Route 66 » permet, au fil de missions diverses et variées, d’amasser de l’argent, permettant, à notre chauffeur de s’adonner à l’art délicat du « tuning » ; délaissant, du même coup, sa préoccupation première, pour des considérations d’ordre purement esthétique. En cela, il n’appartient qu’à tout un chacun, de changer, à titre d’exemple, une pièce de son moteur ; ou, encore plus radical, revendre son fidèle poids lourd, au profit d’un nouveau modèle. Une trouvaille, certes sympathique, que l’on relayera, le plus souvent, au second plan ; notre sympathie se portant en premier lieu sur le « King Of Route 66 ». Cependant, et en dépit des apparences, il ne s’agit pas de plier au noble vœu de parité hommes-femmes, mais, bien entendu, de libérer les riverains du joug de l’organisation précédemment citée. Ces « tornades » du bitume croiseront donc, à travers les différents états du pays, la route du héros que vous aurez choisi ; dilemme rendu possible par la présence de 5 baroudeurs au faciès caricatural. Même constat pour vos ennemis, qui, non contents de perturber un emploi du temps savamment ficelé, auront à cœur de concurrencer votre affaire ; et ce lors d’appels d’offres et sollicitations émanant de citadins. Vitale, sera, évidemment, votre capacité à livrer, en un temps record, les enseignes, moteurs et autres grandes roues, en prenant garde, nécessairement, de ne pas les endommager ; sous peine de voir un chiffre d’affaires, déjà réduit, s’amenuiser dangereusement. Du reste, votre carrière de livreur n’est pas si monotone que cela, et les rares bifurcations scénaristiques assurent, à l’ensemble, une fort bonne durée de vie ; point sur lequel, le premier volet, se voyait d’ailleurs attaqué.Un gameplay surprenant Solide, la jouabilité de notre cobaye l’est également. Disposant, à l’instar de son grand frère, d’une prise en main donnant la part belle à l’arcade, et mettant, de cette manière, l’emphase sur les sensations, il devait rapidement faire oublier les déboires de ce dernier. Inutile de vous dire qu’un tel positionnement ne pouvait être pleinement suivi, sans un « gameplay » en assumant les forces. De ce point de vue là, pas de problème, puisque la manette PS2, s’en retrouve pleinement exploitée. En d’autres termes, les commandes répondent instinctivement et l’on adoptera rapidement une conduite agressive. Pire encore, jouer des coudes n’est pas ici un palliatif, mais plutôt une nécessité. Pareillement, il se révèle ardu de coiffer qui que ce soit au poteau, sans pratiquer un pilotage musclé ; faire ronfler le moteur, en pleine circulation, la meilleure chose à faire. Vous êtes du genre à faire dans la subtilité ? Fort bien. Dans ce cas, sachez que l’on ne compte plus les raccourcis et tremplins permettant de prendre la tête. En clair, les niveaux recèlent de finesses que l’on prendra, au fil des parties, un malin plaisir à découvrir. De quoi donner un second souffle à des tracés apparemment simplistes ; d’autant que, chemin faisant, l’instinct laissera place au style. Restant, jusqu’au bout, fidèle à ces convictions, « The King Of Route 66 » (TKOR66) renforce, ainsi, l’aspect spectaculaire de ces embardées, à l’aide d’un composant des plus explosif ; à savoir, la nitroglycérine. De cette invitée surprise découlent également certaines innovations, dans la mesure où une seule pression sur le bouton Rond suffit à faire parler la poudre ; et prendre, du même coup, en compte, autant de nouveaux paramètres. A vous, donc, d’apprendre à en user avec parcimonie, et soigner, en « showman », votre sens du spectacle. Dans cette optique, ayez en tête qu’un « Saut Nitro » correctement réalisé, vous vaudra, en plus d’une fierté personnelle, l’augmentation significative du salaire. En revanche, ne pensez pas qu’il soit facile de se laisser aller à de telles folies ; à fortiori lorsque l’on sait que toute cargaison doit demeurer intact. Dit plus clairement, c’est du tout bon !Techniquement, ce n’est pas franchement la panacée Une fois passé en revue un fond admirable, dont la solidité représente, sans aucun doute, un évident facteur de satisfaction, il était logique de poursuivre ce tour d’horizon, en se penchant sur les qualités techniques mises en avant par ce produit. Hélas, c’est dans ce secteur que les premiers reproches sont à adresser, avec, entre autres, la présence bien trop marquée du phénomène d’ « aliasing ». Triste spectacle que de voir des paysages modélisés avec soin, être parasités par un vieux démon, que l’Emotion Engine peine à exorciser. Plus dommageables, les faiblesses inhérentes à l’animation. Difficile, aussi de ne pas grincer des dents, à l’apparition malheureuse de baisses de « frame-rate » trop fréquentes ; ne tardant pas à se manifester, dès que le trafic se fait dense. La faute incombe-t-elle aux moyens mis en œuvre ou au moteur graphique, lui-même ? Nous n’en savons rien, toujours est il qu’il est irritant de constater, après coup, l’ampleur des dégâts ; ce manque de soin constituant, à lui seul, un écueil difficilement pardonnable. Pour leur défense, les hommes de Yu Suzuki nous livrent, tout de même, un sympathique « character-design », conférant aux personnages, leur propre personnalité ; ce qui, vous en conviendrez, a valeur de règle, pour un jeu du genre.Une ambiance très… « On The Road Again » Avant de refermer ce test, il serait mal venu de passer sous silence l’effort fourni du coté sonore ; cette facette étant, régulièrement, reléguée au rang de vulgaire artifice. Et pour cause, entendre rugir ces monstres de l’asphalte, à l’unisson des « CB », contribue, remarquablement, à faciliter l’immersion. Pour finir, l’accent définitivement « rock » des musiques présentées, souligne, à merveille, une image rebelle, que ne renierait pas notre Johnny national. Du bon goût, encore et toujours…

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test écrit par Sylvain


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict

En définitive, les amateurs de vitesse seront heureux d’apprendre que leur machine fétiche se dote, en ce mois de septembre, d’une nouvelle référence. Sans procurer les poussées d’adrénaline d’un Burnout 2, le protégé de la firme au hérisson bleu parvient, malgré tout, à surprendre ; en alliant, ingénieusement, renouveau et tradition. Hormis d’apparentes faiblesses technologiques, la copie rendue par TKOR66, mérite que, en ce sens, que l’on s’y attarde ; tant est si bien que nous le conseillerons, sans mal, aux écumeurs de salles d’arcade. Personnes étrangères à ce profil, un essai en boutique pourrait s’avérer préférable, avant, ou non, de franchir le pas ; démarche qui vous vaudra, si tout va bien, une expérience rafraîchissante.

- / 10

Le verdict des lecteurs

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