Super Monkey Ball Deluxe : Test PS2 sur playFrance
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Super Monkey Ball Deluxe

Super Monkey Ball Deluxe

publié le 13 septembre 2005
  • 26/08/2005
  • 03/2005

Matin du 3 mai 2002 : le géant Nintendo s’invite sur le marché des consoles dites « 128 bits », en lançant, à l’assaut du Vieux Continent, le désormais célèbre Nintendo Gamecube. Dans son œuvre de conquête, la firme de Kyoto misait déjà sur les efforts conjugués de nombreux éditeurs-tiers, parmi lesquels régnait Sega, compagnie rivale d’autrefois. Sinistre présage ? Non, bien au contraire, puisque c’est ainsi que vit le jour la saga « Super Monkey Ball » ; véritable modèle de convivialité. Comment ? Vous considériez déjà ces singeries comme de lointains souvenirs ? C’était sans compter sur l’audace d’Amusement Vision. Trois ans et deux volets plus tard, ce maître de l’ « arcade » nous offre ainsi une bien copieuse compilation de ce que ces titres offraient de meilleur. L’occasion, pour les joueurs que nous sommes, d’aborder un concept pouvant paraître obscur. La vue d’un primate vous effraie ? N’ayez crainte, ils ne peuvent s’enfuir… Par conséquent, laissez vous donc porter par la douce folie de « Super Monkey Ball Deluxe ».

Une histoire de fruits Les têtes pensantes d’AV se laisseraient-elles aller à la facilité ? Faut-il voir, en cet opus PS2, une preuve de fainéantise ? Permettez nous de répondre, rapidement, par la négative. Comme l’on pouvait s’y attendre, seul un fâcheux évènement pouvait pousser nos héros à reprendre du service et s’arracher à la moiteur de leur jungle familière. Ainsi, alors que Ieie et consorts semblaient, tout un chacun, couler des jours heureux sous un soleil de plomb, le Dr Bad Boon semble décidé à bousculer l’ordre établi. De même, ce dernier, intronisé méchant de l’histoire, a fait main basse sur toute leur réserve de bananes. Partant de cela, il va donc nous falloir les récupérer ; point de départ, et fil conducteur, de toute une succession de niveaux. Original ? Pas vraiment, mais reconnaissons, à ce bien curieux synopsis, le mérite de nous mettre à l’aise. Oui, autant vous le dire sans attendre davantage, toute notion de sérieux est ici à bannir. Amateurs d’angoisse et d’atmosphère sombre, passez votre chemin. Dans ce contexte, les seuls cris qui vous parviendront seront, en fait, les couinements suraigus de nos chers animaux. C’est sûr : on aime, ou l’on déteste…Curieuse expérience Attirés par cette introduction résolument naïve, les plus curieux – s’ils n’ont rien contre les couleurs pastels et les personnages au sourire enjôleur – auront, bien vite, à faire un choix : celui d’appréhender, seul, ou bien entre amis, un principe des plus accrocheurs. Quel est-il ? Et bien… imaginez donc un singe séquestré dans une boule. Déposez, ensuite, sur son passage, un nombre important de bananes. Il ne vous reste, alors, plus qu’à observer la réaction du sujet. Rien ne se passe ? Dans ce cas, il y a fort à parier qu’une aide extérieure ne sera pas de refus. Bien évidemment, comme il est question de jeu – et non pas d’atroces expériences - , on attendra, du « gamer » dévoué, qu’il empoigne son « pad » et guide nos comparses. Forcément, tout n’est pas si simple et il faudra, après quelques cartes tenant lieu d’échauffement, composer avec des plateaux au « level design » torturé. Ce postulat, qui n’est pas sans rappeler ceux des « Kurukuru Kururin » et autres « Marble Madness » sonne comme un rappel à l’ordre. Comme la preuve qu’une idée, aussi simple soit-elle, peut tenir du génie.Un vieux pot…Est-ce là surestimer son potentiel ludique ? Nous vous laissons seuls juges. Reste qu’il serait malvenu de jauger celui-ci d’après de simples critères techniques. Loin d’enivrer par ses beautés graphiques, SMB Deluxe se contente du strict minimum : un parti pris, qui, selon toute vraisemblance, lui vaudront les critiques des plus fins esthètes. Entre nous soit dit, à l’heure où la production tend vers une recherche du photo-réalisme et ne parvient pas toujours à éviter la surenchère, il est concevable que l’on puisse être rebuté. Et pour cause, textures minimalistes, couleurs criardes et polygones sont, pour le coup, monnaie courante ; ajoutant à l’ambiance déjà particulière de ladite création. L’originalité suffira-t-elle pour excuser, à elle seule, ces nombreuses carences visuelles ? Hélàs, non… C’est bien simple, nous sommes en présence d’une simple conversion. Passer ces errements sous silence ? Soit, en admettant que cela fait partie intégrante de l’expérience. Ceci étant, on notera, avec plus de sévérité, la copie rendue par l’Emotion Engine. Contrairement à sa rivale cubique, la PlayStation 2 semble bien à la peine, tant en terme de « frame-rate », qu’au niveau des temps de chargements. Etant de nature exigeante, nous étions en droit d’attendre, de cette version, qu’elle surclasse ses deux grandes sœurs (ou fasse, au moins, jeu égal). Finalement, il n’en est rien. Pire, il faudra supporter d’exaspérants « loadings » et composer, en substance, avec une animation perfectible. Voilà qui s’avère dommageable, à fortiori dans le cas d’un soft prônant la réactivité. Quid du comportement de la Dual Shock 2 ? Celui-ci demeure admirable. Tout aussi souple que son équivalent NGC, le maniement des sphères requiert précision et doigté, minutie et persévérance ; n’en déplaise aux partisans de jouabilité permissive.… Pour accompagner la meilleure des soupes En dépit de l’écueil dont nous venons de rendre compte, force est de reconnaître que cette itération n’est pas dénuée d’intérêt. Bien au contraire, ce « relooking » offre un bien attrayant « challenge ». Vestiges hérités du surprenant « Super Monkey Ball 2 », de nombreux mini-jeux répondent, ainsi à l’appel ; pour autant de déclinaisons d’un principe hautement addictif.
Le temps de quelques joutes endiablées, ces dernières feront, sans aucun doute, souffler un vent de folie sur vos futures soirées. Un renouveau appréciable, voire même attendu, en complément de la partie « solo », dont les multiples dédales auraient pu finir par lasser. Par ce biais, ce ne sont, donc, pas moins d’une quinzaine de variantes qui viennent au secours du joueur. Rien de tel pour attirer, au prix d’une même démarche, les sportifs et les fans d’action. En effet, lorsqu’elles ne sont pas en quête de leur met favori, ces « balles-singes » brillent sur les courts de tennis, les pistes de bowling, les rings et les vertes pelouses, aussi aisément qu’elles s’adonnent parfois à quelques combats aériens. Plus ou moins pointilleuses, ces alternatives pourront, malgré tout, décevoir ; la faute incombant à certaines approximations. Fort de ce constat, libre à vous de voir si cette rigidité constitue un réel obstacle.

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test écrit par Sylvain


  • 5 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 9 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict

Pour conclure, cette refonte « Deluxe » marque un retour en demie-teinte, et ce, malgré l’ajout d’un large panel de « maps ». A dire vrai, le contrat de Sega n’est qu’à moitié rempli, et l’on regrettera que l’ensemble n’ai pas bénéficié d’un meilleur rendu visuel. Cependant, d’aucun diront que cela fait justement le sel de ladite série. Si vous en êtes, le présent « remix » s’imposera, de lui-même, comme un achat recommandable. Quant aux autres, tenter l’aventure reviendra, peut-être, à redonner un sens aux termes « plaisir » et « convivialité » : deux vertus essentielles que d’autres ont souvent négligé…

- / 10

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7 / 10
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