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Sega SuperStars

Sega SuperStars

publié le 13 novembre 2004
  • 10/2004
  • 2004

Depuis de nombreuses années, Sega a toujours su séduire les joueurs en exploitant parfaitement de nombreuses licences très appréciées des joueurs : Sonic, Virtua Fighter, Monkey Ball, Samba De Amigo, Puyo Pop Fever, autant de noms qui réveillent en chacun de très agréables souvenirs. L’annonce d’un jeu Eye Toy regroupant les plus grands jeux de la firme au hérisson bleu ne pouvait laisser personne indifférent. Cependant, le résultat est-il à la hauteur de nos espérances ?

Disponible depuis plus d’un an, l’Eye Toy a été dans sa première année d’existence une « exclusivité » Sony qui a été le seul à proposer des jeux tirant partie de la petite caméra avec Eye Toy Play et Groove. Devant le succès des deux titres, d’autres éditeurs se sont peu à peu attardés sur cet accessoire révolutionnaire et ont proposé, souvent sous la forme de bonus, leurs propres mini-jeux, jusqu’à cette fin d’année où Konami et Sega, deux éditeurs majeurs, y sont allés de leur propre compilation de mini-jeux. En attendant de connaître très prochainement la valeur du titre de Konami, attardons nous aujourd’hui sur Sega Superstars qui regroupe le meilleur de la firme au hérisson bleu.

Comme dans Eye Toy Play, Sega Superstars regroupe 12 mini-jeux qui exploitent chacun une licence phare de l’éditeur. Après avoir lancé le jeu, on s’attarde quelques minutes dans les options pour configurer au mieux la petite caméra. Un problème de luminosité trop forte ou faible, et c’est toute la précision du jeu qui part en fumée. Avant chaque partie, assurez-vous de jouer dans des conditions optimales pour profiter au mieux du jeu.

Le menu principal ne s’embarrasse pas d’options inutiles et c’est tout naturellement que l’on se dirige vers les mini-jeux offerts, impatients de découvrir comment les développeurs auront transposé leurs plus grands jeux. Pour les besoins de ce test, nous détaillerons, un par un, chaque mini-jeu en essayant de leur attribuer une note de fun.

Samba De Amigo : 5/5
Apparu sur Dreamcast, ce jeu musical est l’un des plus funs de Sega Superstars. Le principe du jeu est très simple, il faut aider Amigo, un singe adepte de maracas, à suivre le rythme des chansons proposées. Après avoir sélectionné le titre sur lequel on veut jouer (parmi une sélection assez riche comprenant Livin’ La Vida Loca, La Bamba...), on se trouve projeté sur le devant de la scène. Le gameplay du jeu est enfantin : du centre de l’écran surgissent (en fonction du rythme de la chanson et du niveau de difficulté) des balles Beat qu’il faut frapper au moment ou elles passent devant un bouton Beat. C’est un véritable travail de contorsionniste qui vous attend avec des chorégraphies très épuisantes. En cours de partie, et sans doute histoire de souffler un peu, il est parfois demandé de prendre la pose en reproduisant un geste bien particulier. Plutôt riche avec un nombre de chansons fort appréciables et très précis, Samba De Amigo est un incontestable concentré de fun !

Sonic : 4/5
Si depuis l’ère Dreamcast, le hérisson bleu supersonique a connu les joies de la 3D et des niveaux ouverts qui vont avec, cette transposition Eye Toy s’attarde sur les épisodes 8 et 16 bits, et notamment les niveaux bonus en forme de tunnels dans lesquels on devait récolter rings et émeraudes. Le principe est très simple : Sonic dévale à toute vitesse à l’intérieur d’un gigantesque tube et il faut le guider avec les bras pour récolter le maximum de rings, collecter les 7 émeraudes et surtout éviter les pièges, qui ont tendance à se multiplier à mesure que l’on approche de la fin. Le jeu n’est pas très difficile en soi, même si la vitesse a tendance à rendre les gestes imprécis et du coup à faire chuter le plaisir de jeu.

Virtua Fighter : 5/5
Série rivale des Tekken de Namco, Virtua Fighter fait une apparition très remarquée dans Sega Superstars. N’y allons pas par quatre chemins, ce jeu de combat Eye Toy surprend par le fun qu’il dégage et la technique de son gameplay. Après avoir pris la pose adéquate (qui est de se mettre de profil), c’est à une série de combats que l’on doit se livrer, chacun mettant en scène un personnage phare de la licence VF. Contrairement au jeu de boxe du premier Eye Toy Play, il ne faut pas taper quand on le souhaite, mais plutôt quand une cible apparaît sur l’adversaire. C’est à cette seule condition que l’on fait le maximum de dégâts. Bien sûr si un coup fait mouche du premier coup, une nouvelle cible apparaît et ainsi de suite permettant de faire de terribles enchaînements. Cependant, l’adversaire n’est pas là pour faire de la figuration et essayera de vous frapper à de nombreuses reprises. Essayez d’esquiver ses coups en plaçant vos bras à l’endroit indiqué.

Super Monkey Ball : 4/5
Cette série est apparue sur Gamecube où elle se décline en deux épisodes (une édition Deluxe est prévue pour le début de l’année prochaine sur PS2). Le principe est très simple : il faut guider un singe enfermé dans une bulle jusqu’à la fin du niveau, en ramassant si possible un maximum de bananes et ce dans la limite de temps imparti. Cette déclinaison Eye Toy reprend les éléments principaux du gameplay traditionnel : il faut toujours amener Aiai à bon port en récoltant le plus de bananes mais cette fois on contrôle le personnage avec les bras. Aller tout droit, tourner à gauche ou droite et s’arrêter devient un exercice de style qu’il n’est pas évident de réaliser au début mais qui avec de l’habitude deviendra instinctif. La seule chose que l’on peut regretter est la taille minuscule de la fenêtre de commandes, ce qui fait que l’on a parfois tendance à poser nos mains à côté de l’endroit prévu.

Crazy Taxi : 2/5 Sans doute le jeu le plus difficile à transposer en mini-jeu Eye Toy, Crazy Taxi est le moins fun et le moins réussi des 12 jeux offerts. On y incarne ici un passager qui doit attirer l’attention d’un taxi. Pour se faire, il faut gesticuler dans tous les sens pour espérer que le chauffeur nous aperçoit et daigne bien vouloir s’arrêter. Finalement, l’impression laissée par le jeu est plutôt mitigée. On a plus l’impression que l’arrêt d’un chauffeur se fait de manière aléatoire, tant le résultat est parfois surprenant (on se démène comme un fou sans le moindre résultat, à contrario, en jouant la sobriété, les résultats sont là). Heureusement pour nous, Crazy Taxi est le seul véritable faux pas de Sega Superstars.

House of the Dead : 3/5
Le jeu de shoot made in Sega donne ici naissance à un mini-jeu agréable à jouer mais qui laisse un arrière-goût de déjà-vu voire de déjà-joué. En effet, le but du jeu est très proche du jeu Kung Foo d’Eye Toy Play. Le joueur est au centre de l’écran et apparaissent sur les côtés de nombreux zombis qu’il faut frapper, si possible le plus vite possible pour gagner plus de points. Certains, plus résistants, demandent à être frappés à plusieurs reprises avant de disparaître. Attention à ne pas frapper les jolies demoiselles en détresse, sous peine de vous faire gifler ! Enfin, la fin du niveau est marquée par la présence d’un boss qu’il faut frapper quand une cible verte apparaît, c’est la seule chance pour vous de faire mouche. Très précis mais sans originalité, House of the Dead réserve quand même quelques bons moments.

Space Channel 5 : 4/5
Apparue sur Dreamcast puis PS2, Space Channel 5 est un jeu de danse mettant en scène la très sexy Ulala, un reporter intergalactique. Le principe du jeu est simple et très proche de Boogie Down, vu dans le premier Eye Toy Play : il faut reproduire une chorégraphie en frappant en rythme les bons boutons. Là aussi, Space Channel surprend par sa grande précision et aussi le rythme effréné de ses chorégraphies qui font que l’on est le plus souvent épuisé en fin de partie.

Chuchu Rocket : 5/5
La aussi il s’agit de l’adaptation d’un jeu Dreamcast. Le principe fait irrémédiablement penser aux Lemmings. Des tonnes de Chuchus débarquent d’un point précis de la carte (qui ressemble à un labyrinthe) et il faut les ramener sains et saufs à leur fusée. Malheureusement, le passage n’est pas sans embûches et il faudra activer certains mécanismes pour que des passerelles apparaissent et permettent ainsi aux chuchus de franchir sans danger les précipices. Pour corser le tout, ces adorables créatures sont poursuivis par des Kapukapu. Ces derniers savent sauter au dessus des ravins, il faut donc les laisser franchir une passerelle et les lâcher au dessus du trou pour les éliminer. Si le mode Facile est une promenade de santé avec deux passerelles à gérer, les autres modes réservent un challenge des plus stressants mais aussi et surtout très fun.

Billy Hatcher : 4/5
Bily Hatchet est un jeu de plate-forme sorti sur Gamecube l’année dernière dans lequel le héros pousse d’immenses œufs pour progresser. Cette version Eye Toy ne trahit pas son homologue GC et il faudra aider Billy à pousser son œuf pour atteindre la sortie. Bien évidemment, le challenge est compliqué par la présence d’ennemis qu’il faut absolument écrabouiller pour ouvrir le passage. Le gameplay se veut original : deux mains géantes apparaissent au centre de l’écran, mains qui sont nécessaires pour déplacer le héros : si on touche les deux en même temps, Billy avance tout droit, alors qu’une seule main touchée le fait tourner soit à gauche, soit à droite, selon la main choisie. La jouabilité est assez crispante au départ puis avec de l’habitude, on contrôle Billy aisément pour le mener à la victoire.

Virtua Striker : 3/5 Le jeu de foot arcade de Sega a bien entendu droit à son adaptation Eye Toy. Malheureusement, cette déclinaison n’est pas à la hauteur de nos espérances. On cherche même en quoi ce jeu fait référence au foot, si on exclut le ballon, bien entendu. Le joueur se tient de profil sur le côté gauche de l’écran et doit envoyer des ballons qui lui tombent sur la tête sur les cibles positionnées sur la droite. Selon la taille de la cible, le nombre de points gagnés diffère, il faut donc viser en priorité les cibles petites, mais qui rapportent beaucoup plus. Fun, Virtua Striker l’est assurément, mais on aurait pu espérer un gameplay un peu plus évolué.

Puyo Pop Fever : 5/5
Attention, crises de fous rires garanties ! Le principe de ce mini-jeu est enfantin : des tonnes de Puyo dévalent sur le joueur et c’est lui qui doit les amener dans le plateau adéquat. Les Puyo sont de quatre couleurs différentes et il faut utiliser les bras, la tête, les épaules pour en amener le plus possible dans le bon plateau. La difficulté réside avant tout dans les changements incessants de couleur mais aussi et surtout dans la présence de bombes qu’il faut empêcher d’exploser dans les plateaux, sous peine de voir le nombre de Puyo récoltés descendre en flèche.

Nights : 4/5
C’est sur Saturn, la concurrente de la première Playstation, que l’on a pu découvrir Nights, créé par la célèbre Sonic Team. En attendant une suite, qui on l’espère verra le jour, les fans de Nights seront heureux de retrouver le titre dans cette compilation. Le joueur est projeté dans un immense niveau et doit aider Nights à récupérer des Blue Crystals, le tout en temps limité (traverser des anneaux permet de gagner quelques secondes). Dans le fond, la jouabilité est un peu similaire à celle de Monkey Ball. Le joueur est prisonnier dans une petite fenêtre et ses gestes permettent au héros de tourner, prendre de l’altitude ou en perdre. Comme pour Monkey Ball, la jouabilité complexe requiert un peu d’habitude avant d’être totalement maîtrisée.

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test écrit par Olivier


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 7 / 10

    Durée de vie

7.5 / 10

Verdict

Finalement, cette première incursion dans l’univers Eye Toy de Sega est une franche réussite. Les mini-jeux sont très funs et jouissent en plus d’une réalisation graphique appréciable. Les différents univers sont parfaitement retranscrits et les environnements bien plus complexes que dans les deux Eye Toy Play. L’ambiance sonore fera ressurgir chez beaucoup la fibre nostalgique avec des musiques et des bruitages fidèles aux œuvres originales. Enfin la durée de vie nous laisse sur une impression contrastée : les mini-jeux se jouent avec grand plaisir et le challenge est assez long, chacun des jeux se déclinant en 3 ou 4 modes de difficulté. De plus, les score effectués lors des mini-jeux permettent de gagner des Rings, indispensables pour gâter notre Chao en lui achetant toute sorte d’objets. C’est totalement inutile et pourtant on se surprendra à faire en sorte que son chao soit heureux, en lui fournissant nourriture abondante, caresses et câlins. Ce tableau idyllique est toutefois « gâché » par la non présence de modes multijoueurs, chose complètement incompréhensible pour ce type de jeux. Ainsi, malgré une originalité palpable, Sega Superstars n’est pas le hit que l’on espérait, même s’il reste un excellent jeu.

- / 10

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7.5 / 10
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