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Test de jeu / PS2 / Summoner

Summoner

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Grâce à Summoner, les joueurs français vont enfin pouvoir s'adonner aux joies du RPG sur PlayStation 2. Quoique dans le cas présent, doit-on parler de joie ?

Le héros incarné dans Summoner est un jeune fermier du nom de joseph qui découvre qu'il possède le pouvoir d'invoquer toutes sortes de créatures (démons, dragons, éléments…). Cinq ans avant le début du jeu, le pouvoir de Joseph devenait si puissant qu'il n'était plus capable de contrôler sa force. Un jour, malgré sa volonté, sa puissance l'amena à détruire sa propre ville (Ciran) sur le continent de Medeva. L'empereur du royaume d'Orenia, ayant eu vent de l'affaire, envoie des soldats éliminer Joseph. Celui-ci est alors obligé de fuir, le point de départ d'une quête qui lancera le héros à la recherche d'un artefact appelé le "Summoner Ring".

Heureusement, notre malheureux paysan n'est pas seul à se lancer dans l'aventure puisque 4 autres personnages viendront le seconder. Parmi eux il y a Jekhar, un combattant qui vivait autrefois dans la ville que Joseph a détruit. Il déteste franchement Joseph et souhaite être toujours à ses cotés pour se venger lorsque l'occasion se présentera. Il y aura aussi Flece, un voleur qui décide de partir avec Joseph à condition qu'il gagne de l'argent… Enfin un grand magicien jaloux du héros à cause de ses pouvoirs, fera aussi parti de l'équipe… Autant dire que notre ami Joseph est entouré de personnes de confiance :) , surtout lorsqu'on sait que les places restantes peuvent être prises par des démons ensorcelés.

Evidemment quand on parle d'un RPG, on pense tout de suite à le comparer à Final Fantasy qui représente l'archétype même du genre. Dans le cas présent, Summoner reprend pas mal d'éléments de la série de Square mais se démarque aussi sur quelques points. Par exemple au sujet des ennemis, ici on voit les créatures évoluer en temps réel donc si vous n'avez pas envi de combattre, libre à vous d'éviter les hostilités. Autre distinction, les combats sont " plus " axés action et aucun changement de caméra n'intervient au début de la lutte, vous combattez directement sur le lieu même de la rencontre. Au rang des similitudes, on retient les combats à plusieurs et le déplacement sur une carte.

Jeu d'aventure oblige, Summoner n'échappe pas aux règles fondamentales qui régissent le genre, à savoir des combats à répétition, des phases de recherche, des voyages, des personnages qui évoluent… Bref on se dit que le titre de Volition a tout pour être un hit, mais pourtant c'est loin d'être la cas car en contrepartie de tout ça, il a également beaucoup de défauts vraiment impardonnables. A commencer par le système de combat pas très clair qui fait intervenir de multiples menus et une maniabilité hasardeuse avec laquelle l'enchaînement de combos est quasi-impossible. En effet, à l'instar de Chrono Cross ou de Vagrant Story, les combats de Summoner font appel à des combos où il faut appuyer sur le bouton d'attaque avec précision. Au premier abord cela peut paraître simple mais on déchante bien vite lorsqu'on se rend compte que le timing est infiniment trop précis pour être exploité. Alors on assiste toujours aux mêmes empoignades avec le même scénario : le héros frappe, l'ennemi réplique, puis c'est au tour du héros, de l'ennemi… super lourd ! Heureusement que vous n'êtes pas toujours seul et que d'autres alliés viennent parfois bousculer le schéma classique des combats. Mais attention encore car ils sont dirigés par défaut par la console, qui ici n'est vraiment pas poussée dans ses derniers retranchements. Leur intelligence artificielle est digne de celle que pourraient générer deux ou trois neurones désoxygénés ! Le mieux est donc de les diriger ou de leur attribuer une stratégie d'attaque, il faut reconnaître que cette possibilité est d'ailleurs assez bien pensée.

Une des clés du succès pour gagner des combats réside aussi dans le maîtrise des menus. En appuyant sur carré, rond ou triangle, on fait apparaître des menus où l'on peut utiliser des magies, choisir ses équipements, consulter les caractéristiques des personnages, accéder aux indices trouvés… Les menus ne sont pas aussi complexes que ceux de Final Fantasy VIII, et leur apprentissage est aidée par des didacticiels qui vous guident au début de vos péripéties. Mais j'aurai préféré volontiers avoir des menus plus clairs et instinctifs, pour me passer des trop nombreuses aides qui cassent le rythme déjà peu soutenu du début de l'aventure.

Et oui ça aussi c'est un autre aspect de Summoner, on s'ennuie ferme !! Dès le commencement, on est forcé à lire des didacticiels sans fin et à écouter (enfin lire) des dizaines de villageois. Et puis personnellement je trouve les protagonistes peu attachants, sans charisme. On a bien du mal à s'immerger dans le jeu avec tout ça, Summoner est beaucoup trop fade. La durée de vie en prend donc un sérieux coup puisque la plupart des joueurs n'auront pas le courage de s'accrocher. Néanmoins, je tiens à rassurer les quelques personnes séduites par ce jeu (on sait jamais) qu'ils en auront pour une bonne quarantaine d'heures avant d'en venir à bout.

Evoquons enfin la partie graphique de Summoner, là encore c'est pas génial. Premier fait marquant : l'animation désastreuse qui ne nous offre à peine du 30 images/seconde, le défilement de l'écran est très rarement fluide et a le don de donner un sérieux mal de tête. Les mouvements des personnages sont moyens même si après tout ce n'est pas le plus primordial dans ce type de jeu.

Par contre lorsqu'on passe des dizaines d'heures dans un monde virtuel, on a l'habitude d'apprécier de beaux décors qui nous font rêver mais là encore c'est la déception totale. Ok, l'anti-aliasing annonçait en grande pompe il y a des mois est bien de la partie (très réussi au passage), mais si c'est pour afficher des décors aussi horribles, je crois que les développeurs de Volition se sont donnés du mal pour rien en élaborant ce système. Les textures manquent de couleurs, les bâtiments sont mal architecturés, le clipping est beaucoup trop présent (on se croirait sur PSOne), il y a trop de répétitions de textures sur certains éléments… Parfois, quelques passages du jeu demeurent néanmoins assez réussis par rapport à l'ensemble, mais c'est complètement anecdotique. Lorsqu'on voit Summoner, on a bien du mal à se dire qu'il tourne sur la même console que celle qui gère la 3D démentielle de Metal Gear 2.

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test écrit par Burny


  • 5 / 10

    Graphismes

  • 4 / 10

    Jouabilité

  • 4 / 10

    Son

  • 4 / 10

    Durée de vie

4 / 10

Verdict


J'espère que Volition sont plus doués à imaginer des doom-like (Red Faction) que des jeux d'aventure, parce que Summoner est vraiment moyen et dispose de bien peu d'arguments pour tenir en haleine des joueurs à la recherche d'originalité et de beauté graphique. Non si vous recherchez un bon jeu d'aventure sur PS2, prenez votre mal en patience et passez votre chemin, Summoner n'est pas fait pour vous.

- / 10

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