
Samurai Jack
publié le 8 juillet 2004- Etat : Disponible
- Développeur :Amaze Entertainment
- Distributeur :Sega
- Thème :Licence audiovisuelle
- Genre :Action
- 09/07/2004
- inconnue
- inconnue
Ce nom vous dit peut-être quelque chose, et pour cause : Samurai Jack est un dessin animé diffusé à la télévision française sur Cartoon Network et ayant également fait une brève apparition sur France 3. Devant le succès rencontré par les aventures du dénommé Jack, une adaptation vidéoludique était naturellement pressentie et c’est Sega qui le premier tenta l’expérience ! Pour un résultat loin d’être convaincant….
Par nature, le produit se destine donc à un jeune public déjà familiarisé à la série TV. De ce côté-là, le jeu remplit son contrat puisque le design des personnages et l’ambiance dégagée par le jeu correspondent parfaitement à l’original, respectant en quelque sorte le contrat passé avec le consommateur. Oui mais voilà, d’emblée, force est de constater que les autres composantes du soft ne suivent pas et se plantent même lamentablement. Le problème est tout d’abord d’ordre visuel. Certes, on reconnaît le héros au premier coup d’œil mais c’est également d’un regard désabusé que l’on découvre l’incroyable pauvreté des textures du jeu. Pas besoin en effet d’être un joueur exigeant pour sanctionner des graphismes qui donnent l’amère impression d’avoir fait contre son gré un retour quelques années en arrière.
Les décors ne sont qu’un amas de textures décuplées à l’infini et formant malheureusement les niveaux dans lequel devra évoluer le joueur. On a beau chercher et attendre en trépignant quelques effets de lumières ou encore quelques nuances dans les couleurs employées, rien ne vient et c’est toujours à cette pale imitation usurpant le nom de cel-shading que nous avons droit. Comble de malheur, le jeu se paye le luxe d’avoir une animation instable occasionnant par moment de bien désagréables saccades et la caméra non dirigeable a la mauvaise manie de se mettre une fois sur deux là où il ne faut pas. Seule la partie sonore vient relever l’aspect technique avec des voix et bruitages de très bonnes factures ternie cependant par des musiques qu’on oublie aussitôt écoutées.
La descente progressive vers l’oubli continue quand on découvre que les niveaux s’enchaînent en conservant comme point commun de ne présenter aucun rebondissement notable susceptible de sauver le joueur aguerri d’une profonde léthargie. En effet, aucune mise en scène n’a été insérée et le jeu se résume tristement à une succession d’objectifs tous moins passionnants les uns que les autres et d’un classicisme effarant. Après quelques dizaines de minutes de jeu, on commence à en avoir marre de taper sur des ennemis qui donnent une clé qui permet de sauver un compatriote emprisonné et de se diriger vers la zone suivante où le même challenge nous attend. D’ailleurs, en parlant de challenge, il n’y en a pour ainsi dire quasiment pas tant le jeu ne propose aucune difficulté : il suffit d’aller tout droit et de taper les monstres sur notre chemin qui restent à de rares exceptions inertes quoique l’on fasse et ne parviennent à aucun moment à donner une impression de danger au joueur blasé. Les 24 niveaux du jeu s’enchaînent avec la même facilité mais on remarque tout de même que les derniers niveaux sont bien plus intéressants à jouer que les premiers. Un bon point donc.
Cependant, tel un rayon de soleil venant éclaircir un paysage désolé, il y a un autre aspect positif dans Samurai Jack le sauvant du statut de navet indéfendable : la variété des attaques dont est pourvu le très polygonal Jack. Ce dernier peut non seulement se battre à grands coups de sabre mais également utiliser un arc pour atteindre des cibles à longue distance ou encore des shurikens. Les bonnes idées ne s’arrêtent pas là puisque Jack peut ramasser des parchemins en cours de partie contenant des techniques secrètes réalisables en faisant des combinaisons de touche et pimentant l’espace de quelques instants le jeu. Autre ajout sympathique, la possibilité de ralentir le temps l’espace de quelques instants afin de pouvoir plus facilement anéantir l’ennemi. Globalement, la jouabilité est très satisfaisante et c’est vraiment dommage qu’il soit si peu mis à contribution. La faute en incombe à un rythme de jeu trop bancal et à des ennemis trop laxistes qui ne poussent à aucun moment le joueur à utiliser la variété du gameplay. Néanmoins, elle a le mérite d’exister et il fallait le souligner.
Verdict
Bref, vous l’aurez compris, ce jeu est donc déconseillé à toute personne recherchant un jeu avec un minimum de qualité, tant au niveau des graphismes (absolument désastreux) que de l’intérêt. Malgré un gameplay réussi mais mal utilisé, on ne pourra s’empêcher de penser qu’il existe suffisamment de bons jeux de plateformes sur Playstation 2 pour que chacun puisse s’octroyer le droit de zapper ce genre de softs définitivement trop fades et développés à la va-vite. Néanmoins, la simplicité d’accès du jeu et son déroulement ultra-classique pourraient tout à fait convenir aux enfants de bas age dépourvus de vision critique dans leur approche du jeu vidéo et désirant faire leurs premiers pas dans cet univers. Etant donné qu’il n’y a que très peu de chances que vous apparteniez à cette catégorie, on vous recommandera donc pour la plupart de passer votre chemin et d’économiser vos sous en attendant l’arrivée de jeux plus aux normes de ce qu’il se fait actuellement sur PS2.

A partir de 9.9 €
Graphismes
Jouabilité
Son
Durée de vie