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Splashdown 2 : Rides Gone Wild

Splashdown 2 : Rides Gone Wild

publié le 30 août 2003
  • 17/10/2003
  • 07/08/2003

L’année 2001 fut en quelque sorte l’année Rainbow Studios avec deux titres originaux vraiment prenants : ATV et Splashdown. Pour cette année 2003, l’arc-en-ciel récidive en nous sortant les suites de ces deux hits. Splashdwon 2 est le premier à pointer le bout de son nez. Loin de se reposer sur ses lauriers, le studio Américain nous livre ici une suite riche en nouveautés, parfois surprenantes ! Une représentation graphique étonnante !Pour ce deuxième volet de Splashdown, Rainbow Studio a pris le risque de proposer une refonte totale des graphismes. Oubliez le réalisme des parcours du premier opus, avec ses environnements riches et détaillés représentant à merveille tel ou tel endroit du globe : place à la fête foraine ! En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, Splashdown 2 nous propose des courses à thème, enfin sur huit circuits pour être plus précis. Les thèmes abordés sont aussi originaux que variés. On retrouve par exemple la ville inondée, le parc d’attraction tout droit sorti de Jurassic Park, l’île aux pirates ou encore la ville de Venise où se tourne un film d’action. Ce qui fait l’attrait de ses nouveau circuits, c’est leur évolution en cours de partie. Sans vouloir jouer celui qui gâche le plaisir de la découverte, je ne prendrais ici qu’un seul exemple : le parcours enneigé. Parmi les multiples éléments scriptés, certains concernent plus particulièrement la faune ambiante, c’est-à-dire un morse et des pingouins. Les animations sont à mourir de rire : vous verrez tantôt notre morse faire la chasse aux pingouins puis au tour suivant l’inverse se produire. Le jeu est parcouru de ce genre d’événements parfois hilarants, parfois surprenants, voire déroutants. Le pari, risqué en apparence (les fans du premier pourraient ne pas accepter ces changements), se révèle au final brillamment remporté. Un peu d’originalité n’est pas pour nous déplaire.
En plus de ces circuits décalés, le jeu comporte une douzaine de circuits indoor. La fantaisie est ici également présente mais d’une manière différente : l’emballage graphique reste « réaliste », à savoir que les parcours prennent place dans des stades où s’amasse la foule, nombreuse. Bien évidemment on retrouve un décor en plus du stade comme par exemple des statues grecques ! Cependant la fantaisie vient plutôt ici du design des pistes, riches en tremplins, toboggans et autres passages aériens. Chaque piste est une merveille de level-design mettant clairement à contribution nos talents de pilote.
Enfin, il existe un troisième type de « circuit » : l’arène. Pas question de course ici puisqu’il s’agit principalement de faire les figures les plus compliquées possibles afin d’accumuler le plus de points. Pour vous aider, de multiples bonus ont été éparpillés un peu partout : bonus de temps ou multiplicateur de points : tout est bon pour que vous explosiez vos records.Prise en main immédiate et pilotage technique Comme pour les productions précédentes de Rainbow, ce nouveau Splashdown bénéficie d’une jouabilité aux petits oignons, c’est-à-dire simple d’accès et technique à la fois. Comme à l’accoutumée, avant de vous lancer corps et âme dans le mode carrière, un passage par le mode entraînement s’impose afin de connaître sur le bout des doigts toutes les subtilités que nous propose ce second volet. Vous constaterez bien assez vite qu’il s’agit d’un passage indispensable. Si accélérer, freiner, sont des actions tombant sous le sens, il existe cependant beaucoup d’autres possibilités. Par exemple, prendre les bouées dans le bon sens peut paraître enfantin et pourtant il existe une technique bien précise pour les prendre à la perfection, de même pour les virages très serrés. Aussi pour faire face aux obstacles jonchant parfois le parcours, voire pour profiter des raccourcis dissimulés ça et là, il existe deux techniques. Tout d’abord celle qui consiste à submerger votre sea-doo pour passer au dessous de l’obstacle ou encore celle qui consiste en un plongeon suivi rapidement d’une pression sur la touche haut afin de donner à votre bolide une impulsion et pouvoir ainsi franchir par dessus ce qui gêne votre progression. Enfin le pilotage est rendu plus technique par la présence de … vagues ! Hé oui, l’un des principaux défauts du premier Splashdown est ici corrigé. Ouf !!! Même si chaque parcours n’en comporte pas forcément (ou alors sur une portion limitée), leur présence se fait ici ressentir et peut provoquer une perte de quelques secondes si celles-ci sont mal appréhendées. Cependant, soyons réaliste : on reste encore très loin d’un Wave Race question sensation, mais l’amélioration méritait d’être saluée.Nouveau système de Tricks En plus de ces améliorations, ce nouveau volet fait aussi la part belle aux tricks, comprenez figures. Ces derniers se divisent principalement en deux catégories distinctes : les figures indépendantes de votre engin (seul le pilote bouge) et celles basées sur votre sea-doo (le bolide accompagne le pilote). Le nombre de tricks est plus que conséquent d’autant plus qu’il est possible de les combiner entre eux. Il existe en fait trois niveaux de difficulté : les figures toutes simples ne demandant qu’une seule pression sur une des touches de la tranche (accompagnée bien évidemment d’une direction, de laquelle dépend la nature du trick) auxquelles vous pouvez ajouter deux autres paliers de difficulté (par exemple : L1+gauche+haut-bas+gauche-droite). En plus de vous ramener des points bien utiles pour débloquer les nombreux éléments (nous y reviendrons), vos figures remplissent votre « performance meter » qui comprend trois degrés (pour les trois types de figures, précédemment expliqués). A la manière d’un SSX, votre performance meter vous octroie un boost de plus en plus puissant selon le degré atteint. En mode pro ou all-star, il est indispensable de remplir au maximum votre jauge sous peine d’éprouver des difficultés pour gagner. Complexe en apparence, le système de figures bénéficie d’excellents trainings, histoire de vous familiariser au mieux avec les tricks.Une durée de vie exemplaire Passé le cap du mode entraînement, un très long mode carrière vous attend. En fait, les différentes épreuves ne sont pas très longues, mais il vous faudra les faire plusieurs fois afin de débloquer les (très) nombreux éléments comme de nouvelles tenues pour vos riders, de nouveaux pilotes, des arènes, des vidéos, des modes de jeu … Il existe réellement beaucoup de choses à débloquer. Pour se faire, il vous faut participer aux différents championnats mis à votre disposition. Etrangement, il n’existe que deux compétitions différentes : le championnat indoor (12 circuits maximum) et le championnat outdoor basé sur les courses à thème (soit 8 circuits). Pour compenser cette relative faiblesse, les développeurs ont intégré trois niveaux de difficulté différents : amateur, pro et all-star. Selon le niveau, le nombre de circuits est différent. Votre but est bien évidemment de remporter la victoire, d’une part pour empocher de précieux points au classement mais aussi et surtout pour gagner de nombreux points pour, plus tard, acheter des objets etc. Ce nombre varie selon votre place mais aussi selon les figures réalisées (si vous ne faites que des figures de niveau 1, vous en aurez beaucoup moins) et vos performances durant la course (meilleur temps pour un tour, pour les trois tours). Le mode carrière se finit donc assez vite et devoir le refaire plusieurs fois peut s’avérer lassant sur le long terme. Pour essayer de briser toute monotonie, les développeurs ont intégré une dizaine de pilotes différents aux caractéristiques bien définies : accélération, vitesse, figures, maniement : à vous de faire le meilleur choix pour remporter la course. Au départ seuls quatre pilotes sont disponibles (sur la dizaine que contient le jeu), pour jouer avec les autres, il vous faudra les débloquer. Vous constaterez alors que certains de vos riders sont assez spéciaux (un homme préhistorique avec un bolide en pierre…)
Heureusement, il existe en plus de la carrière d’autres modes de jeu, histoire de varier les plaisirs. On retrouve bien sûr le mode multijoueur (il ne s’agit en fait que de versus), le contre-la-montre pour exploser vos records, le mode arène pour les figures et enfin le mode freestyle histoire de parcourir les différentes courses tranquillement. D’une manière générale, on se retrouve donc avec un contenu certes classique mais au final efficace puisqu’il vous garantit de très nombreuses heures de plaisir.Réalisation satisfaisante Techniquement le jeu est également une réussite. Les environnements rivalisent de beauté, sont très riches en détails et surtout hauts en couleurs. Le choix de la représentation cartoon pouvait sembler étrange au départ mais force est de constater que les développeurs ont merveilleusement su remporter leur pari. Cette originalité permet à Splashdown 2 de se démarquer des autres jeux de courses et surtout d’éviter l’écueil de la simple suite sans nouveautés. Les environnements indoor ou encore les arènes sont un peu plus dépouillés mais restent néanmoins très beaux. La modélisation de l’eau est encore une fois magnifique. Il suffit de voir les reflets du décor à la surface des différents bassins pour être convaincu des incroyables possibilités du moteur graphique. Les pilotes et les différents sea-doo sont également modélisés de manière convaincante.
L’ambiance sonore est, elle, un peu plus contrastée. Si les musiques sont globalement très bonnes et nous plongent directement dans l’ambiance survoltée de la course, les bruitages se font un peu plus discrets et les voix des pilotes se révèlent à la longue très énervantes.
L’animation reste globalement très fluide, bien qu’il ne s’agisse que d’un 30 images par seconde. Le jeu affiche des décors à perte de vue sans que cela ne se répercute sur le framerate. Les mouvements des différentes figures (bien que certains soient irréalistes) sont bien décomposés. Bref, Splashdown 2 sent le travail bien fait et ceci dans tous les domaines.Les choses qui fâchent Cependant, aussi bon soit-il, ce deuxième volet comporte son lot de défauts à commencer par les modes multijoueurs complètement bâclés. Première chose qui fâche, le jeu n’est jouable qu’à deux et non 4 (comme dans les ATV du même développeur par exemple). De plus, les circuits extérieurs ne sont pas disponibles dans ce mode : il faut donc se contenter des 12 courses indoor. Quand on sait que l’un des principaux atouts de ce nouveau volet est ses courses à thème, on peut s’interroger sur leur absence dans le mode versus. Ensuite, les collisions avec vos adversaires sont très très mal gérées. Si par malheur vous venez à toucher l’un des participants, votre bolide deviendra alors incontrôlable et la collision se résumera au final à la perte de précieuses secondes puisque vous foncerez sans rien pouvoir y faire dans le décor. Rageant et très énervant !
Enfin au chapitre des regrets, on peut citer l’absence d’un mode online pourtant présent dans ATV 2 qui aurait su trouver sans nul doute de nombreux adeptes de par le monde. On peut également regretter l’extrême classicisme du mode carrière très loin d’innover ou encore l’impossibilité de faire évoluer les caractéristiques de son pilote (ce qui a pour conséquence le fait que l’on prenne toujours ou presque le même puisque la plupart ne sont vraiment pas terribles).

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test écrit par Olivier


  • 8 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 7 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Malgré ce dernier paragraphe, Splashdown 2 est un excellent jeu. Loin de se reposer sur ses lauriers, Rainbow Studio a su remettre en cause l’un de ses jeux fétiches au risque de déplaire aux fans de la première heure. Il en résulte un jeu très complet, aux graphismes magnifiques et au gameplay à la fois simple et technique et surtout corrigeant quelques défauts de son glorieux aîné. Bien qu’il s’agisse du meilleur représentant du genre sur PS2, Splashdown 2 reste tout de même inférieur à la référence du genre qui est Wave Race.

- / 10

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Splashdown 2 : Rides Gone Wild

Splashdown 2 : Rides Gone Wild

7.5 / 10
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