Vous êtes ici : Accueil » Richard Burns Rally » Test
Test de jeu / PS2 / Richard Burns Rally
Richard Burns Rally

Richard Burns Rally

publié le 9 juillet 2004
  • 09/07/2004
  • inconnue

Le premier Colin McRae Rally avait créé la surprise lors de sa sortie sur PsOne. C’était la première fois qu’un pilote de rallye s’investissait complètement dans le développement d’une simulation de rallye et ce afin d’y apporter le réalisme nécessaire. Aujourd’hui, c’est un ancien collègue du pilote écossais qui bénéficie d’un jeu à son nom : Richard Burns, dont le principal objectif était de donner naissance à la simulation la plus réaliste jamais vue à ce jour. Pari gagné ?

Genre de prédilection sur PS2, la course automobile n’est pas un mois sans accueillir de nouveaux participants. De plus en plus appréciées par leur exotisme et les sensations qu’elles procurent, les simulations de rallye occupent une place de plus en plus importante dans ce créneau dédié aux engins à quatre roues. Si Colin McRae Rally de Codemasters et WRC d’Evoltion Studios représentent ce qui se fait de mieux en la matière, ces deux épouvantails n’en effraient pas pour autant certains éditeurs qui restent bien décidés à profiter de l’engouement suscité par la discipline, quitte à ne rafler que des miettes. Ce mois-ci, c’est SCI qui se lance à son tour dans la compétition, mais non sans argument. Pour son jeu, l’éditeur s’est payé les services d’un ancien pilote de rallye, Richard Burns, champion du monde en 2001, et ce afin de profiter de toute son expérience pour mettre sur pied la simulation la plus réaliste.

Dans son enthousiasme, le joueur impatient ne peut s’empêcher de se lancer immédiatement dans le feu de l’action et c’est tout logiquement que l’on se dirigerait vers une simple spéciale pour se donner un avant-goût de cette nouvelle simulation. C’est ce que j’ai fait et autant vous dire que j’ai très vite déchanté : impossible de se reposer sur l’expérience acquise sur les WRC ou autres Colin McRae, Richard Burns Rally propose une toute autre approche du rallye. Après avoir terminé, avec bien du mal et trois minutes au delà du temps de référence, la première spéciale, un passage à l’école de rallye s’impose. A la manière d’un Gran Turismo et ses permis, l’école de rallye est un excellent outil d’apprentissage où chaque élément de la conduite est parfaitement analysé et expliqué. C’est Richard Burns en personne qui jouera au professeur et donnera de précieux conseils pour améliorer sa conduite. Le premier stage d’apprentissage s’attardera volontiers sur les rudiments de la conduite. On y apprend les manœuvres de base : freinages simples, prises de trajectoires idéales, rapports et vitesses adéquats. Remplir cette première étape de l’école de pilotage, en plus de débloquer les techniques avancées, permettra d’accéder au championnat du monde des rallyes. Bien évidemment, le joueur prudent s’attardera plus volontiers sur l’apprentissage des techniques avancées afin d’être un pilote émérite. Il est vrai qu’apprendre à se servir du frein à main, à déraper, à gérer les suspensions, et ce sur surfaces différents, peut s’avérer utile pour la bonne marche de la compétition.

Cette première approche avec le jeu permet de se familiariser avec la jouabilité « spéciale » du titre. Richard Burns Rally est une simulation et ça se voit ! N’espérez même pas être pied au plancher la majeure partie d’une spéciale sous peine de voir vos rêves de couronne mondiale s’envoler immédiatement. Le pilotage est une science qu’il vous faudra maîtriser pour espérer en tirer quelque chose. Chaque élément de la conduite diffère de ce que l’on a l’habitude de voir : le freinage est délicat et presque inutile, les changements de direction trop brusques se soldent le plus souvent par une sortie de route (le plus souvent, cela nous conduit droit dans le décor : arbres, buissons…) ou par un tête-à-queue. De ce fait, une conduite prudente est conseillée, on apprend, avec de l’habitude et de nombreuses heures de jeu, à maîtriser son bolide : on freine prudemment et en douceur avant chaque virage afin de les prendre correctement, on évite les bas côtés assassins et les pointes de vitesse trop élevées en ligne droite où le moindre nid de poule invisible ou la moindre bosse, même légère, peut conduire droit dans le mur. Finalement, c’est avec beaucoup de patience que l’on peut espérer progresser. A courir les différentes spéciales à de nombreuses reprises, on mémorise les trajets et les pièges et la conduite n’en devient que plus fluide. Malheureusement, ce qu’on attend principalement d’un jeu est une prise en main instantanée et de ce fait, le titre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Pour ceux qui auront le courage et la persévérance, des résultats se feront ressentir au fur et à mesure que les heures passeront, même si l’on peut regretter le choix des vues disponibles, au nombre de trois, et pas toujours placées le plus judicieusement possible.

Pour ce qui est du contenu, Richard Burns Rally mise principalement sur son mode championnat. Après avoir sélectionné sa difficulté et son bolide (qui ne sont que trois au début du jeu), le pilote débutant se trouve projeté dans l’univers impitoyable d’un championnat du monde où en plus de lutter contre le chrono, il devra aussi faire face à treize autres prétendants au titre mondial. Si le championnat est disponible en trois modes de difficulté différents, il sera également possible de configurer les dégâts. En choisissant Aucun, son bolide sera indestructible, que ce soit esthétiquement ou du côté performance, Sans, le comportement du véhicule n’est pas affecté par les sorties de piste, seule la carrosserie rappellera ses précédents exploits, Réduits, en plus des déformations, la voiture peut subir des pannes légères, enfin en Réaliste, le moindre choc est immédiatement sanctionné et la voiture peut subir de lourdes pannes. On choisit donc le niveau de gestion des dégâts selon son habileté à la conduite. Dans un souci de réalisme, il sera possible de faire appel à une assistance extérieure en pleine course, moyennant de précieuses secondes. De même, avec une gestion des dégâts poussées, un grave accident peut entraîner l’hélitreuillage du pilote vers l’hôpital le plus proche, on appréciera ce souci de réalisme… C’est après avoir configuré au mieux les options que l’on peut se lancer corps et âme dans le championnat. Prudemment, on s’avancera vers la reconnaissance, idéale pour se familiariser avec les conditions météo, les pistes et mettre au point les réglages (nombreux et poussés). Le seul souci du jeu, en plus de sa jouabilité spéciale, est son manque de spéciales : 6 pays pour un total de 36 pistes, il faut bien reconnaître que c’est assez léger, surtout quand l’on regarde la richesse d’un titre comme WRC ou dans une moindre mesure Colin McRae. Les autres modes de jeu brillent également par leur nombre assez réduit : un mode challenge, un rallye simple et un mode multijoueur accessible jusqu’à quatre joueurs, en alternance. Mouais…

Enfin la réalisation du titre se révèle satisfaisante sans toutefois faire de l’ombre aux deux ténors de la discipline. Sur le plan graphique, les spéciales sont superbes et riches en détails. La végétation sur les bas côtés est luxuriante et plutôt bien modélisée. On appréciera aussi les animaux qui se sauvent à notre passage ou encore les conditions météorologiques parfaitement retranscrites. Le cachet des six pays (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, France, Finlande et Australie) est parfaitement retranscrit et offre des terrains de jeu variés : terre, graviers, glace, tout y est. La modélisation des véhicules est réussie même si aucune comparaison n’est possible avec celle de WRC ou Colin McRae. Néanmoins, l’essentiel est là, on reconnaît du premier coup d’œil chaque bolide même si certains détails auraient mérité plus d’attention. Les reflets sur la carrosserie en sont un parfait exemple : en course, ces derniers sont irréprochables, à l’arrêt, leur aspect pixellisé déçoit. L’animation n’est pas non plus un modèle du genre : sans souffrir d’énormes ralentissements, le framerate faiblit à de nombreuses reprises sans surcharge graphique.
L’ambiance sonore est de qualité : le copilote remplit parfaitement son rôle avec des explications claires et précises. Les bruits moteurs sont réussis tout comme les bruitages lors des chocs (que l’on aura loisir à entendre de très nombreuses fois). On pourrait regretter cependant l’absence d’ambiance lors des courses : les spectateurs ne sont guère nombreux et il faut bien reconnaître que leur enthousiasme lors de son passage laisse à désirer.
Enfin la durée de vie dépend de la patience du joueur. Les férus d’arcade passeront très vite leur chemin, les accrocs de simulation en auront pour leur argent puisque maîtriser, ne serait-ce que les bases du pilotage requiert déjà de très nombreuses heures de jeu.

Richard Burns Rally - 31 Richard Burns Rally - 11 Richard Burns Rally - 8 Richard Burns Rally - 26 Richard Burns Rally - 18 Richard Burns Rally - 14 Richard Burns Rally - 4 Richard Burns Rally - 2 Richard Burns Rally - 5 Richard Burns Rally - 6 Richard Burns Rally - 3 Richard Burns Rally - 9 Richard Burns Rally - 21



test écrit par Olivier


  • 7 / 10

    Graphismes

  • 6 / 10

    Jouabilité

  • 8 / 10

    Son

  • 6 / 10

    Durée de vie

6 / 10

Verdict

Difficile et pas spécialement fun à jouer, Richard Burns Rally joue la carte de la simulation à fond. De ce fait, le titre de Warthog n’est pas un titre que l’on peut conseiller à tout le monde : son pilotage précis demandant une extrême rigueur réserve le jeu à une certaine élite. C’est dommage, d’autant plus que Richard Burns Rally n’est visuellement pas désagréable à regarder et l’ambiance sonore tient largement la route.

- / 10

Le verdict des lecteurs

Vous avez joué à ce jeu ? Donnez votre avis !

publicité
Infos Jeu
Richard Burns Rally

Richard Burns Rally

6 / 10
  • Version à Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • acheter ce jeu sur gamesofficer A partir de 8.9 €

[médias disponibles]

[articles disponibles]

[note de la rédaction]

Voir toutes les notes