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Test de jeu / PS2 / Shadow Hearts
Shadow Hearts

Shadow Hearts

publié le 12 avril 2003
  • 03/05/2002
  • 12/12/2001

Rappeler vous de Koudelka, un jeu qui avait amené le gothic horror sur console PSX, et bien, on pourrait dire que sa « suite » reprend le flambeau sur PS2. Je détaillerais pourquoi je dis « suite » plus tard, mais intéressons-nous tous d’abord à Shadow Hearts lui même. Mettons-nous dans l'ambiance ...De ce point de vue là, pas de problème, l’introduction nous y plonge tout de suite. L’histoire commence en 1913, dans un train reliant Changchung à Dairen sous un ciel étoilé. On apprend à travers un article de journal qu’un prêtre anglais a été assassiné de manière inhumaine à Rouen le mois dernier. Sa fille unique, en voyage avec lui, a disparu depuis cet horrible crime. On la retrouve dans ce train, escortée par l’armée japonaise, elle semble triste et apeurée par quelque chose ou peut être quelqu’un ? C’est à ce moment que l’on voit un homme en tête de train, cet homme, qui passe devant un vagabond, est très élégant dans un costume noir et semble se diriger vers le wagon gardé par l’armée japonaise.

Quand ce personnage mystérieux arrive devant les premiers gardes, le ton est donné, on voit les gardes tombés dans une mare de sang et cet homme ne fait pas le moindre geste ! Il pénètre dans le wagon où se trouve la jeune fille, les gardes essaient de l’arrêter mais une ombre le protége des tirs et tue les gardes en quelques secondes. A ce moment la jeune fille reconnaît l’homme qui a assassiné son père et est terrifiée, mais un autre homme surgit, c’est le vagabond qui se trouvait en tête de train. L’ombre se jette sur lui, elle lui coupe le bras, mais elle est stoppée d’une main par cette armoire à glace. L’ombre est en fait un démon que cet inconnu tue d’une seule main. Il récupère son bras à terre et se le recolle comme on se recolle souvent les membres. Il a peine fini qu’il se fait projeter 2 wagons plus loin par un battement de cils de l’homme en noir. C’est à ce moment que l’on prend le contrôle du vagabond. Un aspect technique moyen pour un contenu plutôt original Les premiers écrans du jeu nous montrent que le jeu est réalisé comme la série des FF sur Playstation, c’est à dire des personnages en 3D sur des images fixes de décors en 2D. La bande son n’a rien d’inoubliable, las animations sont plutôt bonnes, mais il est clair que ce jeu n’a rien d’exceptionnel au niveau technique. Dommage que les capacités de la PS2 ne soient pas mieux exploitées, surtout quand on compare à FFX. Sauf peut être des cinématiques très bonnes qui en plus d’être très belles, sont impressionnantes au niveau de l’intensité (il n’y a qu’à voir l’introduction).Au niveau du gameplay, on a le droit a de bonnes surprises, car les développeurs proposent un système de combats qui sort de l’ordinaire, ce système est basé autour de l’anneau du jugement. C’est un disque ou sont reportés vos chances de réussir une action, vous l’utiliserez pour toutes vos actions (ouvrir des portes,…) et aussi lors des combats. Pour réussir une action à l’aide de l’anneau, vous devez appuyer quand le curseur passe sur les zones en surbrillance du disque. Ce système a pour intérêt de demander une concentration constante pour gagner ses combats et réussir les différentes actions. La concentration durant les combats devra être de mise aussi pour surveiller les points de vie, de magie et surtout les points d’équilibre mental, ces derniers permettent de garder le contrôle de vos personnages qui deviennent fous dans le cas contraire (ils donnent des objets à l’ennemi et passent à tabac vos persos souvent !!!!). Il y a aussi le niveau de malveillance du héros, les petites icônes montrant les différentes émotions des personnages (amour, surprise, sueurs froides, …), etc… enfin pas mal de choses bien pensées qui méritent selon moi d’être soulignées. Mais notons aussi que le système du tour par tour est présent durant les combats et que ce jeu s’inspire assez de la série des FF. Un bon casting Du côté des personnages, le casting est plutôt bien fait, le héros Yuri est une armoire à glace coiffé comme l’as de pic et habillé comme un rebelle. Ses expressions confirment cette impression avec des « papy », « frangine », c’est un homme qui n’aime pas se prendre la tête, et qui n’a peur de rien. L’héroïne du jeu, Alice, vient d’un milieu bourgeois, fille d’un prêtre( ça paraît bizarre, non ?), elle connaît la politesse avec des « s’il vous plait » et autre. Elle se préocupe des autres comme d’elle même, elles est généreuse et courageuse. Ensuite on en vient aux héros secondaires : l’espionne, le vampire venus de l’Est, le vieux sage qui connaît tout et l’adolescent qui a des pouvoirs mysterieux. En bref, les personnages sont assez attachants et ils ne sont pas torturés mentalement. Chaque personnage possède aussi des capacités qui lui sont propres, par exemple Yuri possède le pouvoir de fusionner avec les monstres qu’il a battu auparavant. Alice connaît la magie blanche et développera ses donts au cours du jeu. L’espionne a la possibilité d’appeler à la rescousse à l’aide de son portable en plein combat !!! Bref, les personnages sont plutôt attachants et sont vraiment tous particuliers, même si on retrouve certains stéréotypes (le vieux sage …), ils ont chacun leurs caractères et se distinguent des autres jeux du même genre. Vive le Saké pour programmer !!! Oui, Messieurs les développeurs, où est votre secret ??? A la vue de la plupart des monstres, on se demande quelles substances illicites vous absorbez ? Bon passons les monstres normaux du type araignées, chats sauvages, chien de l’enfer et intéressons-nous aux chiens en équilibre sur leurs museaux qui n’est autre qu’un bras, au monstre qui ressemble à un lampadaire avec des ailes, et surtout … au monstre qui a un bout de peau immense qui dépasse et qui fait étrangement penser à une … enfin bref, en plus il tape les persos avec … manquerait plus qu’il asperge d’une substance les personnages avec… Je sais, faut pas avoir l’esprit mal placé, mais faut peut être regardé un peu ce que tu crées toi qui n’arrête pas de fumer et de programmer… La traduction française n’est pas géniale non plus, il y a quelques rares moments ou on ne comprend pas forcément ce que veulent dire les personnages, mais c’est très rare, le reste du temps, même l’argot est bien retranscris. Au niveau de l’histoire, ça mêle politique, science fiction et aussi une histoire qui s’est déjà déroulée sur Playstation, celle de Koudelka ! On ne dira pas suite dans le sens où les personnages principaux n’ont aucun lien avec les précédents et aussi parce que la menace dans les 2 jeux ne sont pas les mêmes. Mais on retrouvera des clins d’oeil puisque l’on croisera furtivement Koudelka elle-même et d’autres choses encore. En bref, l’histoire est interressante, plutôt bien pensée et dégage un petit air de nostalgie…

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test écrit par Joffrey


  • 4 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 6 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

En conclusion, ce jeu est loin d’être inoubliable par son côté technique, le déroulement du jeu est assez linéaire, avec quand même quelques coups de théâtre inattendus, mais rien de bien transcendant. On pourrait même croire au premier abord que c’est une repompe de Final Fantasy tout simplement. Mais il tire quand même son épingle du jeu par son humour, ses nouveautés (l’anneau du jugement,…) et montre aux développeurs qui dormaient sur leurs lauriers qu’on peut encore innover en matière de RPG.

- / 10

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Shadow Hearts

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6 / 10
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