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Riding Spirits II

Riding Spirits II

publié le 28 avril 2004
  • 21/05/2004
  • inconnue

Annoncé comme le Gran Turismo des deux-roues, Riding Spirit premier du nom avait été une énorme déception pour les fans de motos ou tout simplement de jeux de course. Deux ans plus tard, le titre de Spike nous revient plus en forme que jamais. Certes la technique est toujours aussi dépassée mais le plaisir de jouer répond, lui, bel et bien présent !

On ne peut pas dire que les mordus de deux roues soient gâtés sur PS2 puisqu’en dehors de la série Moto GP, loin de faire l’unanimité, le choix est des plus restreint. Avec Riding Spirit, nous étions en droit de nous attendre au jeu ultime de simulation de deux roues. Peine perdue, le jeu était une énorme déception. Si la réalisation graphique et sonore, totalement dépassée, était facilement pardonnable, le côté élitiste et trop rigide du gameplay a fait de Riding Spirit un jeu au potentiel énorme une nouvelle fois gâché par un choix discutable des développeurs. Histoire, sans doute de se faire pardonner, Spike s’est très vite remis au boulot pour nous offrir enfin LE jeu indispensable de motos. Autant ne pas faire durer le suspense plus longtemps, même s’il reste discutable en de nombreux points, Riding Spirit II fait bien mieux que son grand frère et peut se targuer d’être le meilleur représentant du genre sur PS2. Rien que ça !Le GT des deux-roues ? La principale chose qui nous interpelle lorsque l’on joue à RS II pour la première fois est son étrange ressemblance avec le titre de Polyphony. Les développeurs nous annonçaient le GT des motos et force est de constater que l’habillage, totalement repompé sur la série phare de Sony, nous donne l’illusion d’être en présence du dernier-né des GT. Tous les éléments caractéristiques de la série y sont ! L’interface des menus est épurée, le mode arcade est présent, le mode carrière aussi. Pour les collectionneurs, il sera possible de conserver vos montures dans votre prestigieux garage et pourquoi pas de les chevaucher pour un tour de piste chronométré afin de comparer les performances de vos bolides. Petite différence néanmoins, et ceci est en partie dû à la discipline, vous pourrez également « collectionner » les casques et les tenues vestimentaires (chose qui n’avait pas sa place dans un GT). Enfin, si un modèle n’est selon vous pas assez performant ou totalement dépassé, libre à vous de le revendre, histoire de gagner quelques deniers supplémentaires. Ce n’est pas tout puisque la progression dans le jeu s’inspire fortement du chef d’œuvre de Sony…Une carrière longue et difficile Comme annoncé précédemment, le plat de résistance de Riding Spirit II est assez copieux et prend la forme de multiples championnats. Comme dans n’importe quel Gran Turismo, l’accès à une compétition est ouvert à condition bien sur que vous remplissiez quelques contraintes. Il peut ainsi s’agir par exemple de la date de votre monture, de la marque ou encore de sa puissance. Si ce choix sert parfois à rallonger artificiellement la durée de vie, il sert néanmoins à nous faire profiter au maximum des bolides intégrés au jeu. Ces derniers sont plus de 300 et il faut bien l’avouer : conduire une moto de 49 CC n’a aucun intérêt. C’est ainsi qu’en réservant des compétitions à ces bolides spécifiques, le joueur fait à peu près le tour de tous les modèles présents dans le jeu. C’est discutable mais au moins la durée de vie répond présent et le fan pur et dur de motos en a pour son argent ! Cependant, avant de se lancer corps et âme dans la compétition, il serait bon de passer par les épreuves d’entraînement. Si dans le fond, on pourrait les comparer aux permis de Gran Turismo, dans la forme, il en va tout autrement. La progression dans le jeu prend la forme d’un arbre, le joueur commence en classe E et gagner une compétition donne accès à la compétition de la même colonne mais à la classe supérieure ou à une compétition différente de même classe. Pour chaque classe, il correspond un certain nombre d’épreuves d’entraînement qui nous place au centre de situations tantôt faciles, tantôt plus compliquées et ce dans le seul but de nous faire maîtriser notre bolide. Tel un GT, le meilleur temps a battre se décline de trois manières : facile, médium et expert (que l’on pourrait assimiler aux médailles dans GT). Pourtant, à la différence des titres Polyphony, passer par la case apprentissage n’est pas obligatoire. Vous pourrez très bien concourir dans une compétition sans être passé par l’entraînement (même si le début du mode carrière impose quelques épreuves rudimentaires). La progression dans le jeu suit la trace de son modèle. A chaque victoire, le joueur empoche une certaine somme (qui au début est franchement risible, surtout vu le prix de certains modèles de motos) et gagne parfois soit un nouvel engin, soit un casque ou une tenue vestimentaire. Pour remplir les conditions de certaines compétitions, le joueur pourra faire son marché parmi les concessionnaires présents dans le jeu (s’il possède assez de pépettes) ou alors en modifiant sa moto. Comme dans un GT, l’on achète différentes pièces qui amélioreront considérablement notre monture : accélération, freinage, pneus … ainsi que, plus inutiles, la couleur de la moto ou des phares (par exemple). Toutes ses modifications auront des répercussions sur l’accélération, la vitesse de pointe ou encore la poids de votre bolide. Pas d’excuse si vous êtes mauvais !Enfin jouable ! Pour ne rien gâcher, la jouabilité a entièrement été revue depuis Riding Spirit premier du nom. Désormais, le titre est un habile compromis entre arcade et simulation. Le côté élitiste du premier laisse place à un jeu beaucoup plus accessible. Néanmoins, n’allez pas en déduire que le maniement est enfantin, au contraire. Si piloter dans des courbes légères ne recèle aucune difficulté majeure, il faut néanmoins prendre plus de précautions pour les virages plus serrés. Si vous arrivez trop rapidement dans le virage, votre comportement se soldera par une chute. Il en est de même pour une simple touchette avec de l’herbe. Votre bolide perd énormément d’adhérence et la maîtrise en devient plus délicate, se soldant la plupart du temps par une chute là aussi. Au final, tout est une question de dosage. Chaque virage, chaque difficulté s’appréhende d’une façon unique et il faut constamment être sur ses gardes pour ne pas commettre l’erreur de trop. Mieux, chaque moto a un comportement qui lui est propre selon le modèle. Ainsi, maîtriser un circuit ne peut véritablement pas être chose acquise dans ce jeu tant un nouveau modèle remet en cause le moindre de nos repères. Enfin, il reste à souligner la brillante Intelligence Artificielle dont bénéficie le jeu. Contrairement à certains (suivez mon regard), les pilotes adverses de Riding Spirit II sont plus ou moins intelligents. Disons que d’une manière générale, leur comportement s’adapte au votre. Vous chutez, ces derniers feront alors un écart pour vous éviter, il sauront également utiliser l’aspiration pour vous dépasser au moment adéquat, vous les empêchez de vous dépasser et ces derniers ralentiront alors énormément pour ne pas vous toucher et, finalement y laisseront des plumes. Bref, l’IA est véritablement à saluer, tout comme la jouabilité précise, à la fois simple d’accès et technique.Une durée de vie énorme ! Comme nous l’avons vu précédemment le mode carrière occupe une place primordiale dans le jeu et réserve de très nombreuses heures de plaisir. Les compétitions sont nombreuses, plutôt longues et surtout variés. Certes, le nombre de circuits n’est pas très élevé (on n’en compte une bonne dizaine) mais la variété des modèles de motos nous permet de les redécouvrir constamment. Globalement, le mode carrière met en scène des épreuves uniques où la victoire nous octroie un pécule plus ou moins important. Parfois, ce sont à de véritables mini championnats que l’on participe. Plus original, et à l’instar des épreuves de rallye dans GT, on pourra courir sur certains parcours non bouclés telle une étape de rallye ou encore rouler sur de la terre comme dans un jeu de motocross. A coté du mode carrière, on pourra se tirer la bourre sur le mode Arcade, plutôt limité, ou encore se replier sur le mode deux joueurs. Malheureusement, ce dernier est un ratage complet. Premièrement, il nous est imposé des duels (on aurait aimé courir avec le reste de la meute) et en plus il est impossible de changer la vue qui est automatiquement interne… Ca le fait pas trop… Enfin, pour ceux qui auraient fait le tour du mode carrière, les développeurs ont inclus un mode original constitué de 100 « batailles ». Concrètement, le joueur participe à 100 épreuves différentes, à la difficulté variable, et ce afin d’empocher un max de blé (enchaîner les victoires rapportera beaucoup plus comme un combo). Les épreuves sont variées : rattraper un concurrent qui a pris quelques secondes d’avance, battre une équipe sur une course, battre un temps ou gagner un duel… Bref, le menu est des plus copieux et boucler le jeu dans sa totalité peut prendre facilement plusieurs dizaines d’heures.

Seule ombre au tableau : la réalisation… Malheureusement, le constat est loin d’être aussi idyllique pour ce qui est de la réalisation du soft. Comme pour RS premier du nom, cette suite accuse un énorme retard sur le plan technique. La modélisation des circuits est réussie mais le manque de détails assez flagrant. Certes le jeu reste fluide et ne souffre d’aucun clipping, mais au final, les environnements sont bouffés par un aliasing trop présent et des scintillements qui par endroit feraient presque mal aux yeux ! En revanche, et heureusement, la modélisation des bolides est plutôt de bonne facture et c’est un plaisir de contempler nos bécanes parfois si durement gagnées. Enfin soulignons tout de même quelques effets de lumières assez sympathiques et regrettons l’absence de conditions météo (contrairement à Moto GP, il ne pleut jamais…). Enfin la partie sonore est un désastre. Les motos font un bruit de tondeuse en fin de vie, les bruitages sont dans la moyenne mais assez discrets et les musiques plutôt lassantes.

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test écrit par Olivier


  • 6 / 10

    Graphismes

  • 8 / 10

    Jouabilité

  • 5 / 10

    Son

  • 8 / 10

    Durée de vie

7 / 10

Verdict


Au final, Riding Spirit II nous laisse tout de même sur un bonne impression. Le jeu est très complet et contrairement à son aîné, il est jouable et assez long. En revanche, la réalisation est toujours aussi pauvre et nous fera constamment regretter que la PS2 ne soit pas un peu plus poussée que ça. Néanmoins, RSII a corrigé les deux principaux défauts de son frangin et c’est bien là l’essentiel. Cependant, si suite il devrait y avoir, nous serions alors implacable pour ce qui est de la réalisation !

- / 10

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