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State of Emergency 2

State of Emergency 2

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Sorti en 2002 et édité par Rockstar, le premier State of Emergency surfait sur la vague de l’insurrection après le carton planétaire d’un certain GTA III du même éditeur. En 2006 c’est DC Comics qui, sous la houlette de Southpeak Interactive, nous propose cette suite en nous promettant de faire mieux que le très moyen premier épisode. Avant de parler d’émeutes, voyons ce qu’il en est.Exécution à la télévisionAvant de mener votre petite vendetta un pad à la main, sachez que le développement et l’édition de State of Emergency 2 n’a pas été de tout repos. D’abord développé par Vis Entertainment puis abandonné par son éditeur Rockstar, un moment entre les mains de Playlogic Entertainment et de Bam ! Entertainment, le jeu se retrouve finalement développé par DC Comics et édité par Southpeak Games.

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Quoiqu’il en soit le jeu est bel et bien dans les bacs et il est temps de voir ce qu’il a dans le ventre. Le mode histoire commence avec l’exécution télévisée de Roy MacNeil, l’un des quatre personnages jouables, on a déjà vu mieux pour commencer une aventure. Rassurez-vous votre ami Freak a prévu un plan d’évasion pour vous. Les premières minutes de liberté (et de jeu) vous plongent dans le bain immédiatement : des dizaines de gardes lourdement armés surgissent de tous les côtés dans le seul but de vous tuer, très direct comme approche et la suite du jeu reste dans la même veine.

Vous tentez donc de vous échapper de prison avec pour seul allié Bull que vous sauverez d’une mort certaine et Freak qui vous guide à travers une oreillette. Une fois sorti, Freak vous apprend que Libra, l’une de vos amis, s’est faite capturer par la Corporation juste après avoir découvert un mystérieux projet du nom de Empyreon. Au même moment, en ville, votre acolyte Spanky est mis au courant de la situation et vient vous prêter main forte.

Un scénario banal qui se laisse découvrir petit à petit au travers d’une douzaine de missions où vous incarnerez MacNeil, Spanky, Bull et Libra. Capitol City est une ville sous étroite surveillance mais la Corporation compte de nombreux détracteurs, c’est donc dans ce climat tendu où les émeutes sont légions que vous évoluerez.Un gameplay mitigéQuatre personnages aux capacités différentes et une action non stop mais variée. Explications : MacNeil est un homme polyvalent qui manie aussi bien le silencieux que le sniper, Bull préférera les armes lourdes comme une sulfateuse ou un bazooka, Libra possède de nombreuses connaissances en informatique et est plutôt adepte de la discrétion, Spanky a un faible pour les fusils mitrailleurs.

Mais ce qui démarque encore plus ces personnages ce sont des mini-séquences de jeu qui cassent le rythme de l’action effrénée. Par exemple, vous aurez des séquences d’escalade au grappin avec Libra, vous pouvez défoncer de lourdes portes avec Bull en appuyant rapidement sur les touches L1 et R1, Spanky mène des interrogatoires musclés : à l’aide d’une jauge de puissance vous devez taper assez fort pour que votre souffre-douleur lâche des informations mais pas trop fort pour éviter de le tuer. MacNeil et Spanky peuvent également contrôler une mini-armée : une pression sur la touche L3 et vous pouvez dire à vos hommes d’avancer, de défendre, de revenir sur leurs pas ou de vous suivre.

A cela s’ajoutent quelques phases de jeu en véhicules : tank, bateau, hélicoptère. Pilotage et tirs sont au programme, le seul problème étant la maniabilité pas toujours évidente de ces véhicules, ce qui gâche le plaisir de jeu.

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Votre personnage, lui, se contrôle aisément. Stick analogique gauche pour les déplacements, stick droit pour la direction, du grand classique. Vous ouvrez le feu avec R1 tandis que la touche carrée sert à recharger et le triangle à changer d’arme (pistolet, fusil mitrailleur, fusil à pompe, bazooka mais aussi mines télécommandés et grenades). La touche rond vous permet de vous accroupir et d’avancer de manière furtive, mais vu l’orientation du jeu et l’ambiance qui y règne, elle ne sert que très rarement. Toutes les actions comme ouvrir des portes, monter/descendre d’une échelle, activer un mécanisme, etc .. se font avec la touche croix. Pour finir la touche L1 vous permet de sprinter tandis que la touche L2 combinée à la direction droite ou gauche sert à se pencher légèrement. Cette dernière possibilité vous permet d’atteindre vos cibles (et notamment des mitrailleuses automatiques) tout en étant partiellement protégé par un coin de mur ou tout autre élément du décor.La révolution ?Le titre de DC Studios se dote d’une réalisation graphique et sonore plus que moyenne. Le moteur du jeu est capable d’afficher plusieurs dizaines de personnages à l’écran, les niveaux sont de taille correcte et l’animation passable mais le jeu est très peu détaillé et les textures bien loin de ce que l’on peut attendre d’une PlayStation 2. Idem pour l’aspect sonore, mis à part quelques thèmes bien adaptés, on reste toujours dans le moyen. Le jeu propose des sous-titres en français et des voix en anglais.

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La durée de vie est artificiellement allongée par une difficulté accrue, et il aurait probablement été plus judicieux d’inclure un sélecteur de difficulté. Ici il vous arrivera souvent de buter sur certains passages ou d’avancer à tâtons en espérant atteindre les quelques checkpoints.

Une fois le mode histoire achevé, vous pouvez toujours refaire les niveaux pour débloquer des récompenses en les finissant en un temps limité ou alors vous attaquer au mode arcade et au mode multijoueur. Le premier reprend des séquences de jeu telles que le snipe, la conduite, la destruction massive à l’aide de roquettes, provoquer le chaos, des courses en hors-bord.

Le multijoueur permet de jouer jusqu’à quatre en écran splitté et d’ajouter au maximum 6 bots. On retrouve le mode Match à mort (seul ou en équipe), le mode Attaque du drapeau, le mode Dernier debout, le mode Combat et un paramétrage basic avec gestion du temps, de nombre de victimes, l’I.A des bots, le type d’arme et l’activation ou non du tir allié. Idéal pour se défouler on en fait malheureusement vite le tour, et le jeu aurait gagné à être plus complet.

test écrit par Sébastien


  • Graphismes

    6 / 10

    Au vu des dernières productions, le jeu se révèle décevant pour une PlayStation 2 même si le nombre de personnages affichés à l’écran fait son petit effet.

  • Jouabilité

    5 / 10

    Très basique pour ce qui est des mouvements de déplacement et de tir. En outre, la conduite des véhicules n’est pas des plus optimales.

  • Son

    6 / 10

    Une fois de plus rien de transcendant, des thèmes sympa à écouter, sans plus, et des doublages à la limite du correct.

  • Durée de vie

    6 / 10

    Malgré la difficulté, quelques heures suffisent pour venir à bout de la Corporation. Restent le mode arcade et le mode multi pour prolonger le fun.

  • Fun

    7 / 10

    L’ambiance révolutionnaire et la destruction à grande échelle restent les points forts du titre mais c’est un bonheur de courte durée.

• L’ambiance de guérilla urbaine
• Le nombre d’ennemis à l’écran
• La variété de l’action

• Difficulté inégale
• La réalisation graphique
• Bien trop court

6 / 10

Verdict

State of Emergency 2 manque de finition que ce soit dans la réalisation ou les modes de jeu. On sent la volonté des développeurs de proposer mieux que le premier opus avec la présence de phases de jeu variées et un mode multi mais la sauce ne prend que difficilement. Dommage.

- / 10

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State of Emergency 2

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6 / 10
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